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Primaires de droite: la victoire de Fillon s’inscrit dans un mouvement généralisé de réaction anti-globalisation

Posted: 21 Nov 2016 02:25 AM PST

La large victoire de F. Fillon au premier tour des Primaires de la droite et d’un centre absent, malgré les sondages et les médias, s’inscrit non pas dans le cadre d’un mouvement anti-libéral, puisque son programme économique est très largement libéral, mais dans un mouvement de remise en cause de la vague globaliste portée ces dernières années en France, que ce soit par des candidats de droite ou de gauche. Il s’agit d’une remise en cause du mode de gouvernance qui conduit à la négation de l’intérêt national, le tout avec des politiques économiques et sociales passablement éloignées des idéaux socialistes de papi. Et le duel Fillon / Juppé incarne parfaitement ce nouveau paradigme.

Les résultats des primaires furent à ce point une surprise, par rapport aux sondages, que l’on peut se demander dans quelle mesure les sondages reflètaient une opinion existante ou exprimaient une opinion « désirée ». Il a fallu attendre la veille des primaires, pour que Fillon soit crédité d’une deuxième place possible. Pourtant, les résultats le placent très largement en tête:
Son avance est telle qu’avec beaucoup de bon sens certains à droite s’interrogent sur l’intérêt d’un second tour: il est évident que la droite s’est trouvée un leader. La porte-parole des Républicains twitte:
La dynamique est portée par @FrancoisFillon qui incarnera notre famille aux présidentielles, pourquoi s’imposer un second tour ? #Primaires
Surtout lorsque Sarkozy reconnaît les faits tels qu’ils sont et annonce son soutien à F. Fillon. Suivi par beaucoup d’autres. De sérieux doutes s’installent au QG de Juppé, mais finalement il décide de continuer le combat. Et il obtient le soutien de N. Kosciusko-Morizet, qui fait 2%.
Pourquoi Juppé ne peut pas baisser les armes?
Parce que la vision de la politique et de l’Etat telle que défendue par Juppé et Fillon sont incompatibles. A. Juppé eut été un excellent Président français sous la gouvernance de H. Clinton, puisqu’ils partagent la même vision guerrière, défendent le même exceptionnalisme, sont unis dans une même vision atlantiste.  Cette vision politique implique, pour la France, une soumission à l’UE et donc à l’Allemagne, à la défense des intérêts américains dans le Monde, ce qui implique une délégation de gouvernance, une restriction de la politique nationale à l’application et non au choix de décisions politiques prises ailleurs, une politique internationale basée sur le clivage: contre la Russie, contre Assad. Et non dans une logique de coopération à l’échelle du continent, de coopération contre le terrorisme dans l’intérêt national.
F. Fillon annonce une vision plus souverainiste de la politique nationale, mais un souverainisme très relatif, car sans aucune remise en cause de l’UE. Nous sommes très loin du Brexit. La grande différence se situe sur le plan de la politique internationale: la recherche d’une coopération avec la Russie dans l’intérêt national, le soutien d’Assad dans sa lutte contre les terroristes. C’est justement ce qui lui est fortement reproché et par les médias et par les milieux néotrotskistes très en vogue aujourd’hui. Le fils dans la pure logique du père déclare:
Les amis de Poutine triomphent, du Brexit à Fillon en passant par Trump. Un 2e tour Fillon-Le Pen en 2017, le scénario rêvé pour Moscou.
Puisque refuser une politique stérile de confrontation à l’intérieur du continent européen conduit à être « pro-russe », comme si seule la russophobie était une décision rationnelle. Mais ce groupe commet une erreur d’analyse très importe: la participation de Fillon est une catastrophe pour le FN, car la droite récupère les voix des souverainistes. Puisque F. Fillon veut incarner une droite qui n’a pas honte d’elle-même, ses électeurs traditionnels peuvent revenir vers elle. Ce qui risque de plomber les scores du FN et donc desservir le PS, qui lui a tout intérêt à voir un FN fort pour pouvoir espèrer une coalition nationale anti-politique afin de se maintenir au pouvoir.
Reste toutefois une question centrale: est-il possible de déconnecter à ce point les différents aspects de la politique nationale? 
Rien n’est moins sûr. Bien que la gauche Bobo et ses organes de presse (Le Monde, le Huff …) tentent de présenter F. Fillon comme le successeur français de Thatcher – et donc du néolibéralisme qu’elle a introduit en Europe et qu’ils ne nomment pas – et un Juppé peint sous les couleurs d’un défenseur des valeurs de gauche, les différences de leur programme économique ne sont pas à ce point significatives. C’est un programme classiquement de droite: réduction de la fonction publique, allègement des impôts, moins d’interventionnisme de l’Etat, favorable à la stimulation du retour à l’emploi face aux aides sociales. Il faut dire que le « ministre de gauche » Macron a déjà préparé le terrain. Donc la différence ne se fera pas sur ce plan, d’autant plus qu’il n’y a pas aujourd’hui de forces politiques capables de proposer un programme économique « non libéral » qui soit crédible. Cette idéologie se trouve sans alternative réelle, ce qui est extrêmement mauvais, mais c’est à ce jour un fait.
La différencce se fera sur deux aspects fondamentaux de la divergence des visions de gouvernance globaliste et souverainiste. Sur la politique intérieure, il s’agit de la famille et de l’éducation, qui furent déjà à l’époque des bolchéviques les premières cibles pour changer l’homme et la société. Il n’y a rien de nouveau dans les méthodes. Et sur la politique internationale, alignement ou reprise en considération d’intérêts nationaux dignes d’être défendus.
Pourtant, est-il possible de déconnecter ces aspects? Peut-on défendre une politique d’intégration européenne et en même temps d’autonomie de la politique internationale, de développement de l’économie française ou de soutien de l’agriculture? Peut-on reconnaître l’UE et défendre l’idée d’un retour de l’Etat? Les limites imposées par les instances européennes à la gouvernance nationale sont à ce point étroites que de très sérieux doutes persistent. Toutefois, la crise existentielle qui touche l’UE peut être utilisée pour redéfinir le contrat et un leader français fort pourrait emporter derrière lui les autres pays européens vers une Europe des nations, le contexte géopolitique étant favorable. Mais ici, nous sommes au conditionnel.
A suivre, de toute manière il faut encore passer le deuxième tour des Primaires, qui ne sont pas encore les élections présidentielles. En espèrant que cela n’aura pas épuisé l’électorat un peu trop tôt qui peut oublir que les « véritables » élections n’ont pas encore eut lieu. A moins, qu’elles ne se jouent maintenant, à contre pied de tout le système électoral français, montrant la fin d’un Centre absorbé et d’une Gauche discréditée.

 

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