Claire Polin de SOS Éducation:votre cadeau de No£el

Claire Polin de SOS Éducation

SOS Éducation est une association loi de 1901 qui réunit des parents et des professeurs pour sauver l’école publique. Si vous souhaitez vous désabonner, cliquez ici
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sep

Claire Polin Chère amie, cher ami,

Je me suis demandée ce matin comment je pourrais vous remercier pour votre fidélité.

Depuis plusieurs semaines, en effet, en raison d’une actualité extrêmement chargée, je vous ai beaucoup sollicité(e).

J’espère que vous ne m’en voulez pas ! Pour toute l’équipe des permanents de SOS Éducation, ainsi que pour moi-même, le fait de savoir que vous prenez connaissance des informations que je vous adresse, que vous les diffusez et les transférez à vos amis, est déjà un immense soutien.

Après tout, nous partageons, vous et moi, le plus important : le désir de servir notre pays et de donner les meilleures chances à nos enfants.

J’ai donc décidé de vous faire aujourd’hui un cadeau.

C’est un petit ouvrage formidable que je vous envoie : il vient d’être publié par les éditions SOS Éducation, et se trouve « dans toutes les bonnes librairies », mais vous allez le recevoir gratuitement.

C’est un livre qui peut vraiment changer les choses.

D’habitude, quand j’annonce aux parents d’élèves ou aux professeurs qui découvrent SOS Éducation, que nous militons :

• pour que les élèves apprennent vraiment à lire, écrire, compter, calculer,
• qu’ils acquièrent les connaissances nécessaires pour apprendre un métier épanouissant…
• et qu’il faut pour cela réformer l’Éducation nationale en profondeur…

… ces personnes répondent invariablement avec un haussement de sourcil, dans un soupir incrédule : « Y’a du boulot… »

Et il faut bien avouer qu’ils ont raison: l’Éducation nationale est sans doute l’administration la plus difficile à réformer.

Comment voulez-vous motiver un million de personnes sans réelle gestion de ressources humaines ?

C’est titanesque !

De droite comme de gauche, tous les ministres s’y cassent les dents. Ils lèvent le petit doigt ? Des milliers de syndicalistes dans la rue. Quelle que soit la réforme, d’ailleurs, bonne ou mauvaise.

Et pourtant, il y a un moyen, qu’Archimède n’aurait pas renié :
« Donnez-nous un point d’appui et nous ferons bouger l’école ! »

Ce point d’appui, SOS Éducation y travaille depuis des années.
Et vous allez le découvrir dans ce livre.

Mais pour bien comprendre le problème, il faut prendre conscience d’une chose : si le système est irréformable, c’est d’abord… parce qu’il y a trop de réformes !

L’Éducation nationale est malade

Le public entend régulièrement parler des « grandes » réformes, en général quand le ministre arrive au gouvernement et qu’il veut laisser une trace.

Elles se croisent, se détricotent…

Et ne tiennent aucun compte de ce qui se passe sur le terrain.

Mais surtout, de l’extérieur, on est loin d’imaginer la quantité d’injonctions contradictoires bombardées chaque semaine aux établissements.

Ce que j’ai découvert en m’engageant pour SOS Éducation, c’est l’incroyable diarrhée administrative de l’Éducation nationale : en une année scolaire, le ministère pond en moyenne entre 4 et 5 circulaires, décrets ou notes de service à appliquer… PAR JOUR !

Ils s’empilent sur le bureau du chef d’établissement. Comment voulez-vous qu’il les suive ? C’est tout simplement impossible. S’il est pragmatique, il les classe rapidement dans la corbeille et retourne à la gestion de son établissement et à l’animation de l’équipe pédagogique…

… avec l’infime marge de manœuvre qui lui reste.

Car en fait, le chef d’établissement a les pieds et les poings liés.

Il n’est en effet responsable de rien :

• Il ne choisit pas son équipe – et les professeurs ne le choisissent pas non plus. Alors pour créer l’unité, c’est la loterie : soit vous tombez bien, soit vous tombez mal… jusqu’au prochain tirage.

• Il n’a aucune marge de manœuvre pour motiver les professeurs : il ne décide pas de leur rémunération. Et inversement, si l’un d’entre eux est objectivement mauvais – ça arrive – il sera indéboulonnable, au détriment des élèves et des autres professeurs. Une fois le concours passé, il est là pour plus de quarante ans !

• Il ne choisit pas ses élèves… et les parents sont contraints eux aussi par la carte scolaire. Il doit mélanger les niveaux. Aux professeurs de se débrouiller comme ils peuvent – ou pas. S’il en exclut, dans les cas extrêmes, c’est toujours relatif : c’est à lui de négocier l’entrée de l’élève dans un établissement à côté du sien… et en échange il en accepte un autre difficile…

• quant à créer une classe si trop d’élèves se bousculent pour s’inscrire… c’est au bon vouloir du rectorat.

Il ressort de tout cela une grande inertie et un profond sentiment d’impuissance.

Certains restent debout comme un capitaine en pleine tempête, se battent pour leurs élèves et leurs professeurs contre vents et marées. Investis d’une autorité naturelle, ils impulsent une énergie qui motive tout le monde.

Mais la plupart du temps, les chefs d’établissements se contentent d’étouffer les incidents, de ne pas se faire remarquer par le système – surtout pas de vague ! – pour s’assurer une carrière tranquille.

Voilà ce qu’on leur laisse !

Et je n’ai pas encore parlé des syndicats, qui, par dessus le marché, sont dans des postures idéologiques et sortent les griffes dès qu’on ose regarder leurs “acquis”, ajoutant une couche d’immobilisme à tout ce marasme.

Alors, forcément, dans ce contexte, les grands sacrifiés sont les élèves.
Et si on ne fait rien, il sera bientôt impossible de remonter la pente. Nous sommes d’ores et déjà les derniers d’Europe en mathématiques, selon une étude récente !

Le point d’appui pour relever l’école : « tête en bas ! »

On ne peut pas “dégraisser le mammouth” et la quasi totalité des réformes sont inutiles.

Mais on peut ébranler le système grâce à un point d’appui et la force de levier.

Le point d’appui, c’est une idée simple :

Le seul moyen de changer le système est de le renverser, de lui mettre la tête en bas : pour bon nombre de sujets, ce n’est ni au ministre ni à l’administration pléthorique des rectorats de décider depuis leur tour d’ivoire.

Il faut restaurer l’autorité des chefs d’établissement en leur accordant l’autonomie.

Il faut qu’ils soient :

• responsables du recrutement des professeurs
• responsables du projet pédagogique de leur établissement
• responsables de l’accueil des élèves
• responsables des conditions de travail, du montant des rémunérations
• responsables de l’emploi du temps…

C’est un fait vérifié partout dans le monde : plus les établissements sont autonomes, meilleurs sont les élèves.

L’Angleterre a déjà fait le pas depuis 2002 avec son réseau parallèle d’Academies qui sont toujours financées par L’État mais autonomes et évaluées sur la progression des élèves.

Et le résultat est fulgurant : le nombre des écoles « bonnes ou exceptionnelles » a bondi !

Le chef d’établissement prend la responsabilité d’un directeur de PME, entouré d’une équipe pluridisciplinaire, motivée et pleinement investie pour la réussite des élèves.

Loin d’être dans une concurrence écrasante, les établissements échangent naturellement entre eux les pratiques efficaces. Il n’y a plus besoin d’une contrainte hiérarchique administrative, débilitante et inadaptée au terrain.

La liberté pédagogique prend alors tout son sens : les professeurs peuvent vraiment mettre en place des dispositifs innovants et efficaces… Les écoles peuvent s’adapter aux élèves qu’elles accueillent, à leurs besoins spécifiques… Les parents ont en main une vraie possibilité de choix pour leur enfant…

Tout le monde profite de la créativité nouvelle.

Bien sûr, s’ils sont libres des moyens, les établissements restent “comptables des résultats” : l’État leur fixe des objectifs, définit des programmes communs, et ils sont évalués par une agence indépendante.

Mais cette évaluation est bien mieux acceptée dans la mesure où les équipes sont soudées et les responsabilités, partagées et assumées.

Et le levier ? C’est nous, c’est vous !

Depuis 2001, SOS Éducation martèle auprès des politiques que la seule voie possible est l’autonomie des établissements.

Par exemple, en juin dernier, nous avons organisé un grand colloque, qui a rassemblé de nombreux experts, politiques et grands témoins sous le haut patronage de Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, ancien recteur d’académie et ancien directeur général de l’enseignement supérieur.

Et surtout, pour rassembler toutes ces idées et les diffuser sous une forme synthétique, nous avons demandé à l’historien des idées et philosophe Philippe Nemo d’écrire ce que je considère comme notre manifeste : Quelle école pour l’Europe de demain ?

Ce livre, qui se lit en à peine une heure (84 pages), est vraiment très stimulant : il brosse l’histoire des institutions scolaires depuis l’invention de l’École, et propose les grands principes d’organisation d’un système éducatif moderne et efficace, fondé sur la liberté et la responsabilité des acteurs.

Si vous voulez avoir les idées claires sur la question de l’éducation, ce livre est fait pour vous !

J’ai le plaisir de vous en offrir la version PDF
que vous pouvez télécharger en cliquant ici : soseducation.org/quelle-ecole-pour-l-europe-de-demain

N’hésitez pas à transférer ce message à tous vos amis, pour qu’ils puissent eux aussi recevoir ce cadeau !

Je vous souhaite bonne lecture,

Claire Polin

Présidente de SOS Éducation

P.S. Notre arme, c’est l’information. Certains peuvent encore avoir peur de l’autonomie, comme un oiseau né en cage craint la liberté. Ils pourront se rassurer en regardant tous les avantages de l’autonomie des établissements.

Alors, parlez-en autour de vous.

Transmettez cet email à vos proches: plus nous serons nombreux, plus vite nous relèverons l’école !

Cliquez sur cette image pour télécharger votre livre :

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