La Chronique Agora:citoyen europhile, dormez tranquille…

Citoyen europhile, dormez tranquille…

La Chronique Agora

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Paris, mardi 6 décembre 2016

Simone Wapler : Citoyen europhile, dormez tranquille, tout est sous contrôle pour quelques semaines…
Le référendum italien est passé comme une lettre à la poste. Les Allemands ont montré les dents mais Mario Draghi est intervenu. Aucune panique sur les marchés obligataires. Aucune séquelle. Pour le moment…
Bill Bonner : Donald Trump réservera-t-il de divines surprises ?
Beaucoup espèrent l’arrivée de l’inflation salvatrice qui rongera les dettes, arnaquera les créanciers et enrichira les compères. Mais la récente chute du marché obligataire augure mal du succès de ce plan.
Nicolas Perrin : Profiter des creux ou acheter régulièrement de l’or ?
Acheter régulièrement de l’or et le conserver est plus payant que d’essayer d’anticiper la tendance. Ainsi, vous lissez votre coût d’acquisition et vous optimisez votre assurance contre une issue fatale des expériences monétaires actuelles.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Citoyen europhile, dormez tranquille, tout est sous contrôle pour quelques semaines…

Le référendum italien est passé comme une lettre à la poste. Les Allemands ont montré les dents mais Mario Draghi est intervenu. Aucune panique sur les marchés obligataires. Aucune séquelle. Pour le moment…

La main très visible de Mario Draghi est intervenue pour limiter la casse sur le marché obligataire.

« Après s’être fortement écartés en début de séance, les spreads bancaires italiens se sont repris pour terminer sur des niveaux stables », indique L’Agefi de ce matin qui poursuit « La perspective d’une intervention de la BCE en cas de tensions trop vives sur les marchés… ». Vous saisissez la subtilité ? La BCE ne serait pas vraiment intervenue, c’est simplement le fait de dire qu’elle va le faire qui est magique.

Evidemment, mon collègue Gilles Leclerc raconte une tout autre histoire ici…

Les Allemands, eux, n’apprécient pas.

Vous savez, les Allemands, ces gens bizarres qui n’aiment pas la dette, qui ont décidé d’arrêter de creuser le trou, qu’une monnaie forte réconforte, bref les empêcheurs de tourner en rond dans l’euro.

Les Allemands à qui le reste de la Zone euro doit de l’argent, la bagatelle d’un peu plus de 600 milliards d’euros. Les deux plus gros débiteurs sont l’Italie et l’Espagne.

Et l’ardoise, au lieu de se résorber – comme entre 2012 et 2015 – recommence à se creuser parce que les finances publiques de la plupart des pays dérapent toujours.

Perspective de dette et déficit publics dans les pays de la Zone euro
Cliquez sur le graphique pour l’agrandir

Du coup, Schäuble met les pieds dans le plat au Congrès des banques à Francfort vendredi 2 décembre : « les Grecs vivent au-dessus de leurs moyens. Ils bénéficient de prestations sociales et de pensions hors de proportion avec leur revenu intérieur brut – et même supérieures à celles qui existent en Allemagne ».

Axel Weber, l’ex président de la Bundesbank et désormais à la tête de la banque suisse UBS, se lâche dans le Financial Times et indique que la BCE achèvera ses QE comme prévu puis haussera ses taux directeur pas plus tard qu’en septembre 2017 : « je pense que la BCE est plus proche de réduire ses programmes de rachats obligatoires que ce que beaucoup d’intervenant des marchés croient » et il ajoute que les marchés sont « dangereusement non préparés ».

Les Allemands – qui pensent que vivre au-dessus de ses moyens avec l’argent des autres, ce n’est pas bien – montrent les dents mais faut-il les prendre au sérieux ? Après tout, cela fait si longtemps que ça dure…

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Les autorités resteront-elles laxistes, se demande Focus Economics ?

Ca tombe bien j’ai la réponse ! Oui, les autorités resteront laxistes. Oui parce que l’euro n’est pas considéré par la BCE et Bruxelles comme réversible. On y est, on y reste. Jusqu’à ce que la faillite nous sépare.

La fin de l’euro signerait la mort de toute une Parasitocratie bruxelloise. Imaginez les bureaux des lobbyistes tristes et déserts, le démantèlement de la BCE, les milliers de fonctionnaires superviseurs des banques au chômage… La déflation administrative n’est jamais une option. Donc oui, la Banque centrale européenne restera plus que laxiste, coulante, des torrents d’euro se déverseront sur le marché obligataire.

Les banques italiennes peuvent-elles contaminer les autres ?

Le FMI considère dans son dernier rapport que sur 61 banques européennes, un tiers ont une rentabilité insuffisante (inférieur à 8%).

Les banques hollandaises, autrichiennes et françaises sont évaluées par le FMI comme les plus solides.
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Selon les chiffres de la BCE, les banques italiennes détiennent à elles seules près de 29% des 990 milliards d’euros de créances douteuses de la Zone euro. Depuis janvier, l’indice des banques italiennes a ainsi perdu 47% de sa valeur.

« S’il n’y a pas de solution à la crise gouvernementale d’ici deux ou trois semaines, les marchés financiers recommenceront à être nerveux », indique l’économiste Lorenzo Codogno dans Le Vif, « l’augmentation de capital de la Monte dei Paschi (BMPS) sera probablement retardée voire carrément annulée et toutes les autres opérations bloquées ».

Mais jusqu’ici, tout va bien… Il n’y a aucune mauvaise dette qu’un peu de fausse monnaie ne puisse encore éponger.

Le temps presse, certains sont déjà positionnés…

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LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Donald Trump réservera-t-il de divines surprises ?

Beaucoup espèrent l’arrivée de l’inflation salvatrice qui rongera les dettes, arnaquera les créanciers et enrichira les compères. Mais la récente chute du marché obligataire augure mal du succès de ce plan.

« La pire déroute obligataire depuis 1990 » proclamait un gros-titre de l’Irish Times la semaine dernière.

Et voilà, c’était là, visible de tous. Le début de la fin. A présent nous savons comment cela va se terminer.
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Mais attendez… Nous allons plus vite que la musique.

Bon nombre de lecteurs continuent de mettre en doute notre clairvoyance et notre patriotisme.

Inutile de prendre cette peine. Nous ne revendiquons ni l’une ni l’autre. Ces choses sont hors de notre portée, l’une parce qu’elle nous passe bien au-dessus de la tête… et l’autre bien au-dessous.

Mais ce ne sont que deux choses qu’il nous manque parmi tant d’autres. Etant marié depuis plus de 30 ans, nous connaissons toutes nos carences parfaitement.

En fait, nous ne revendiquons qu’une seule qualité : l’humilité. Même là, nous manquons de sincérité. Nous suivons les informations et, souvent, nous avons cette plaisante illusion d’avoir une longueur d’avance.

Le Messie arrive qui se propose de vaincre la mort de la bulle de crédit

Et c’est ainsi que lorsque l’élection de 2016 a régurgité un candidat improbable à la présidentielle — notre désormais improbable président-élu — nous n’avons pris position ni en sa faveur ni en celle de son adversaire.

Nous nous sommes contenté de deviner que, quel que soit le vainqueur, les compères et les initiés qui dirigent réellement le gouvernement en sortiraient gagnants.

A présent, c’est la période de l’Avent, sur le calendrier chrétien. Les jours raccourcissent dans l’hémisphère nord et une atmosphère feutrée plane sur le monde, tandis que nous attendons notre sauveur.

Quelque chose scintille dans le ciel, au-dessus de Manhattan. Et nous – ainsi que beaucoup d’autres – aimerions croire qu’un Messie s’apprête à venir au monde, un certain Donald J. Trump. Ne va-t-il pas nous libérer de nos entraves… défier l’empire… éliminer les individus du Deep State… et refaire des Etats-Unis une modeste république, qui s’occupe de ses affaires et laisse les autres s’occuper des leurs ?

Notre profonde humilité nous empêche de connaître la réponse. Nous n’avons que nos yeux et nos oreilles… Mais selon ce que nous avons constaté jusqu’à présent, nous en doutons. Et si l’on observe le plus grand sell-off enregistré depuis 26 ans sur le marché obligataire, nous pouvons bien imaginer comment cela va se terminer :

En début d’année prochaine, juste après Noël, notre héros Donald J. Trump fera son entrée triomphale dans Washington. Il marchera sur un sol jonché de dollars falsifiés… une foule en liesse bordera les rues… il arrivera dans la capitale du pays.

Il présentera son plan – les allègements fiscaux et l’augmentation des dépenses publiques – lequel, s’il est mis en oeuvre, garantira la vie éternelle au marché haussier, à Wall Street, et à notre expansion économique, quelle qu’elle soit, pour le reste de la société.
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Oui, il propose de vaincre la mort, du moins la mort tant attendue d’un boom du crédit qui dure depuis 35 ans.

La multiplication des pains et des poissons allégera le poids des dettes

L’économie souffre d’un endettement excessif, né d’une monnaie de singe, le système du crédit facile. Les expansions du crédit ne durent jamais éternellement. Elles meurent toutes, tôt ou tard.

Celle-ci a déjà tenté d’en finir à deux reprises, au moins : en 2000 et à nouveau en 2008. A chaque fois, la Fed l’a ressuscitée en injectant davantage d’argent facile. Et à chaque fois, la résurrection a aggravé la situation économique présente avant cette mort.

Il est probable que le marché actions haussier, la croissance du PIB et l’expansion du crédit meurent à nouveau rapidement. Mais « Le Donald » propose de chasser cette mort grâce à un programme qui créera des emplois, augmentera les revenus, dopera les recettes fiscales, augmentera le taux d’inflation et réduira ainsi le poids réel de la dette.

En mettant en place ce programme grisant, son gouvernement pourra emprunter toujours plus d’argent… alors que l’inflation allègera nos épaules du poids réel de la dette…

Voici comment le formule l’un de nos lecteurs :

Oui, nous allons avoir énormément d’inflation, mais pensez à ce que produiraient quelques années à 100% d’inflation sur le poids de la dette de l’Amérique et l’angoisse de ses créanciers. Les salaires devraient également augmenter, avec une inflation élevée. Cela ferait rouspéter nos classes populaires, qui ont voté pour Trump, mais comme elles ne possèdent aucun actif, cela ne devrait pas leur poser de problème. Les détenteurs d’obligations, qui ont peu de poids électoral, hurleront, mais on s’en moquera…

Nos dettes en vieux dollars seraient bien contentes, avec ces billets de milliards de dollars imprimés par la Réserve fédérale, et qui ne valent rien. Les créanciers seraient mécontents, mais nos citoyens seraient ravis… Donc, la voilà l’issue ! Il faut simplement faire face aux problèmes, arnaquer nos créanciers et récompenser nos fidèles électeurs. Ce ne sera pas un désastre total, et nous entrerons dans un monde plus éclatant, meilleur et bien plus fastueux, avec un second mandat pour Trump.

Est-là ce qui nous attend ? Donald Trump va-t-il réaliser son premier miracle en multipliant les pains et les poissons ?

Ou bien cette « déroute obligataire » nous révèle-t-elle quelque chose d’important ? Que les créanciers ne vont pas se laisser faire ?

LES NOTES DE NICOLAS PERRIN

Profiter des creux ou acheter régulièrement de l’or ?

Contrairement à ce qu’on pense, acheter régulièrement de l’or et le conserver est plus payant que d’essayer d’anticiper la tendance. Ainsi, vous lissez votre coût d’acquisition et vous optimisez votre assurance contre une issue fatale des expériences monétaires actuelles.

Après avoir atteint son plus haut historique en euros fin 2012, l’or a connu une annus horribilis en 2013 avant de redresser la tête à partir de 2014. Cette correction est la plus marquée que le métal a subie depuis le début du grand marché haussier en euros.

cours de l’or en euro depuis 2004

A posteriori, le parcours de l’once peut vous sembler assez évident à décrypter, tant ses mouvements sont marqués. Vous concluez que la stratégie d’achat la plus efficace consiste à identifier la tendance et à concentrer vos achats pendant les creux.

Seulement voilà : en matière de prévisions, il en va de même en finance qu’en économie. S’il était possible de faire des prévisions certaines, le « socialisme scientifique » aurait permis au monde de baigner dans l’opulence et les gérants d’actifs battraient systématiquement le marché, alors que c’est plutôt l’inverse qui se produit.

Se fier à des équations ou au sentiment du marché ?

Plutôt qu’à des équations mathématiques ou qu’à une boule de cristal, Sir John Templeton faisait quant à lui référence dans sa célèbre formule au sentiment du marché :

« les marchés haussiers naissent dans le pessimisme, grandissent dans le scepticisme, s’épanouissent dans l’optimisme et périssent dans l’euphorie. Achetez quand le pessimisme est à son comble, et vendez lorsque l’optimisme atteint son point culminant ».

Plus facile à dire qu’à faire, car bien souvent les EPCR (Equity Put Call Ratio), VIX (niveau de volatilité) et autres indicateurs de sentiment n’y font rien, le hasard et la gestion passive donnent souvent de meilleurs résultats que la crème des gestionnaires d’actifs.

Peut-être l’avez-vous d’ailleurs vous-même constaté sur vos propres investissements. La littérature financière montre que les particuliers font en moyenne moins bien que le marché car ils réalisent trop de transactions. Monsieur tout le monde n’ayant pas plus de succès (toujours en moyenne) que le gérant moyen pour identifier les points hauts et les points bas du marché, les aller-retour qu’il opère se font à contretemps, d’où une perte de rendement.

La règle d’or est « acheter et conserver » en matière d’or

Sur le moyen-long terme, la stratégie consistant à acheter et conserver (« buy and hold ») donnerait donc en moyenne de meilleurs résultats qu’une stratégie consistant à acheter et vendre en cherchant le bon timing. Une telle stratégie a par ailleurs pour avantage de réduire les frais de courtage.

Conscients de cet état de fait, certains négociants en métaux précieux ont conçu des produits permettant d’acquérir du métal de manière automatique et régulière, de manière à ce que leurs clients puissent lisser leurs achats dans le temps. Ces solutions conviennent aux épargnants qui privilégient la sécurité à l’audace.

En investissant une somme fixe à intervalles réguliers, vous achetez en effet plus d’or lorsque le cours est « bas », et moins d’or lorsque le cours est « élevé ». Ce lissage des achats a souvent pour effet de diminuer le prix d’achat moyen.

Chez AuCOFFRE.com, ce type de solution s’appelle le « Livret de Sauvegarde du Patrimoine » (LSP). Ce produit permet de se constituer une épargne en or et en argent physique stockée en Suisse. La société exploite sa propre salle des coffres en Suisse aux Ports Francs de Genève, en dehors du système bancaire. Le groupe ALS Inspection réalise un audit indépendant qu’AuCOFFRE.com rend public sur son site internet chaque mois de février depuis 2015. Une grande variété de produits est éligible au LSP. Le taux de commission est de 1%, à l’achat comme à la vente. Le stockage est gratuit dans la mesure où le client s’engage à acheter au minimum un gramme d’or ou 10 grammes d’argent par mois.

Le leader mondial, BullionVault, propose un « Plan d’Accumulation Automatique Régulier d’Or ». Ce produit permet d’acheter des portions de barres d’or good delivery de 400 onces troy (soit 12,4 kg) d’une pureté minimale de 99,5%. Du fait d’une demande actuellement insuffisante pour l’argent métal, ce type de service est pour le moment restreint à l’or. Là aussi, le métal est stocké en Suisse, à Zurich, dans un coffre-fort gardienné par Loomis International. Un audit quotidien, dont les résultats sont rendus publics sur le site de BullionVault, est réalisé pour chaque coffre. La commission se monte à 0,5% auxquels s’ajoutent 0,3% de coûts de transaction pour les achats effectués en euros. Pour les frais de stockage et d’assurance, il faut compter 0,01% par mois avec un minimum de quatre dollars. A noter qu’il est possible de retirer le métal sous forme de lingotins de 100 grammes.

GoldBroker.com, une autre société dont nous parlons aussi régulièrement, ne propose pas ce type de service.
[NDLR : Quoi acheter, où acheter, comment acheter, où conserver ? Ne vous trompez plus ! Toutes les réponses à ces questions sont ici et vous verrez, certaines réponses vous surprendront.]

Acheter régulièrement de l’or est votre assurance contre une issue désastreuse des expériences monétaires que nous vivons. Internet et ses prestataires spécialisés vous simplifient la tâche.

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