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Masse Monétaire € Septembre 2017 : le RSA repique du nez !
Publié le 28 septembre 2017 à 10 h 28 par Ğaluel

La BCE vient de publier les données concernant la masse monétaire euro. M3 € s’établit à 11 743 milliards d’euros pour 300 millions de citoyens, soit 39 143 € / citoyen.
M1, M2, M3 € Septembre 2017

M1, M2, M3 € Septembre 2017

En comptant les créances et bons du trésor dans la double masse monétaire, nous pouvons calculer les données relativistes correspondantes d’une monnaie libre de mêmes paramètres :

csym = 8 / ev = 10 % / an
M/N = 2 * 11 743 000 / 300 = 78 287 € / citoyen
DU = c*M/N = 7 829 € / an = 652 € / mois / citoyen = 21,75 € / jour / citoyen

Une masse monétaire libre, équivalente en masse et comprenant un même nombre de membres serait donc établie sur le fondement symétrique dans l’espace-temps d’un dividende universel (inconditionnel et cumulable) de même ampleur.

Restez informé ! Vous pouvez participez à l’édition du site et assurer sa publication régulière par des investissements en Ğ1 :

ID : Galuel
pubkey : Ds1z6Wd8hNTexBoo3LVG2oXLZN4dC9ZWxoWwnDbF1NEW

Evolution du RSA Français, non inconditionnel et non cumulable, soumis à la distorsion du « Grand Fossé », depuis l’an 2000 et en % de la double masse monétaire, revalorisé à 545,45 € / mois en Septembre 2017, il repique vers le plus bas historique de tous les temps à 9,20% / an de la double masse monétaire (record : 9,08% / an en Juin 2017) :
RSA / 2M3€ Septembre 2017

RSA / 2M3€ Septembre 2017

Le bilan de la BCE arrose à grandes eaux certains citoyens de la zone € à plus de 29 % / an …

Ceci est le QE même, le « Quantitative Easing », l’émission monétaire qui passe du secteur bancaire privé décentralisé vers la banque centrale, les deux équipes qui se passent la balle de l’émission de cette monnaie non-libre de manière cyclique, sur longue période (relativement à l’espérance de vie humaine).

L’évolution du bilan de la BCE 1999 – 2017 :
Bilan de la BCE, Septembre 2017

Bilan de la BCE, Septembre 2017

Répartition du capital de la BCE inchangé depuis 2014, mais qui devrait bientôt (à échelle 2 ans) subir des changements suite au « Brexit »…
Répartition du capital de la BCE 2014 – 2015

Répartition du capital de la BCE 2014 – 2016
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Masse Monétaire € Août 2017 : le RSA toujours sous les 10%
Publié le 2 septembre 2017 à 11 h 46 par Ğaluel

La BCE vient de publier les données concernant la masse monétaire euro. M3 € s’établit à 11 654 milliards d’euros pour 300 millions de citoyens, soit 38 846 € / citoyen.
Evolution de M1, M2, M3 €

Evolution de M1, M2, M3 €

En comptant les créances et bons du trésor dans la double masse monétaire, nous pouvons calculer les données relativistes correspondantes d’une monnaie libre de mêmes paramètres :

csym = 8 / ev = 10 % / an
M/N = 2 * 11 654 000 / 300 = 77 693 € / citoyen
DU = c*M/N = 7 770 € / an = 647 € / mois / citoyen = 21,58 € / jour / citoyen

Une masse monétaire libre, équivalente en masse et comprenant un même nombre de membres serait donc établie sur le fondement symétrique dans l’espace-temps d’un dividende universel (inconditionnel et cumulable) de même ampleur.

Restez informé ! Vous pouvez participez à l’édition du site et assurer sa publication régulière par des investissements en Ğ1 :

ID : Galuel
pubkey : Ds1z6Wd8hNTexBoo3LVG2oXLZN4dC9ZWxoWwnDbF1NEW

Evolution du RSA Français, non inconditionnel et non cumulable, soumis à la distorsion du « Grand Fossé », depuis l’an 2000 et en % de la double masse monétaire, revalorisé à 545,45 € / mois en Septembre 2017, il remonte au dessus de son plus bas historique de tous les temps à 9,27% / an de la double masse monétaire (record précédent : 9,08% / an en Juin 2017) :
RSA en % de 2*M3 € Août 2017

RSA en % de 2*M3 € Août 2017

Le bilan de la BCE arrose à grandes eaux certains citoyens de la zone € à plus de 29 % / an …

Ceci est le QE même, le « Quantitative Easing », l’émission monétaire qui passe du secteur bancaire privé décentralisé vers la banque centrale, les deux équipes qui se passent la balle de l’émission de cette monnaie non-libre de manière cyclique, sur longue période (relativement à l’espérance de vie humaine).

L’évolution du bilan de la BCE 1999 – 2017 :
Bilan BCE Août 2017

Bilan BCE Août 2017

Répartition du capital de la BCE inchangé depuis 2014, mais qui devrait bientôt (à échelle 2 ans) subir des changements suite au « Brexit »…
Répartition du capital de la BCE 2014 – 2015

Répartition du capital de la BCE 2014 – 2016
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Masse Monétaire € Juillet 2017 : le RSA descendra-t-il sous les 9% ?
Publié le 27 juillet 2017 à 12 h 22 par Ğaluel

La BCE vient de publier les données concernant la masse monétaire euro. M3 € s’établit à 11 650 milliards d’euros pour 300 millions de citoyens, soit 38 833 € / citoyen.
Evolution de M1, M2, M3 €

Evolution de M1, M2, M3 €

En comptant les créances et bons du trésor dans la double masse monétaire, nous pouvons calculer les données relativistes correspondantes d’une monnaie libre de mêmes paramètres :

csym = 8 / ev = 10 % / an
M/N = 2 * 11 650 000 / 300 = 77 667 € / citoyen
DU = c*M/N = 7 767 € / an = 647 € / mois / citoyen = 21,57 € / jour / citoyen

Une masse monétaire libre, équivalente en masse et comprenant un même nombre de membres serait donc établie sur le fondement symétrique dans l’espace-temps d’un dividende universel (inconditionnel et cumulable) de même ampleur.

Restez informé ! Vous pouvez participez à l’édition du site et assurer sa publication régulière par des investissements en Ğ1 :

ID : Galuel
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Evolution du RSA Français, non inconditionnel et non cumulable, soumis à la distorsion du « Grand Fossé », depuis l’an 2000 et en % de la double masse monétaire, revalorisé à 535,17 € / mois en Septembre 2016, il continue d’enfoncer son plus bas historique de tous les temps à 9,08% / an de la double masse monétaire (record précédent : 9,11% / an en Juin 2017) :
Evolution du RSA en % de la double masse monétaire €

Evolution du RSA en % de la double masse monétaire €

Le bilan de la BCE arrose à grandes eaux certains citoyens de la zone € à plus de 29,75 % / an …

Ceci est le QE même, le « Quantitative Easing », l’émission monétaire qui passe du secteur bancaire privé décentralisé vers la banque centrale, les deux équipes qui se passent la balle de l’émission de cette monnaie non-libre de manière cyclique, sur longue période (relativement à l’espérance de vie humaine).

L’évolution du bilan de la BCE 1999 – 2017 :
Bilan de la BCE Juillet 2017

Bilan de la BCE Juillet 2017

Répartition du capital de la BCE inchangé depuis 2014, mais qui devrait bientôt (à échelle 2 ans) subir des changements suite au « Brexit »…
Répartition du capital de la BCE 2014 – 2015

Répartition du capital de la BCE 2014 – 2016
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Thursday, October 12, 2017

In an era of fake “news,” readers are bombarded each day with stories – most of them legitimate, but sometimes totally made up – and fueled by social media. The newsgathering process, the method by which journalists report the news and editors determine the value of stories, has increasingly become a bone of contention.

Readers no longer blindly accept accounts in the morning papers or continuously streamed on Twitter feeds. Sloppy errors, perceived biases, and last year’s presidential election all helped feed into the narrative that the mainstream press is out of touch with everyday Americans. Indeed, the Internet has become both an opportunity for journalists, but increasingly also a challenge.

Newsrooms, from my experience, lack diversity. While diversity in the job market is the aim of all companies, no other industry needs it more than journalism. Newsroom diversity leads to big ideas, better debates, and improved news coverage. The problem? Diversity is often seen as having to do with either race or gender. Are there enough African Americans on staff? Should we hire another woman? These are all questions media companies grapple with behind closed doors every time there’s a job opening.

What employers never lose sleep over (or even talk about) is whether there are enough devout Catholics in their newsroom or if they need to hire a person of faith – any faith – to report on what’s going on in the world and in the community. Believing in God is taboo in the newsroom.

To say there is a religious blind spot in hiring is a gross understatement. But it makes a big difference in the way important issues such as abortion and gay marriage are covered by media outlets such as The New York Times and The Washington Post. Media coverage can sway public opinion and help determine laws and policy. It impacts social mores, and it’s being done largely without people of faith in key positions.

There is no more secular setting than in a newsroom. Liberal bias does exist in the media, but most journalists don’t see it. You can’t see bias when everyone around you thinks and feels the same way.

Take the recent gathering of Polish citizens along their nation’s border. The October 7 event, dubbed “Rosary at the Borders,” was timed to coincide with the Feast of Our Lady of the Rosary and the 1571 Battle of Lepanto between Christian fighters and the Ottoman Empire. It was a solemn and peaceful event, but to many in the media, it automatically qualified as sinister because it featured Catholics and rosaries. Newsweek couldn’t help editorializing in the very title of the story: “Poland Catholics Pray Along Border in Controversial Event Seen as Anti-Muslim.”

A similar initiative by Muslims would never have been described pejoratively. In addition, the video Newsweek embedded was from Good Friday in the Philippines (probably the only recent video pertaining to Catholicism they had available), where Jesus’ final hours are reenacted – complete with men being nailed to the cross – in a practice the Vatican has condemned.

The media covers it because it depicts religious fanaticism, not standard devotion. And Newsweek isn’t alone. The BBC and other news outlets reported that the prayer event as “controversial,” as if it were a simple fact.

We’re used to seeing such bias in the way the media cover events like the annual March for Life, but most of us aren’t alert to how much bias is subtly insinuated into many other “news” stories.

Journalists tend to be white, educated, and living in either New York or Los Angeles, two of the most liberal cities in the country. Most people who are conservative tend to go into the private sector, often volunteering their time or donating money to causes they believe can help others. Liberals enter journalism because it is a profession they value.

Reporters at large metropolitan newspapers often have degrees from the Ivy League – another bastion of liberalism – and want to affect change through critical thinking and writing. Journalism is seen an intellectual endeavor and has gone from a blue-collar to a white-collar profession in the post-Watergate years.

That leaves religious Catholics – and devout believers of any faith – with virtually no voice in today’s newsrooms. That, in of itself, causes bias to seep into news coverage. The ongoing Church sex-abuse scandal, for example, doesn’t get the same treatment it would if it were taking place among rabbis or imams.

For liberal journalists, the Catholic Church is an easy punching bag. The reporting that led to guilty priests being defrocked was solid journalism (if a cause of great embarrassment to me as a Catholic). But the presumption of innocence is never given to Church officials – a presumption often given to police officers or even people accused of murder. The only time the Church gets favorable coverage is when it supports the liberal agenda – witness the positive coverage of the American bishops who defended DACA after President Trump announced he was ending it.

Diversity of thought, in general, would go a long way in improving newsrooms and the stories they produce. But hiring a few journalists who actually know something about religion (one of the central interests of human beings around the world) – perhaps even who are believers themselves – is equally, if not more important, in getting the news straight than are a reporter’s ethnic background or skin color.

Maybe, someday, the mainstream media will wake up to that fact.
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Clemente Lisi, a new contributor to The Catholic Thing, is an Assistant Professor of Journalism at The King’s College in New York City. He has nearly twenty years experience as both a reporter and editor at media institutions such as the New York Post, ABC News, and the New York Daily News.
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Stratégie d’Empire : le modèle moghol

Discuter de l’Empire moghol (et non mongol, donc de celui qui domine l’Inde de 1526 à 1858 enfin réellement jusqu’en 1756…), revient sans doute à discuter d’un anti-modèle si l’on considère les instabilités violentes d’un empereur à un autre ainsi que les changements de configuration de la domination des territoires, de même que les pertes puis les regains de portions importantes des terres, sauf à considérer que l’on a plutôt affaire à une succession d’empires moghols, chacun d’entre eux pouvant être considérés comme un modèle… Toutefois, vu les changement fréquents de stratégie religieuse, notamement sur le plan fiscal, on peut se le demander. Notamment parce que précisément la question des relations entre populations islamisées et populations à autres religions n’a jamais trouvé de solution satisfaisante, à tel point que la fin de l’Empire moghol provient précisément des révoltes permanentes des ensembles non islamiques, ce qui laisse le champ libre aux colonisateurs occidentaux.

Difficile de parler d’organisation politico-juridique continue de l’empire, même s’il est à dominance islamique, l’essentiel de son fonctionnement dans la guerre, la politique, l’administration agraire, la justice criminelle et même civile, reposent sur des notions extra-islamiques, iraniennes, mongoles et hindoues (Marc GABORIEAU, Les oulémas/soufis dans l’Inde moghole : anthropologie historique de religieux musulmans, dans Annales. Economies, sociétés, Civilisations, 1989, n°5, voir également à http://www.persee.fr).

Il faut réellement prendre en compte des fondements politiques, économiques, notamment fiscaux fluctuant suivant les dirigeants successifs de la dynastie. En fait, le rôle des oulémas/soufis, recrutés parmi les classes supérieures musulmanes reste limité : leur fonction étatique se restreint à l’administration des cultes et de ce domaine limité de la justice qui était régi par la Loi islamique. De classe noble, ils s’intéressent peu aux basses castes. Ainsi, nous avons affaire à des types de stratégie d’Empire différents suivant que l’on considère le fondateur BABUR (1526-1530), HUMAYUM (1530-1540 et 1555-1556), AKBAR (1556-1605), JAHANGIR (1605-1627), SHAH JAHAN (1927-1658), AURANGZEB (1658-1707), les autres souverains étant considérés comme régnant dans un Empire entré en décadence et en déclin. Si l’on regarde l’ensemble de l’histoire de l’Empire moghol, on ne peut s’empêcher de penser que s’il se « maintient » ainsi pendant 250 ans environ, c’est surtout à cause de la faiblesse des diverses principautés concurrentes.

BABOUR (1483-1530), d’origine mongole mais turquoise en Asie centrale, appartient à une famille du clan Djagatai. Par son père, BABOUR est un descendant de TAMERLAN, et par sa mère, un descendant lointain de GENGIS KHAN. Le père de BABOUR est à la tête d’une modeste principauté (dans la région de l’Ouzbékistan actuel). Le père comme le fils cherchèrent en vain à se rendre maitre de Samarcande (1494-1500). L’irruption des Ouzbeks chasse BABOUR de son fief. En 1501, il se replie sur Kaboul (Afghanistan) et cherche sans succès à regagner ses possessions perdues (1511-1512). Il renonce alors à cette reconquête et se tourne vers le sud. Il s’empare alors de Kandahar (1522). Deux ans plus tard, il envahit le Pennjad où règne le sultan Ibrahim Lodi et dont la capitale est Delhi.

Depuis le XIe siècle, un sultanat musulman y avait été imposé. A plusieurs reprises, les tentatives de BABOUR de se rendre maitre du sultanat échouent et il doit même retourner défendre Kaboul conte une incursion des Ouzbeks. Mais il s’obstine et, en 1525, dans la plaine de Delhi, à Panipatn grâce à quelques pièces d’artillerie acquise des Ottomans et à sa cavalerie, il parvient, malgré une infériorité numérique considérable, à défaire le sultan Ibrahim Lodi, ses éléphants et ses troupes nombreuses mais sans cohésion. La victoire est totale et le sultan est tué pendant la bataille. Trois jours plus tard, BABOUR est déjà à Agra. Il parvient, par un mélange de promesses et de menaces, à convaincre ses troupes de rester en Inde du Nord. Celles-ci, compte tenu du climat, d’un environnement hostile, et fort éloignée de leurs bases, souhaitaient en retourner. Voyant qu’il ne s’agit plus d’une incursion, le souverain d’une puissante confédération du Rajasthan décide de marcher sur Agra. Une fois encore, la petite troupe de BABOUR (12 000 hommes environ) est confrontée à un ennemi largement supérieur sur le plan numérique. La rencontre a lieu en 1527, non loin d’Agra, à Khanua.

BABOUR use de sa formation habituelle et des tactiques qui lui sont coutumières : au centre, son train de chariots, entrecoupé par son artillerie et des espaces pour ses sorties de cavalerie ; aux ailes, de la cavalerie encore, utilisant, dans la tradition nomade, une tactique de harcèlement sur les flancs sans rechercher le choc. Effrayés par l’artillerie, les éléphants, comme à Panipat, se retournent contre l’armée dont ils étaient l’élément de choc. Les manoeuvres d’enveloppement et de harcèlement sur les flancs de BABOUR finissent par rompre la cohésion des Rajpouts. Restait un dernier adversaire, une coalition de chefs afghans qui s’étaient rendus maitres de Lucknow. Par une série de marches rapides, BABOUR frappe ses adversaires séparément et parvient à se défaire du frère du sultan, Mahmoud Lodi, à la bataille de Ghaghara, non loin du Gange (1529). Une fois de plus, son artillerie se révèle décisive. En quatre années, BABOUR s’est rendu maitre de l’Inde du Nord, du Sind aux marches du Bengale.

BABOUR (ou BABUR ou BABER) est indiscutablement le fondateur de l’Empire moghol, même si son oeuvre, à sa mort (1530), est encore largement inachevée, le pays conquis devant encore être pacifié, ce à qui s’attelle son petit-fils AKBAR. Il est l’auteur, par ailleurs, de Mémoires, remarquables de sobriété, à une époque où la tradition se complaisait à la rhétorique la plus encombrée d’images. Ecrit en turc djagatai, Le Livre de BABOUR est considéré aujourd’hui comme un classique. (Arnaud BLIN et Gérard CHALIAND)

BABOUR insiste bien plus sur son héritage turc que sur la religion, mais n’a de toute façon pas le temps d’organiser l’empire, tout occupé à ses conquêtes, menées de manière méthodique, attaquant ses ennemis séparément.

HUMAYUN (1508-1556) succède à BABUR et hérite d’un empire pris en tenailles entre deux généraux en pleine ascension. Il doit garder son empire et le regagner après l’avoir perdu et avoir été obligé de s’exiler. S’il rapporte de son exil de perse un art d’essence impériale ainsi que le persan comme langue officielle qui sera parlé à la cour jusqu’en 1857, il ne peut, lui non plus organiser réellement l’Empire et lui donner des bases stables. Ce n’est que sur le plan de la langue qu’il exerce une certaine influence sur l’empire à long terme : le hindî parlé par le peuple se teinte de connotations perso-arabiques, qui apparaissent surtout dans les camps militaires.

Rigoureux musulman, HUMAYUN rétablit la jizya. Mais la tendance de l’Empire est de garder des juridictions hindoue et musulmane selon la nature des territoires conquis. Seul l’élément fiscal varie, avec exemption ou non du service militaire, pour les non-musulmans lorsque l’impôt islamique est appliqué.

AKBAR, qui succède lui aussi à son père très jeune et son tuteur Bairam HKÂN assure sa régence. En 1560, AKBAR s’empare du Mâlvâ et épouse la princesse hindoue d’Amber en 1562. Par de multiples guerres, il agrandit l’Empire.

Sous son règne, la jizya, l’impôt sur les non-musulmans, traditionnel dans les pays à dominance islamique, est abandonné, et le calendrier musulman lunaire fait place à un calendrier solaire, plus utiles pour l’agriculture. C’est un signe de détente dans l’Empire – l’instauration ou non de la jizya, suivant que les finances pâtissent ou non du coût de campagnes militaires, d’autant plus que l’usage de l’artillerie est souvent prohibitifs (mais réalisé car essentiel à la manière de se battre des empereurs moghols). Ce signe de détente ne dure guère que le temps du règne d’AKBAR.

En tout cas, de 1556 à 1605, c’est la seule période « pacifiée » entre hindous et musulmans, quitte à ce que précisément du côté musulman et du côté hindou des oppositions s’affirment. Ses victoires militaires et son prestige empêchent longtemps ces forces centrifuges de l’emporter. En 1581, AKBAR promulgue la Dîn-i-Ilâki, religion des lumières sous entendant une religion universelle et philosophique du Dieu unique, un syncrétisme unifiant le Coran, la Bible et les textes hindous. Un livre, le Granth, livre saint des sikhs est compilé en 1604 par Gûru Arjun Dev.

« N’ayant, dit-on, rapporte Jean-Paul ROUX, jamais appris à lire, il n’en est pas moins, avec Asoka peut-être, le plus remarquable souverain des Indes. Héritier à treize ans d’un empire encore chancelant, il laissera à sa mort, quarante-neuf ans plus tard, un pays solide. Des Indes, mosaïque de peuples que rien ne rassemblait, il fait l’Inde, pays presque entièrement unifié ; fruit de ses conquêtes du Malvwa, du Gujarat, du Cachemire, du Sind, du Baloutchistan et de ses campagnes au Deccan – la grande affaire de son règne et de ses descendants- un pays de quelques cent à deux cents millions d’âmes, doté d’une industrie et d’un commerce florissants ; tout l’or du monde s’y accumule, les villes sont plus peuplées que Naples et Paris, les hautes classes jouissent de moyens illimités et le peuple, sans être riche, ne souffre pas de la faim. Akbar a d’ailleurs souci d’améliorer les conditions de vie de ses sujets. Il met fin au « règne du cimeterre », abolit l’impôt sur les non-musulmans, essaye d’interdire les mariages précoces et l’immolation de la veuve sur le bûcher. Il a conscience que rien ne peut être construit durablement si la haine perdure entre musulmans et hindous. Il est, comme tous les Turco-Mongols, curieux des choses religieuses, soucieux d’organiser les églises et animé de cette tolérance dont son peuple a donné la preuve, notamment au Xinjiang avec les Ouïdours ou dans les steppes avec les Khasars. Il fait d’ailleurs de la liberté de culte la pierre angulaire de sa politique. Il veille à ce que les conquérants n’imposent pas leur religion. Il accueille et même attire les Jésuites – Jérôme Xavier qui vécut en Inde de 1595 à 1619 en porte témoignage – et organise conformément à la tradition de ses aïeux, des débats théologiques dans la « Maison d’adoration » qu’il fonde en 1575 à Fatehpur Sikri : prêtres hindous, jaïns, parsis, ulémas musulmans, missionnaires chrétiens y son invités à débattre en sa présence de leurs diverses fois. A son entourage musulman, il donne des gages en faisant construire partout des mosquées dont celle, immense, de Fatehpur Siri, à laquelle on n’accède par un véritable arc triomphal, le Béland Darwaza.

Las des conflits idéologiques et des divergences inconciliables des points de vue, Akbar fait un nouveau pas en proclamant l’extraordinaire dogme de son infaillibilité, puis en fondant la « religion divine », Din-i ilahi, très syncrétique. C’est ajouter à son pouvoir politique absolu un absolu pouvoir religion, réunir dans sa main plus d’autorité qu’un pape ou un calife. Si peu de gens semblent s’y être ralliés, elle devait cependant alimenter les discussions des historiens sur ce qu’ils ont nommé l’apostasie du macula Akbar. »

JAHANGIR succède également à son père et sous son règne, l’empire reste en état de guerre, de façon à continuer son expansion. L’ennemi le plus sérieux est Amar SINGH, le râla du Dewar, qui capitule finalement en 1613 devant les forces de KHURRAM, le futur SHAH JAHAN. Au nord-est, les Moghols affrontent les Âhoms, dont la tactique de guérilla les met en difficulté. En Inde du Nord, sous le commandement de KHURRAM, ils défont le raja de Kângrâ en 1615. Dans le Dekkan, ses victoires permettent le consolider l’empire. L’art, la littérature et l’architecture prospèrent et il commence ses mémoires, le Jahângîr Mâna et fait construire des jardins à Srinagar.

SHAH JAHAN (1592-1666), succède lui encore à son père en 1627, pour être proclamé empereur l’année suivante. C’est sous son règne (1592-1658) qu’est construit le fameux temple Taj Mahal. Bâtisseur insatiable, il construit mosquée sur mosquée. Les auteurs indiens le décrivent comme l’idéal même du monarque musulman. Bien que la cour mongole, pendant son long règne, que la cour moghole atteigne le sommet de sa magnificence, les expéditions militaires mènent l’Empire au bord de la faillite. Bien qu’on dit souvent que SHAH JAHAN pratique un islam plus orthodoxe que JAHANGIR ou AKBAR, l’existence de l’impôt islamique pour les non-musulmans doit bien plus aux difficultés militaires : il faut financer ces guerres – notamment les fournitures d’armements – qui n’en finissent pas… Il entreprend des guerres de conquête difficile car toujours remise en cause par des raids des différents ennemis.

Entre 1630 et 1632 se produit une des pires famines qu’ait connues l’Inde, dans la région de Deccan et du Gujarat, dû à un retard de mousson et qui aurait entrainé la mort de 2 millions de personnes.

C’est sans doute sous son règne que se précipite l’échec du rassemblement des Indiens dans une même communauté. « Il faut donner, écrit encore Jean-Paul ROUX, de nouveaux gages aux musulmans. Si JAHANGIR continue à converser avec les représentants de toutes les confessions et n’hésite pas à serrer contre son coeur des fakirs pouilleux, SHAH JAHAN, au cours d’une brève crise de fanatisme, amené à sévir contre les Hindous, fait détruire des temples nouvellement édifiés à Bénarès, brûle une église pendant la guerre contre les Portugais et réduit hommes, femmes et enfants en esclavage. le reconquête de l’Asie centrale – de l’héritage de Tamerlan – coûter cher, échoue et s’achève par un désastre, malgré la prise de Bactres et de tenez. La progression dans le Deccan est presque nulle ; tout au plus soumet-on quelques principautés et oblige-ton Bijapur et la fabuleuse Golconda à se reconnaître vaseuse (1635). Enfin, il y a la guerre incessante contre l’Iran, les jalousie et les rivalités des princes impériaux qui annoncent les événements du règne d’AURANGZEB. »

AURANGZEB est nommé vice-roi du Dekkan en 1636 et emprisonne son père SHAH JAHAN, prenant le pouvoir en 1658. Il étend les limites de l’Empire aussi bien à l’Est, en soumettant l’Assam et en s’emparant du port de Chittagong, qu’à l’Ouest, où il exerce un certain contrôle de l’Afghanistan, et au sud du Dekkan, où les Etats de Tanjore et Tiruchirapalli deviennent ses tributaires. Mais l’Empire ainsi étendu ne connait pas la paix ; il n’y a jamais eu d’ailleurs de « paix mongole » comme il y a eu une « paix romaine ».

En 1669, AURENGZEB adopte, en rupture avec ses prédécesseurs, une politique de prohibition de la religion hindoue et de destruction des temples hindous, rétablissant le jizya en 1679. Les révoltes dues à cette politique se succèdent alors sans fin… De nombreux Etats tentent de construire un empire marathe, s’opposant au pouvoir moghol. En 1707, avec le décès d’AURENGZEB, disparait le dernier grand Moghol.

Jean-Louis BACQUÉ-GRAMMONT, Le Livre de Babur, Publications orientalistes de France, UNESCO, 1980. Louis FRÉDÉRIC, Akbar le Grand Mogohl, Denoël, 1986.

Jean-Paul ROUX, L’Empire éblouissant des Grands Moghols, Clio Voyages culturels (www.clio.fr), auteur de plusieurs ouvrages de référence : Babur. Histoire des Grands Mogohls (Fayard, 1986), Histoire des Turcs (Fayard, 2000). Babour, dans Dictionnaire de la stratégie, Sous la direction de Arnaud BLIN et de Gérard CHALIAND, tempus, 2016.

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LE CONFLIT – Le Livre (ou les Mémoires) de BABUR

LE CONFLIT

Le Livre (ou les Mémoires) de BABUR

Les Mémoires du fondateur de l’Empire Moghol BABOUR (1483-1530) sont écrites en turc djagataï, dans un style sans périphrase et vivant, très différent de la plupart des textes musulmans de cette époque. Le Livre de Babur est considéré comme un classique en matière de stratégie. Il y raconte ses campagnes militaires, mais pas seulement.

C’est probablement vers 1526 qu’il commence à rédiger ces Mémoires, quand il a le sentiment d’avoir commencé à construire quelque chose de différent, d’historique. il rédige une chronique événementielle dont il est à la fois l’acteur et le rédacteur. Quoique maitrisant bien le persan, il rédige ses « annales », très riches en enseignement sur cette période de l’histoire indienne, en langue turque, car son appartenance à la descendance agnostique de TAMERLAN est celle qui parle le plus fort pour lui. Même si par sa mère, il est mongol et descendant de GENGIS KHAN.

Sa narration, écrite à la première personne peut apparaitre sèche et ennuyeuse (une longue succession de batailles notamment) pour un lecteur rapide, mais, pour quelqu’un d’attentif, l’information est de grande richesse.

Le fonds du récit est constitué par les équipées militaires : raids lancés à partir d’un point d’appui urbain fortifié. Mais l’ennemi fait presque toujours partie de la famille, on se bat entre soi, entre neveux et oncles, entre cousins, entre frères, etc. Réciproquement on se marie aussi dans le même cadre. On peut dire que les relations matrimoniales et les relations guerrières sont parfois les mêmes… D’où une avalanche de pages regorgeant de noms propres servant à situer les protagonistes des combats et des alliances (aussi ennuyeuses en apparence que les descriptions de lignées qu’on peut lire dans la Bible judaïque…). De quoi réjouir par contre ceux qui s’intéressent aux faits et effets de la parenté dans les sociétés musulmanes, particulièrement au niveau des chefferies. Le style d’éducation qu’on y mène envers les enfants permet de reproduire un certain style de relations entre adultes…

Compte tenu du rang socio-politique élevé de BABUR, ses descriptions des cours tribales ou « royales » y compris des siennes, sont d’un apport très précieux (on pense par exemple à tel rituel social de préparation au combat dans le khanat mongol). Citons simplement les minutieuses descriptions des faunes et des flores, des techniques d’irrigation et bien entendu, des techniques militaires.

Reste, à côté de quantité d’autres notations, littéraires ou historiques, une part fort importante réservée à l’islam. On découvre que l’islam, pour BABUR, est d’abord une subjectivité morale et affective. Jeune, il refuse, pour des raisons de consciences islamique, de s’adonner aux pratiques sociales obligatoires dans les cours politiques de l’époque, soit les parties de boisson, véritables compétitions de virilité, et l’entretien de « mignons », tendance homosexuelle traditionnelle d’aîné à élève ou à esclave que l’on trouve dans bien des endroits du monde. A un âge plus mûr – correspondant à son installation à Kaboul, il pratique la boisson et les drogues de façon effrénée et n’hésite pas à s’allier à des « hérétiques », c’est-à-dire avec les shiites turco-persans de Chah Ismaël. Mais vient ensuite l’heure des doutes et des angoisses : face à une formidable coalition hindoue, en 1527, l’armée balbutiante a peur et tremble. BABUR ne veut pas perdre : l’islam doit triompher des mécréants. D’où l’appel au jihàd militaire mais surtout au jihàd intérieur, à la conversion des consciences morales, « la guerre sainte, la plus grande de toutes, celle qui consiste à lutter contre ses propres tendances ». Il renonce définitivement au vin, distribue son or et son argent, exonère les musulmans de l’impôt et… remporte la victoire contre les Hindous. Notons qu’il s’agit là d’une séquence que l’on retrouve dans beaucoup d’endroits et beaucoup d’époques, la victoire militaire est permise par la promesse de conversion ou la conversion et la conversion découle d’une victoire militaire promise. Par exemple, la conversion de l’empereur païen CONSTANTIN au christianisme est liée, nonobstant toute ou mauvaise foi, à sa victoires sur des armées concurrentes. Comme CONSTANTIN, BABOUR joue sur deux tableaux : sa foi retrouvée (ou trouvée) l’a mis à même de mériter les les faveurs divines et a insufflé à l’armée une confiance nouvelle. Mais l’angoisse progresse intérieurement : le corps usé de BABOUR (chevauchées, climat, drogues…) donne des signes d’avarie. Et l’utilisation du même remède mental : BABOUR s’engage à versifier tel texte pieux pour échapper à la maladie : il récite tant de fous telle sourate coranique. Il est trop tard et il meurt en 1530, la chronique s’arrêtant en 1529.

L’islam apparait encore dans la place sociale de saints personnages, de descendants du Prophète, dans de multiples notations sur les pratiques religieuses, sur la place de la Mekke…

Cette autobiographie forme un document unique sur les origines du renouveau musulman en Inde au XVIe siècle. Le fait qu’il soit écrit à la première personne et sans concessions par rapport à soi-même (pas de romantisme, pas de refus du moi) le rend encore plus attachant.

Le Livre de Babur, ou les Mémoires de Babur, traduction de Jean-Louis BACQUÉ-GRAMMONT, La Documentation française,1985. Egalement disponible sur Google.com. Extraits dans Anthologie mondiale de la stratégie, Robert Laffont, 1990, « chapitres » sur La conquête de l’Inde, La bataille de Kanva, Un siège…

Constant HAMÈS, Babur Le Livre de Babur, (compte-rendu), Archives de sciences sociales des religions, Année 1987, Volume 63, numéro 2.
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Friday, October 13, 2017

Harvey Weinstein is a lusty old goat, if we can believe reports in our tabloid media. The number of Hollywood starlets who have come forward with accusations against him is impressive. Among dirty old men, he seems to have been remarkably successful.

Before considering the moral aspect of his case, I should like to pause in awe. What was his secret? From the photographs he does not look that alluring. But who am I to judge?

I’m a man, after all, with heterosexual tendencies; perhaps I have missed some aspect of his charm. Speaking only for myself, I’m sure I’d get nowhere trying to grope Ashley Judd, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie – or anyone else on the A-list I’ve just Googled from the Los Angeles Times. Not even when they were “fledgling” actresses (or “actors” in the current unisex parlance).

Of course, you can’t know unless you try, as a Lothario of my acquaintance once explained. But he added that groping is a fool’s game. It never works unless (as Donald Trump once also explained) you have a tremendous amount of money. He (the other Lothario, not Trump) said the lower-budget trick was rather to hit on feminists exclusively. Arouse them by playing the male chauvinist pig, then go “sensitive” at just the right moment. They fall into your arms, he assured me.

I’d not have taken this gentleman seriously were he not so obviously successful.

So did Weinstein have the right timing? He doesn’t look smart enough. Plus, he is on record for saying only the “correct” things about liberated women. Surely they would see right through his imposture.

Being Marlon Brando didn’t help, either, according to a movie-star anecdote I have picked up somewhere. He is said to have groped Sophia Loren, during a film shoot many years ago. She set him straight crisply. By the time she was finished with him, the megastar was reduced to a whipped little boy. He behaved much better to everyone on set, after this humiliation.

Now, this Dama di Gran Croce is a real woman, in my estimation, not a Hollywood tart. After learning of this offstage performance with Brando, I could only cry, “Brava!” Put the little creature in his place!
Harvey Weinstein

Did anyone ever do that with Weinstein, I wonder? I want to read the story. But the lady who might know it would be too graceful to come forward; and besides, she probably got nowhere in Hollywood.

For we come to a point publicly acknowledged by all those condemning Weinstein now. It was the secret of his charisma. He had the power to make or break careers, the keys to the padlock of fame, and all the money that blows out once that door is opened.

He had, and presumably still has, till the lawyers are done with him, quite a lot of spare money, too. I deduce this from the huge amounts he gave to the Clintons, the Obamas, the Democrats generally, and all their celebrated progressive causes. He was, before he went into “sex addiction” therapy (i.e. hiding) a man you needed to keep onside, to make your way through Glitterville.

Gentle reader will notice that I have not put on the airs of offended innocence, assumed by all those glitterati on Twitter. I cannot bring myself to declare how shocked I am at the hypocrisy of the man. This is because I am not shocked. No Catholic should be.

Behavior like Weinstein’s is commonplace. I’ve seen it before. In my own humble world, I’ve seen it even from seedy university professors, whose only legal tender is course marks. And among the more modestly rich. I’m even familiar with their smugness, for the vanity of a man will easily persuade him that he has animal magnetism, when really he has something else.

There was an item that flashed by one of the news aggregators about an octogenarian who had just won millions in a lottery, and as a bonus, the hand of some twenty-something blonde. It came with a picture of them kissing: she looked so in-love.

It can be more subtle than that, as I recall from my distant youth. One lays siege to a rather prim young belle, who disapproves one’s every gauchely forward attempt to protest one’s devotion. Then the last you see of her is on the back of some glittering motorbike, off to San Francisco for the summer of love.

The lesson is to get a bigger bike. Or, develop a better taste in women.

Truth to tell, by my own grand age, I am not even surprised by the behavior of the women, lining up for a good kick at Weinstein, now that he is down. They missed their chance at his ankles when he was on his feet. Some even claim to have been raped, but were too shy to scream at the time. By declaring their victimhood now, they get to collect from Weinstein twice.

Let me not judge them. They’ll have trouble enough later on. My only complaint will be against a world that is willing to listen to their whining. The argument that a lady could not reject the man’s advances because he was in “a position of power,” and could possibly have nixed their careers, is, after all, a defense of prostitution.

The concept of “rape” itself, as of “sexual assault,” has become impossibly murky. When it was possible for a woman to value her chastity more than her life, these were grievous crimes. When the issue is reduced to career advancement, the punishment becomes arbitrary. And when it is imposed with the help of a mob through social media, we are in the never-never land.

I have heard so much about the empowerment of women. I note, that the woman who doesn’t need a career in Hollywood has real power. Someone who won’t “take it” from anyone; a woman like Sophia Loren.
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David Warren
David Warren

David Warren is a former editor of the Idler magazine and columnist with the Ottawa Citizen. He has extensive experience in the Near and Far East. His blog, Essays in Idleness, is now to be found at: davidwarrenonline.com.
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apoléon napoleon_lettrefr@napoleon.org via mail80.sea21.rsgsv.net N°863, 13 – 19 octobre 2017 Édito La transparence et l’obstacle-et varia

apoléon napoleon_lettrefr@napoleon.org via mail80.sea21.rsgsv.net
N°863, 13 – 19 octobre 2017
Édito
La transparence et l’obstacle
Jean Starobinski montre le paradoxe de l’autobiographe, en passant au crible dans son essai sur les Confessions de Rousseau La transparence et l’obstacle la difficile « entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur ». Qui peut se prétendre capable de dire toute la vérité de sa vie, en bien comme en mal, sans se prendre pour un héros et sans arrière-pensée ?
On peut, au mieux, ne donner qu’une vérité à l’instant T de l’écriture, émotive, dans l’exercice de la rétrospection.
Las Cases n’est pas Rousseau, ni en style, ni en état d’esprit. Il a beau écrire comme un autobiographe à la première personne du singulier, son « entreprise à lui » est, grâce au journal qu’il a tenu, de raconter la vie d’un autre, plus illustre : Napoléon. Sa « transparence » s’illustre dès le sous-titre de l’édition de 1823 du Mémorial : « Journal où se trouve consigné, jour par jour, ce qu’a dit et fait Napoléon durant dix-huit mois », tel que vu par un témoin privilégié. Tout dire, restituer de ses conversations avec Napoléon et tout commenter des gestes de l’Empereur pendant la période où il l’a côtoyé, telle est sa mission de vérité.
On savait déjà que le Mémorial avait une résonance politique, ce dès sa parution : il devait faire l’apologie de Napoléon sans trop froisser le pouvoir en place en France, sans doute en omettant volontairement certains éléments. Premier écueil à la « transparence ».
La copie du manuscrit original retrouvée à la British Library nous montre de manière encore plus incisive « l’obstacle ». Car on sait désormais mieux à quel point Las Cases a fait preuve de sa littérature, ne se contentant pas du témoignage de son journal mais devenant un véritable autobiographe : quelqu’un qui réécrit sa propre histoire. Ne s’est-il pas donné un rôle plus important dans ses dialogues avec Napoléon ? Le Mémorial en dit maintenant encore un peu plus long sur son auteur. Autobiographie, entre autocensure et autopromotion, une vérité mouvante, mais une vérité.

Marie de Bruchard
Web-éditrice sur napoleon.org/fr
Fondation Napoléon
Interview de François Houdecek sur l’élaboration du Mémorial de Sainte-Hélène
À l’occasion de la récente parution du Mémorial de Sainte-Hélène. Le manuscrit original retrouvé, François Houdecek qui a participé à l’édition critique de l’ouvrage revient, en trois questions/réponses, sur la genèse de l’ouvrage de Las Cases.

Lire l’interview exclusive
Retrouver la présentation de l’ouvrage

Rendez-vous exceptionnel : Jean Tulard en direct sur Facebook !
Le 17 octobre à 18h, le Cercle d’études de la Fondation Napoléon accueille Jean Tulard, de l’Institut, pour une conférence-dédicace sur « le monde du crime sous Napoléon » : cette conférence sera retransmise en direct sur la page Facebook de la Fondation Napoléon.
Une retransmission exceptionnelle à ne pas manquer !
Rendez-vous le 17 octobre à 18h sur facebook.com/FondationNapoleon
Tableau du mois
Napoléon dictant au comte de Las Cases le récit de ses campagnes, par William Quiller Orchadson
Comme de nombreux peintres du XIXe s., l’écossais William Orchardson fut captivé par la légende napoléonienne et en particulier par l’épisode final hélénien. Il peint ici un épisode du mythe bien connu, l’Empereur à Longwood, dictant ses mémoires à Las Cases, mais dans un traitement très original.
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Actualités
Parution > Viollet-le-Duc et Pierrefonds, histoire d’un chantier
Voici une étude très technique, tout en étant très vivante, qui rend hommage aux hommes ayant restauré Pierrefonds : les architectes – et en premier lieu le chef de chantier, Viollet-le-Duc – mais également les différents corps de métiers qui ont permis que le château du XVe s. retrouve sa splendeur, selon le souhait de Napoléon III. En annexe remarquable, la correspondance de Viollet-le-Duc et de ses assistants directs portant sur le chantier, avec les croquis couchés sur le papier.
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Expo > Voyages en Égypte
Le musée de Normandie, à Caen, propose une exposition centrée sur l’expédition d’Égypte et la Description d’Égypte tout en montrant l’influence de cette dernière sur les milieux artistiques durant tout le XIXe s. Jusqu’au 7 janvier 2018. Avec livrets-jeux, bornes tactiles et espace ludique.
En savoir + sur l’expo
Explorer le tableau de l’affiche de l’expo
Expo > L’amour dans la toile de Jouy, 1760-1860
Le musée de la toile de Jouy, dont les manufactures historiques connurent leur apogée sous le Premier Empire, propose une exposition sur le thème de la représentation de l’amour à travers ses toiles et selon l’époque, de la mi-XVIIIe au Second Empire.
En savoir + sur l’expo
Voir une toile de Jouy : Pallas et Vénus (1802)
Presse

Revue : Bulletin des amis du Patrimoine napoléonien n°48.
Sommaire | Abonnement
Article : dans Le Gnomon, revue internationale d’histoire du notariat n°192, « L’habit des notaires de Paris », par Me Tarrade p. 9.
En savoir + sur le Gnomon | S’abonner
Article : dans Guerres et Histoire n°39, « le Waterloo du roi Murat », par Charles Turquin, p. 98. Commander le n°

Jeunes Historiens
Visiter Malmaison en famille
Le musée national du château de Malmaison propose tous les week-ends des animations pour les jeunes historiens dès cinq ans !
– Visite contée à partir de 5 ans, le samedi à 16 heures : Si Malmaison m’était contée
– Visite guidée à partir de 7 ans, le dimanche à 16 heures : Le destin extraordinaire du Général Bonaparte
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Ressources en ligne
Mémoire d’Avenir, le magazine des Archives nationales
Disponible gratuitement en ligne, le magazine propose dans son n°27 deux articles qui attireront l’œil sensible à l’histoire napoléonienne.

L’opéra comique, un nouvel inventaire pour fêter 300 ans de création théâtrale (p. 4)
Mémoloi, la base de données des lois sur le patrimoine culturel (p. 11)

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The catholic thing: Fatima the Uncanny by Robert Royal

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Fatima the Uncanny

Robert Royal

Saturday, October 14, 2017

The world did not tilt on its axis or end yesterday, as some devotees of an apocalyptic view of Fatima seem vaguely to have expected. The old Christian world, as the Lady warned at Fatima, however, has broadly, over the past century, shifted and fallen away. Still, the only rational response to Fatima, even if you are a faithful Catholic, is to be utterly shocked – and gripped by the strangeness of the reality: that three young peasant children, in a tiny rural village, almost unimaginably remote at the time, heard and reported remarkable things about the future of the world.

I made a point of going out of my way to spend about fourteen hours at Fatima (at my own expense) a week ago today on my way back from some professional business in Europe, because we seem to be in a period in the Church and the world when only something miraculous – and uncanny – can help us.

Skeptics, including skeptical Catholics, are often right to doubt the truth of reports of the supernatural. But not in this case. We have ample evidence – even reports from militantly secular journalists – of bizarre happenings like: the miracle of the sun (seen by 70,000 on site, and others miles away, and therefore not a “mass hallucination”). Even if you want to account for the dancing sun as some unprecedented weather event, how do you explain that the children predicted it for October 13, 1917, which is why the crowd showed up? And then there are the extraordinary visions, and sweeping prophecies, which came true, about the public world.

The skeptics have their work cut out for them to account for many things that simply cannot be dismissed by a narrow rationalism or fitted into a mild, suburban Christianity. The children at Fatima, for instance, far from perpetrating an elaborate hoax, were so unfamiliar with global events that when the Lady told them that, unless people prayed, Russia would spread her errors to the world, they didn’t even know Russia was a country. They thought it was some evil woman.

I go to Portugal fairly often to talk about political philosophy and culture – and the Portuguese also did a beautiful translation of my book The Catholic Martyrs of the Twentieth Century. But I had not been to Fatima for maybe fifteen years. It’s a very easy drive on the A1 highway now. But I was glad that my GPS mistakenly diverted me to the older E1 as I was drawing near the town – which meant that I drove through some of the still rural countryside late at night under a full harvest moon.

Because unless you appreciate how far from the things of the world that place is, even today, you will think of Fatima abstractly, as if, of course, what else is new in the history of a vast global Church? But the village of Fatima was very much on what we’re told to call today “the peripheries” – and still would be without “Fatima.”

The square of the basilica has always looked too modern to me, made even more so now by a large visitors’ center I think built to handle the centenary crowds, which weren’t large last week. They may be bigger for the actual anniversary this weekend. But even if many people aren’t physically present, to appreciate what happened you have to take a certain distance from it, realize that three peasant children not only mapped out the twentieth century’s worst features, but started world-wide devotions, the daily Rosary, Five First Saturdays, “reparations” for modern evils.

The most obvious evidence of the truth of Fatima, of course, is its connection with subsequent historical events. There was the Communist Revolution, which in line with the prophetic nature of Fatima, had not yet happened when the children reported the warning about Russia. There was the prediction of another great war (WWII) following the one then underway in 1917. And most pointedly perhaps, there was the attempted assassination of John Paul II in 1981.

One of the visions the children had was of a “man in white” being killed. JPII always believed that the Lady of Fatima had spared him: “one hand pulled the trigger, another guided the bullet.” That bullet, removed from his body after the attack, was later put into the crown of the statue of Our Lady of Fatima. Portuguese Catholics have told me they are proud of the fact that the workmen found that the bullet – what are the odds? – fit perfectly.

Protestants – to say nothing of non-Christians – find Marian devotions among the strangest things about Catholicism. And they are strange – in the same sense that the Annunciation, Incarnation, and Birth of the Savior were also strange. It’s strange that God went to a woman in an obscure Palestinian town on the peripheries of the Roman Empire to ask if she’d be willing to become what no other human being in history had been: the channel through which God Himself would come physically, as a man, into the world He had created.

Unless we too recognize and value that unanticipated strangeness, do we really appreciate the concrete reality of Christianity?

In the very last Canto of the Divine Comedy, St. Bernard of Clairvaux addresses a prayer to the Virgin asking for Dante to be granted the Beatific Vision – and that the vision won’t destroy his human affections. Among many remarkable things in the prayer, there’s this:

Lady, so great you are, such strength you bring
who does not run to you and look for grace
his wish would seek to fly without a wing.
(Esolen, Par. XXXIII, 13-15)

Does anyone believe that today? Do Catholics? Fatima offers remarkable evidence that we should. It’s a Catholic thing.
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Robert Royal is editor-in-chief of The Catholic Thing, and president of the Faith & Reason Institute in Washington, D.C. His most recent book is A Deeper Vision: The Catholic Intellectual Tradition in the Twentieth Century, published by Ignatius Press. The God That Did Not Fail: How Religion Built and Sustains the West, is now available in paperback from Encounter Books.
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