SOS éducation:jusqu’où faudra-t-il descendre avant d’agir?-la pétasse relooké Belkacem a trouvé:c’est la faute à Fillon

 

 

Jusqu’où faudra-t-il s’enfoncer avant d’agir ?

 

Jusqu’où faudra-t-il s’enfoncer avant d’agir ?

 

 

sep
Claire Polin Chère amie, cher ami,

L’Éducation nationale ressemble de plus en plus à un homme gelé : plus elle refroidit, plus l’anesthésie progresse et moins elle se rend compte du froid. Et même la terrible période dans laquelle nous sommes entrés ne pourra pas la réveiller.

Quand je suis arrivée à l’association SOS Éducation, j’étais pleine d’audace, persuadée que nous allions améliorer le système éducatif très rapidement. Nous n’étions alors que quelques parents, grands-parents et professeurs à mettre nos forces en commun.

Aujourd’hui, l’association a pris une ampleur incroyable, des milliers de personnes nous soutiennent… mais, paradoxalement, je ne m’attends plus à ce que l’école publique change tout de suite.

Le saviez-vous ? En 1995 a été publié pour la première fois un comparatif international mesurant les performances des élèves du monde entier en mathématiques.

Le nom de cette étude était TIMSS (pour Trends in International Mathematics and Science Study), et lors de cette première édition, la France occupait… le premier rang !

Depuis, l’étude est reconduite régulièrement.

Or les derniers chiffres sont tombés hier : nos élèves de primaire, depuis cette année, sont officiellement…

Les derniers d’Europe en mathématiques.

Je ne cesse de regarder ce nouveau classement , tant il me semble incroyable, jugez-en par vous-même :

dernière place

Comment en est-on arrivé là ?

Aujourd’hui, au concours du professorat de mathématiques, un tiers des postes restent vacants… faute de candidats. Et ceux qui sont recrutés sont parfois d’un niveau absolument consternant.

Pour ne rien arranger, cette nouvelle génération de professeurs se fait laver le cerveau dans les ESPÉ (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation, un nouveau nom des IUFM… les formateurs sont les mêmes).

Ils doivent porter allégeance : j’ai rencontré récemment une femme professeur qui avait d’abord travaillé en entreprise. Elle avait une expérience d’ingénieur, mais avait voulu retrouver une « vocation de jeunesse » et enseigner les mathématiques. Quelle douche froide !
Durant sa période d’Espé, elle a vite compris qu’elle devrait faire le deuil de l’efficacité, du pragmatisme… et même du bon sens. Elle avait suffisamment de recul pour pouvoir faire la part des choses, mais cette expérience a failli avoir raison de sa « vocation », tellement c’était absurde. Surtout, on lui martelait qu’elle n’avait rien à transmettre !

S’il peut parfois y avoir des exceptions, la plupart des formateurs sont des Purgon et Diafoirus, qui non seulement brassent de l’air avec beaucoup de sérieux, mais qui font peser une chape de plomb en matière d’idéologie. Or ce sont eux qui ont les clés de la porte, pour devenir professeur titulaire…

Au niveau du primaire, 72 % des enseignants doivent passer par un master « métiers de l’enseignement » dans les Espé. Pour vous donner un exemple, en 2e année de master, ils n’ont que 40 heures de mathématiques. Mais comment voulez-vous aborder une matière si importante en à peine 40 heures ? Sans compter que la façon de l’aborder par la didactique est totalement absconse. Les étudiants récupèrent quelques trucs, quelques pistes… mais où sont les bases ? Or, contrairement aux idées reçues, enseigner à des petits est très exigeant et demande une maîtrise approfondie des disciplines.
Non, les futurs professeurs des écoles ne sont vraiment pas aidés.
On comprend pourquoi 40 % des écoliers ne possèdent pas les bases en mathématiques à la sortie de l’école primaire !

Pourtant, à SOS Éducation, nous rencontrons chaque semaine des professeurs qui continuent à aimer leurs matières et à vouloir les enseigner le mieux possible. Beaucoup viennent sur leur temps libre aux Ateliers SOS Éducation pour y rencontrer des experts, découvrir de nouvelles méthodes et discuter de leur métier. Ils apprécient énormément cette liberté de parole, ce lieu d’échange enrichissant, où ils puisent l’énergie nécessaire pour résister dans leur académie.

Je parle de « résistance » à dessein. Car la pression qu’ils ont connue dans les Espé ou les IUFM ne se relâche jamais. Il y a cette pression idéologique dans le choix des manuels par exemple. Bien sûr, les professeurs sont libres de choisir… tant que ça reste consensuel, et que c’est validé par le chef d’établissement qui veut faire bonne figure auprès de l’inspecteur. En français, il faut renoncer aux auteurs exigeants. En histoire, il s’agit de bien faire avaler aux élèves leur dose de culpabilisation !

Mais plus encore, dans la vie de tous les jours, bon nombre de professeurs souffrent d’un climat délétère sans aucun soutien de leur hiérarchie.

Ils doivent affronter seuls la violence verbale et physique des élèves, voire des parents, dès le primaire, et surtout ne pas faire de vague ! Ne pas dire les mots qui fâchent ! Se laisser humilier sans aucun moyen d’imposer la discipline ! Et quand ils proposent des ateliers de remédiation avec des méthodes éprouvées, on leur fait comprendre que ce n’est pas dans leurs attributions…

Alors, oui, il reste encore beaucoup de chemin à faire.

Et vous pouvez compter sur nous pour nous battre chaque jour, jusqu’à ce que l’école soit relevée.

SOS Éducation est la première association totalement indépendante qui se mobilise véritablement pour l’école publique, pour les professeurs et surtout pour que les élèves puissent apprendre

la lecture,
l’écriture,
la grammaire,
la littérature,
les mathématiques,
les sciences,
le latin et le grec, qui forment l’esprit critique.

Notre indépendance, nous la puisons dans la générosité des 60 000 membres donateurs qui nous soutiennent, et qui refusent de se coucher devant la pensée unique.

Et c’est pourquoi je vous écris aujourd’hui : je vous demande de continuer à permettre ce combat de chaque instant en faisant un don de 20 € ou plus si vous le pouvez. Après réduction d’impôt, ce don ne vous reviendra qu’à 6.80 euros. Et il nous permettra de lancer des campagnes de pétitions, d’agir auprès des politiques, de programmer des formations aux bonnes méthodes.

Je soutiens SOS Éducation

Par chance, vous pouvez déduire 66 % de votre don sur vos impôts avant la fin de l’année qui arrive très vite.

Alors, profitez-en pour le faire dès maintenant en cliquant sur ce lien.

Avec toute ma gratitude,

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

P.S. Nous sommes en guerre : le savoir est notre arme. Nos idées avancent, mais il faut qu’elles débouchent sur des actions concrètes. À l’approche des présidentielles, les élus commencent à tendre l’oreille, ils sentent le vent. Nous aurons besoin de frapper fort et de mobiliser des dizaines de milliers de personnes dans les prochains mois. Parlez de l’association SOS Éducation autour de vous : nous pouvons vous envoyer sur simple demande des tracts pour informer vos proches, car beaucoup ne se rendent pas compte du désastre éducatif et de ses répercussions sur les enfants. Et s’il vous plaît, faites un don le plus généreux possible à l’association, pour que nous puissions continuer ce combat que personne d’autre ne pourra mener à ce niveau.

Agissez par tous les moyens : donnez à vos enfants et à vos petits enfants le pouvoir d’être libres, grâce à l’école !

Je soutiens SOS Éducation

OUI, je soutiens les actions de SOS Éducation et je deviens membre à part entière de l’association
SOS Éducation
Association Loi 1901
d’intérêt général
habilitée à recevoir
des dons et des legs
(Loi ESS du 31/7/2014 art.74).120 boulevard Raspail
75006 Paris, France
Tél. : 01 45 81 22 67
Fax : 01 45 89 67 17
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