La Chronique Agora:Simone Wapler : Le krach à 1 700 milliards de dollars dont personne ne parle

 

Le krach à 1 700 milliards de dollars dont personne ne parle

La Chronique Agora


La Chronique Agora

Paris, jeudi 1er décembre 2016

  • Simone Wapler : Le krach à 1 700 milliards de dollars dont personne ne parle
    Les pertes du marché obligataires sont saignantes… mais jusqu’à présent, tous ceux qui ont cru entrevoir la fin du grand marché haussier se sont trompés. Cette fois est-ce différent ?
  • Bill Bonner : La Parasitocratie du Potomac est euphorique
    Des promesses de dépenses illimitées avec des guerres qui ne seront jamais gagnées, un Secrétaire du Trésor ancien de Goldman Sachs… Washington apprécie les premières mesures de Trump et la partie la plus sombre du marigot bruit d’aise.
  • Ferghane Azihari  : Les quatre fausses justifications des crimes de la dictature cubaine
    Quiconque s’est un peu renseigné sur le régime politique cubain sait que la philanthropie n’est pas le propre d’un gouvernement qui pratique l’esclavage de masse. Mais certains avancent toujours les mêmes mauvaises excuses.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Le krach à 1 700 milliards de dollars dont personne ne parle

Les pertes du marché obligataires sont saignantes… mais jusqu’à présent, tous ceux qui ont cru entrevoir la fin du grand marché haussier se sont trompés. Cette fois est-ce différent ?

« Avec 1 700 milliards de dollars, le marché obligataire a souffert de sa plus grosse perte mensuelle », c’est le titre d’une dépêche de Bloomberg d’hier soir. « Le marché obligataire haussier depuis trente ans semble vouloir finir dans un bang », continue le texte.

Bigre ! Bloomberg deviendrait-il un Cassandre propagateur de sombre pessimisme dans le monde doré et rose de la finance internationale ?

Sur deux mois, les obligations ont encaissé une perte de 2 800 milliards de dollars tandis que les rendements ont augmenté de 52 points depuis le plus bas de juillet dernier.

Peu de gens prêtent attention aux marchés obligataires. C’est un truc assommant, d’ailleurs rien que le mot « obligation » sent la corvée. Les obligations n’ont pas d’histoire, contrairement aux actions d’entreprise. Le jargon est obscur : rendement, maturité, sensibilité (si, si, ces petites choses seraient sensibles).

« Mais », me direz-vous, Ô lecteur sagace et averti par mon ennuyeuse prose passée, « il n’y a rien qu’un peu de quantitative easing ne puisse arranger. Les banques centrales rachètent les obligations et hop, le tour est joué, plus de marché baissier, vapeur renversée. »

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Tous les baissiers du marché obligataire se sont fait déchirer par les banques centrales. Ils sont terrés dans leurs bunkers, où ils lèchent leurs plaies. Ils contemplent tristement la poussière qui tombe sur leur or et leur réserve d’eau fraîche qui baisse. Quant à l’amour, le deuxième ingrédient d’une vie qui vaut la peine d’être vécue, ils n’en ont plus eu depuis si longtemps qu’ils ont oublié ce que c’était…

Alors que l’argent ne soit plus gratuit et devienne plus cher, est-ce possible ? Est-ce croyable ? Que le créditisme ait une fin ?

Voici l’allure des rendements du 10 ans américain.

Voici l'allure des rendements du 10 ans américain.

Et le marché obligataire en euro, celui qui nous intéresse à quelques jours du référendum italien ? Les rendements des emprunts italiens baissent à nouveau depuis que Mario Draghi a indiqué qu’il rachèterait tout.

Dans une récente tribune, « Le sauvetage secret de l’Europe« , Hans Werner Sinn, professeur d’économie à l’université de Munich, indique que le reste de l’Europe doit à l’Allemagne et au Pays-Bas 819 milliards d’euros (ce sont les comptes de Target – le système obscur de compensation entre banques centrales nationales de la Zone euro).

Cette dette a augmenté de 180 milliards d’euros depuis le début de l’année. Soit 20 milliards d’euros par mois

Les négociations européennes sur les « transferts fiscaux » commenceront en 2018.

Les transferts fiscaux à l’échelle nationale consistent, par exemple, à faire payer les contribuables de l’Italie du Nord pour soutenir l’Italie du Sud, à faire payer les Français pour la Corse, certains départements d’Outre-Mer, etc.

Des compatriotes partageant la même langue, le même drapeau, les mêmes mythes nationaux, la même gastronomie,… acceptent de s’entraider.

Les contribuables allemands et hollandais accepteront-ils de payer 20 milliards d’euros, soit 8% de leur PIB, de « transferts sociaux » pour que l’Europe du sud (Espagne, Grèce, Portugal, Italie) garde son train de vie et puisse continuer à dépenser toujours plus ? Des bons souvenirs de vacances au soleil suffisent-ils à justifier un tel effort ?

J’en doute.
[NDLR : Les jours de l’euro sous sa forme actuelle sont comptés si les rendements montent en dehors de la Zone euro. Il n’y aura plus que la BCE comme acheteur des emprunts européens et la fuite devant la monnaie commencera. Votre banque résistera-t-elle, votre assurance-vie est-elle menacée ? Pour connaître les réponses et les solutions préparer votre patrimoine à encaisser le choc, c’est ici.]

Hans Werner Sinn pense cependant que les gouvernements de l’Allemagne et des Pays-Bas accepteront l’union fiscale, tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas dévoiler l’ampleur des pertes passées qu’il faudrait autrement assumer.

Je n’en suis pas aussi sûre que lui…

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LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

La Parasitocratie du Potomac est euphorique

Des promesses de dépenses illimitées avec des guerres qui ne seront jamais gagnées, un Secrétaire du Trésor ancien de Goldman Sachs… Washington apprécie les premières mesures de Trump et la partie la plus sombre du marigot bruit d’aise.

M. Trump constitue son équipe de lieutenants dans la perspective de sa marche triomphale sur Washington.

Cette semaine, il a choisi Steve Mnuchin — un ancien de Goldman Sachs — comme Secrétaire du Trésor.

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Ce sera le troisième Secrétaire du Trésor américain issu de Goldman, après Robert Rubin et Henry Paulson. Mais Mnuchin est probablement « plus Goldman » que les deux autres. Son père y a travaillé, de même que son frère.

Trump était censé « secouer le cocotier ». Il avait promis « d’assainir le marigot ».

A deux mois à peine de l’investiture, l’hystérie devrait s’emparer de Capitol Hill.

On pourrait s’attendre à ce que la terreur et la panique règnent d’un bout à l’autre de Connecticut Avenue. Le Chevy Chase Club devrait se vider, à mesure que les initiés se réfugient dans les collines avec leur argenterie et leurs filles.

Mais les choses sont calmes, sur les rives du Potomac. Les créatures du marigot ne montrent aucun signe d’inquiétude. Au contraire, elles semblent calmes et satisfaites, convaincues qu’aucun mal ne leur sera fait.

Peut-être savent-elles quelque chose…

Le « complexe militaro-industriel » voit le retour des jours heureux

Washington a déjà vu de nouveaux gouvernements arriver puis repartir.

Les républicains arrivent. Les démocrates partent. Un type de chez Goldman arrive. Un autre type de chez Goldman repart. Les alligators, serpents et limaces ont déjà vu le film. Ils en ont vu les différentes versions. Chaque fois, cela se termine de la même façon. Peu importe ce qui se passe dans le reste du pays, la Parasitocratie du Potomac devient plus riche et plus puissante.

Il en a toujours été ainsi… et il en sera toujours ainsi.

Sur l’autre rive du fleuve, côté Virginie – la partie la plus traître du marigot, où se situe le « complexe militaro-industriel » objet de la mise en garde lancée par le président Eisenhower – le calme s’est métamorphosé en euphorie.

Les agents immobiliers marchent d’un pas léger ; le marché des villas de McLean commence à grimper. Les bars d’Alexandria débordent de clients jusque sur les trottoirs de brique.

C’est le retour des jours heureux.

Quoi qu’il se passe encore, avec l’arrivée de la Trump Team, les résidents du marigot virginien sont sûrs de prospérer.

Le candidat Trump a déclaré « notre économie est un désastre ». Il a également juré de « vaincre le terrorisme de l’islam radical », « d’éradiquer Daesh à coups de bombes » et de « décimer Al-Qaïda ».

Le président-élu s’est déjà engagé à dépenser davantage en armes, navires et aides sociales pour les vétérans.

Ce sont de bonnes intentions, sans aucun doute. Il veut vaincre l’ennemi et prendre soin du soldat de base dont les jambes ont été déchiquetées dans quelque coin perdu du monde.

Mais ce n’est pas ainsi que l’on procède, dans le marigot…

Au diable les drones !

Trump dit qu’il compensera les dépenses supplémentaires en « arrêtant le gaspillage ».

Mais il n’y a pas de gaspillage, dans ce bourbier. Chaque sou dépensé a un but : enrichir les résidents du marigot. De leur point de vue, plus il y a de « gaspillage » mieux c’est.

Les victimes de la guerre ne percevront que très peu de cet « argent gaspillé », et il en sera de même pour les amputés et les familles de réfugiés. Il disparaîtra plutôt dans les poches de généraux à la retraite, de prestataires, de compères et de lobbyistes.

Sur cette anticipation, le marché actions américain a déjà enregistré de nouveaux records. Northrop Grumman, basé à West Falls Church (Virginie) et SAIC basé à McLean (Virginie) devraient très bien s’en sortir.

Le constructeur de navires General Dynamics, également basé à West Falls Church (Virginie) devrait même s’en tirer encore mieux : Trump a dit qu’il fallait 350 navires.
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« Au diable les drones… En avant toute ! Si la Deuxième guerre mondiale éclate à nouveau, nous serons prêts à l’affronter ! »

Oui, cher lecteur, alors que Trump n’a même pas quitté son quartier général de New York, le véritable gagnant de l’élection de 2016 se précise.

Il s’agit de la partie la plus enfouie du Deep State

Les procédés du marigot

Ce pauvre M. Trump veut être un « winner« . Mais ce n’est pas ainsi que l’on procède, dans le marigot non plus.

La guerre en Afghanistan dure depuis 16 ans. La guerre en Irak – bien que proclamée « gagnée » à deux reprises – persiste au bout de 13 ans.

L’opération « Iraqi Freedom » [NDR : Liberté irakienne] s’est achevée fin 2010. Elle a été remplacée par l’opération « New Dawn » [NDR : Aube nouvelle], à laquelle a succédé ensuite l’opération « Inherent Resolve » [NDR : Détermination absolue].

Dans les bas-fonds du Conté de Fairfax (Virginie), les créatures visqueuses ont le sens de l’humour ; on devrait l’appeler Opération « Eternal Resolve » [NDR : Détermination éternelle] disent-elles en plaisantant.

Les forces américaines en Irak en sont à leur neuvième commandant, aucun des huit premiers n’a réussi à boucler cette affaire.

C’est tout comme s’ils n’avaient jamais eu l’intention de gagner. Et pourquoi le devraient-ils ?

Ils savent que plus la guerre dure longtemps, plus l’argent afflue dans le marigot… et il y reste.


LES NOTES DE FERGHANE AZIHARI

Ferghane Azihari

Les quatre fausses justifications des crimes de la dictature cubaine

Quiconque s’est un peu renseigné sur le régime politique cubain sait que la philanthropie n’est pas le propre d’un gouvernement qui pratique l’esclavage de masse. Mais certains avancent toujours les mêmes mauvaises excuses.

De Jean-Claude Juncker à François Hollande en passant par le Premier ministre canadien Justin Trudeau, la plupart des dirigeants du monde ont participé à un rituel navrant en saluant la mémoire d’un tyran tout en crachant, par la même occasion, sur celle de ses victimes.

Il n’y a guère que Donald Trump et son aversion pour le politiquement correct qui a détonné dans cette mascarade diplomatique. Donald Trump a évoqué la mort d’un « dictateur brutal » qui a opprimé sa population durant des décennies en la maintenant dans la pauvreté. Quand Trump incarne la voix dissidente de la raison, c’est que quelque chose ne tourne pas rond sur la scène internationale.

L’académicien Jean-François Revel écrivait en 2000 :

« […] contrairement à la carte postale touristique gobée par les jobards, Cuba abrite non point une dictature bon enfant édulcorée par le climat tropical, mais une réplique des méthodes staliniennes dont la dureté ne s’est jamais relâchée. Depuis 1959, quinze à dix-sept mille prisonniers politiques ont été fusillés dans l’île. Au cours du seul été 1994, sept mille fuyards cubains ont péri en mer, ces balseros qui ‘votent avec leurs rames’ et dont Castro fait bombarder les frêles embarcations par des hélicoptères. »
Jean-François Revel, La Grande Parade. Essai sur la survie de l’utopie socialiste, 2000.

L’annonce de la mort de Fidel Castro a été pour la gauche radicale l’occasion d’exceller à ce petit jeu orwellien qui consiste à subvertir le langage en employant un lyrisme justicier pour vanter des pratiques totalitaires.

C’est ainsi qu’elle s’est empressée de rendre hommage à un personnage sanguinaire érigé en héros de la liberté. Fort heureusement, cette gauche hétéroclite comporte aussi parmi ses rangs quelques intellectuels lucides comme Michel Onfray qui a entrepris de rétablir quelques vérités occultées par la mythologie castriste dans une vidéo postée le 26 novembre.

Mais comment expliquer ce relativisme vis-à-vis des crimes perpétrés par le régime de Fidel Castro ?

Mieux qu’avant ? Pourtant, un crime reste un crime

Le premier argument généralement utilisé est celui du contexte historique et géopolitique. Castro a chassé du pouvoir un dictateur du nom de Batista nous dit-on. Très bien. Mais chasser un bandit ne justifie pas que l’on prenne sa place pour perpétrer des crimes tout à fait similaires, si ce n’est plus cruels encore.

La faute du méchant blocus américain ? Pour pouvoir échanger, encore faut-il produire

Le second argument concerne la résistance face au méchant « blocus américain » qui serait la véritable cause de la misère du peuple cubain. Il est toujours amusant d’entendre la gauche marxiste brandir ce prétexte. Elle ne cesse en effet de dénigrer le libre-échange et la mondialisation capitaliste qu’elle accuse de répandre la pauvreté, tout en nous expliquant dans le cas cubain que le « blocus » américain a entravé l’essor économique de l’île. S’il fallait une preuve de plus de l’inconsistance de ces gens…

Toujours est-il que non, il n’y a jamais eu de « blocus ». L’île n’a jamais été isolée du reste du monde par les Américains qui se sont contentés de décréter un embargo, ce qui n’est pas la même chose. Cet embargo relevait d’une initiative unilatérale qui n’a jamais été suivie par les autres pays.

L’embargo américain, bien qu’injustifié, n’empêche pas Cuba de commercer avec l’Europe, l’Amérique latine ou l’Asie. Cependant, le régime castriste s’est attaché à réprimer toute activité entrepreneuriale. L’île ne produit hélas pas grand chose. Difficile, donc, de commercer avec une population quand l’entrepreneuriat est réprimé et quand le marché noir constitue la norme. L’argument de l’embargo est d’autant plus ridicule qu’une économie peut produire de la richesse en autarcie pour peu qu’elle se dote des bonnes institutions. Ce n’est pas le cas de Cuba pour les raisons qui viennent d’être mentionnées.

Au contraire : loin d’avoir ennuyé Castro, l’embargo américain a constitué un puissant alibi au service de son pouvoir. Le dictateur s’est habilement servi de ce prétexte pour expliquer la misère de ses sujets tout en se posant en défenseur de leurs intérêts pendant qu’il vivait dans l’opulence.

La popularité ? Une mesure qui oublie ceux qui fuient

Le troisième argument utilisé pour disqualifier les détracteurs de Castro est relatif à sa popularité. D’accord mais saviez-vous qu’Hitler était lui aussi très populaire en son temps ? Et je ne doute pas qu’une certaine frange de la population nord-coréenne éprouve une certaine sympathie à l’égard de Kim-Jong Un. Le talent d’un dictateur consiste généralement à s’appuyer sur un certain charisme tout en ayant de fortes aptitudes à la séduction sans lesquelles il aurait du mal à se maintenir au pouvoir.

Naturellement, quand vous contrôlez le système éducatif, les médias et que vous emprisonnez vos opposants politiques, il est assez simple d’obtenir l’allégeance de vos sujets. Mais puisqu’on parle de la popularité d’un régime politique, permettez-moi de proposer un autre indicateur plus pertinent pour l’évaluer : le vote avec les pieds, l’émigration.

cuba migration
source : Groupe Banque mondiale
Cliquez sur le graphique pour l’agrandir

L’énergie déployée par les autorités pour entraver l’émigration ne suffit visiblement pas à endiguer la volonté des gens de fuir cette île prétendument paradisiaque. A la différence des régimes totalitaires, le marché ne ment que très rarement.

L’Etat providence et la qualité de ses services ? L’argument avancé par les colonialistes

Le dernier argument est sans doute le plus intéressant. C’est celui des services publics et de l’Etat-providence. Quand on fait remarquer que Castro est un esclavagiste, on nous rétorque qu’il met à disposition de la population des hôpitaux de qualité. Cet argument rappelle un peu les postures des nostalgiques de la colonisation qui nous invitent à modérer notre indignation sous prétexte que le colon a apporté avec lui quelques infrastructures au service des populations soumises.

Bien sûr, on sait que les services gouvernementaux sont toujours moins productifs que ceux des entreprises soumises au régime de la libre-concurrence. Quiconque s’est penché sur l’économie cubaine au-delà de la propagande castriste sait également que la pénurie y est la norme, et que l’industrie de la santé n’y échappe pas, sauf peut-être pour quelques oligarques.
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]

Ces arguments montrent à quel point le culte des services publics peut constituer une idéologie dangereuse, utilisée pour enraciner chez les populations un sentiment de dépendance vis-à-vis de leurs gouvernements. Lorsqu’un Etat monopolise une activité utile, il nous pousse naturellement à croire qu’il est indispensable et que sans lui, cette même activité s’évanouirait. Peu importe dans ces conditions les crimes qu’il commet. Peu importe également le fait que ces mêmes services publics reposent sur l’exploitation des populations locales.

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