La Chronique Agora: Le « grand complot » contre notre argent

La Chronique Agora

Simone Wapler : Le « grand complot » contre notre argent dont BFM Business parlait ce matin
Pour prolonger la manipulation des taux d’intérêt à la baisse, il faut supprimer le cash. La survie du système monétaire et financier est à ce prix et exige la suppression de la rémunération de l’épargne.
Bill Bonner : La pyramide que Trump ne voit pas du haut de ses tours
Trump est-il le sauveur de l’Amérique qu’il prétend être ? Pour le moment, il ne s’en prend pas au faux miracle de l’argent gratuit ni à la pyramide de dettes de 64 000 milliards de dollars.
David Stockman : Les bond vigilantes sont de retour et ce sera un massacre
Les spéculateurs du marché obligataire, les bond vigilantes, étaient traditionnellement vendeurs. Ils se sont mués en acheteurs, Mais la hausse des rendements obligataires les refera passer vendeurs et Trump ne pourra jamais appliquer son programme.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Le « grand complot » contre notre argent dont BFM Business parlait ce matin

C’est désormais affiché : pour prolonger la manipulation des taux d’intérêt à la baisse, il faut supprimer le cash. La survie du système monétaire et financier est à ce prix et exige la suppression de la rémunération de l’épargne.

Cher Lecteur, mon dévouement pour vous est tel que, tous les matins, j’inflige à ma famille de se réveiller avec BFM de 6h15 à 7h30.

Ce matin, à 7h20, comme tous les matins, l’animateur Christophe Soumier faisait débattre Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel d’un sujet d’actualité.

Aujourd’hui, le plat du jour était les frais bancaire, en sérieuse augmentation. C’est un sujet que nous évoquons régulièrement. Pas de scoop là-dedans.

Au passage, rectification de ce que dit à un moment Nicolas Doze : une augmentation de zéro à quelque chose cela ne fait pas 100% mais l’infini car quelque chose divisé par zéro donne l’infini (x/0 -> ∞). Certains frais bancaires ont donc eu une augmentation infinie !

Deux minutes plus tard, le débat (en réalité plutôt deux monologues animés par le présentateur) prenait un tour très intéressant.

Vous trouverez l’enregistrement audiovisuel de cet échange ici.

Après avoir évoqué le métier de la banque et les difficultés que posent les taux bas, Nicolas Doze, qui parle en se mettant dans la peau d’un dirigeant de banque, indique (à 2 minutes et 9 secondes de cet enregistrement) :

« Ce que je ne trouve plus dans mon métier, je le prends dans les poches de mes clients […]

Et mon rêve, mon rêve serait de facturer les dépôts. Vous déposez 100 et je vous crédite de 98,50. Génial ! Le problème c’est qu’alors à ce moment-là les gens ne vont plus aller à la banque mettre leur argent.

Donc si on veut facturer les dépôts, avant, il faut discrètement supprimer l’argent liquide. Et ça va être compliqué. »

Là vous entendez quelques ricanements condescendants…

« Mais c’est ça le fil de l’histoire ! », proteste Nicolas Doze

A cet instant, Soumier se met à réfléchir tout haut…

« Pour ne pas aller à la banque, on met l’argent sous le matelas. Pour qu’il n’y ait plus d’argent sous le matelas, il ne faut plus qu’il n’y ait d’argent… »

Ce que je vous raconte depuis des années pénètre maintenant dans les studios d’une radio de grande écoute.

La suppression du cash est organisée, voulue et n’a rien à voir avec la traque de méchants terroristes ou de vilains trafiquants qui ne veulent payer aucun impôts.
ERIC LEWIN

Cher Lecteur,

Ici Eric Lewin. Je vais vous montrer aujourd’hui comment, avec 200 euros, vous pourriez multiplier vos gains et gagner cinq fois plus en étant retraité qu’en restant en activité…

… Oui, 200 euros au départ suffisent.

Difficile à croire… je sais. Et pourtant, j’applique cette méthode depuis des années — et je peux témoigner qu’elle fonctionne.

Voici comment.

Elle est indispensable pour tenter de sauver le « système », ce système selon lequel les banques créent de l’argent qui ne leur coûte rien (ce qu’explique Jean-Marc Daniel dans la suite). Cet argent finance la Parasitocratie (politiciens soutenant l’accumulation de déficits mais ne levant pas par lâcheté les impôts correspondants, grosses entreprises parapubliques, multinationales ayant une bonne note de crédit, industries subventionnées par nos impôts…). Ce système qui punit notre épargne et alourdit nos impôts.

Pour tenter de vous opposer à ce complot à ciel ouvert, c’est simple, signez notre pétition.

Cette ponction des dépôts et ce vol légalisé deviendront indispensables au fur et à mesure que les taux bas s’éternisent.

Demain la Banque centrale européenne va communiquer sur sa politique monétaire.

La diminution des rachats obligataires au rythme de 80 milliards d’euros par mois ferait monter les taux d’intérêt à long terme des dettes émises par les pays de la Zone euro. Les finances publiques de ces pays ne peuvent les supporter.

Prolonger le système implique de continuer à forcer les taux à la baisse…
ce qui asphyxie les banques…
ce qui rend indispensable l’instauration de taux négatifs sur les dépôts…
ce qui nécessite la disparition du cash…

Que va faire la Banque centrale européenne ?

Je n’ai pas le temps de vous traduire ce passage du dernier rapport sur la stabilité financière.

« Higher political uncertainty may lead to more domestically focused, growth-hindering policy agendas[…] This, in turn, could delay much needed fiscal and structural reforms and could in a worst-case scenario reignite pressures on more vulnerable sovereigns […] concerns about debt sustainability might re-emerge despite relatively benign financial market conditions »

En substance : les doutes sur la soutenabilité de la dette vont recommencer à émerger.

Pour rendre une dette « soutenable » selon nos chères autorités monétaires, il faut tout simplement que les intérêts de cette dette soient nuls …

A ce moment pas de problème, la dette peut tendre vers l’infini car 0% d’intérêt sur l’infini… Ha tiens, non, en mathématiques 0 x ∞ est une forme indéterminée. On ne sait pas ce que ça donne. Et dans notre cas, je dirai que ça donne une crise financière et monétaire comme on n’en a jamais vue.

Le temps presse, certains sont déjà positionnés…

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LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

La pyramide que Trump ne voit pas du haut de ses tours

Trump est-il le sauveur de l’Amérique qu’il prétend être ? Pour le moment, il ne s’en prend pas au faux miracle de l’argent gratuit ni à la pyramide de dettes de 64 000 milliards de dollars.

Nous continuons à observer humblement des choses très anciennes et d’autres très nouvelles, tout en agaçant de nombreux lecteurs. Beaucoup d’entre eux semblent penser que « Le Donald » est réellement le sauveur qu’ils attendaient. Alors nous avons écouté attentivement le sermon de dimanche dernier, en espérant nous faire une idée.

C’était le deuxième dimanche de l’Avent. Les Ecritures étaient pleines d’espoir. L’Ancien Testament anticipait l’avènement [du Christ] et un nouvel ordre mondial.

« … Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant », avait prédit Isaïe. « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau ; le veau et le lionceau seront nourris ensemble… ».

Saint Jean-Baptiste, lui aussi, anticipait un sauveur. « Mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi » a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il n’était pas digne de porter ses souliers.

Finalement, selon Saint Paul, la naissance de Jésus confirmait « les promesses faites aux pères ».

Au moment où Paul écrivait, Jésus était déjà né à Bethléem et avait été crucifié à Jérusalem. Paul pensait que l’histoire se répèterait, il attendait qu’un second avènement du Christ se produise… bientôt.

Avec l’arrivée de Trump, Dieu peut prendre des vacances

Deux mille ans plus tard, nous attendons toujours. Mais les gens n’ont pas perdu espoir. Le protocole veut que les présidents fraichement élus, de George Washington à George W. Bush, sollicitent l’aide de Dieu.

Richard Nixon l’a formulé en 1968 : « Sans l’aide de Dieu et votre aide, nous échouerons sûrement ; mais avec l’aide de Dieu et la vôtre, nous réussirons sûrement ».

A cet égard, tout comme avec tant d’autres choses, Donald Trump rompt avec la tradition. Il ne semble avoir besoin d’aucune aide. « … Je suis votre voix… Je suis le seul à pouvoir remettre de l’ordre », a-t-il promis. Dieu peut partir en vacances.

Donald Trump a, au minimum, égalé Saint Jean Baptiste en termes d’envolée rhétorique. Ce dernier attaqua l’élite de Judée en la qualifiant de « race de vipères ».

Trump aurait pu utiliser les mêmes mots. Il a suffisamment dénoncé l’élite de Washington pour donner de l’espoir à une majorité d’électeurs : le peuple oublié des coins paumés d’Amérique.

Que ce soit par instinct ou calcul (95 millions d’adultes en âge de travailler n’ont pas d’emploi… soit 30 millions de plus, à peu près, que ce dont il avait besoin pour remporter les présidentielles), M. Trump les a attirés comme une lime à métaux attire un prisonnier condamné à mort.

Ils espéraient qu’il les libèrerait… et détruirait leurs ennemis… Ils avaient trouvé-là un lutteur à mains nues… un homme qui donnerait de la hache dans ce verger aux denses ramures afin que « tout arbre qui ne porte pas de bons fruits [soit] coupé », et qui « brûlerait la paille dans un feu qui ne s’éteint point ».

Les Clintoniens et les Trumpiens

Ce nouveau messie satisfera beaucoup de monde. Il écrasera les vipères du genre d’Hillary. Il leur cognera la tête à coup de sarcloir… les chassera de leurs nids, à Washington… et exercera son courroux sur les barbares mexicains et chinois… sans parler des profanateurs de drapeau, de Daesh, et des entreprises américaines souhaitant mieux satisfaire leurs clients en délocalisant leur production.

Pour la plupart des gens, ce sera suffisant. Ce sera un héros. Il remplacera un groupe d’initiés par un autre. Dehors les Pharisiens démocrates ! Par ici les Sadducéens républicains !

Les priorités changent. Les programmes changent. Un compère se fait expulser par un autre. Une paire de grosses fesses se fait virer et une autre prend sa place.

Mais le lion se couchera-t-il près de l’agneau ? Ici, à la Chronique, nous espérions plus. Nous voulions un messie qui amène un véritable changement… et s’en prenne au Deep State, à la Parasitocratie, ou aux véritables élites de l’establishment.

Plus important encore, nous espérions quelqu’un qui s’en prendrait à ceux qui modifient l’argent. Les compères des deux clans – les Clintoniens et les Trumpiens – s’appuient sur de l’argent falsifié créé de toutes pièces par l’Etat.

C’est cet argent falsifié qui les finance tous : leurs guerres… leurs bonus… leur empire… leurs programmes pervertis.

… c’est cet argent falsifié qui a financé le boom industriel chinois… avalé les emplois américains… réduit les salaires du travailleur moyen… permis de transférer des milliers de milliards de dollars des poches de la classe moyenne vers celles des riches… placé Donald Trump à la Maison Blanche… et qui s’entasse désormais dans une monstrueuse pyramide de quelque 64 000 milliards de dollars de dettes, prête à s’effondrer.

Nous sommes trop humble pour prétendre savoir comment tout cela va tourner. M. Trump pourrait encore nous étonner et reprendre l’avantage sur les usuriers.

Aux lecteurs, nous conseillons toutefois la prudence.

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LES NOTES DE DAVID STOCKMAN

Les bond vigilantes sont de retour et ce sera un massacre

Les spéculateurs du marché obligataire, les bond vigilantes, était traditionnellement vendeurs. La baisse des taux durant depuis plus de 35 années, ils se sont mués en acheteurs. Mais la hausse des rendements obligataires les refera passer vendeurs et Trump ne pourra jamais appliquer son programme.

Oui, les bond vigilantes, les vigies du marché obligataire, sont de retour et je m’en réjouis – pas uniquement parce qu’ils sont la seule force qui puisse stopper la course folle vers un bain de sang fiscal lancée par le programme économique de Trump.

Ce retour marque également la fin des importantes falsifications du prix des actifs financiers organisées par les banques centrales du monde entier depuis le milieu des années 1990.

Les bond vigilantes d’autrefois s’étaient transformés ces dernières années en précurseurs des banques centrales. C’est-à-dire que les traders du marché obligataire, qui d’habitude vendaient leurs titres d’Etat lorsqu’ils sentaient une prodigalité budgétaire, passaient du côté « achat » du marché à mesure qu’on s’enfonçait dans l’ère de l’expansion massive des bilans des banques centrales et des frénésies d’achats d’obligations avec l’assouplissement quantitatif.

Ce n’était pas un grand mystère — c’était simplement la loi de l’offre et de la demande. Les banques centrales soulageaient les marchés de milliers de milliards de dette publique, entraînant ainsi une hausse du prix des obligations et une chute des rendements vers la valeur plancher des taux d’intérêt.

Dans ce contexte, il va sans dire que les traders achetaient ce qui montait et ce qu’ils s’attendaient à voir monter encore plus. En même temps, les banques centrales laissaient clairement entendre qu’on pouvait compter sur elles du fait de leur engagement annoncé de quotas d’achats mensuels massifs.

Des acheteurs pour près de 20 000 milliards qui passeraient vendeurs

Cela signifiait en pratique que l’augmentation de 20 000 milliards de dollars enregistrée dans les bilans des banques centrales au cours des deux dernières décennies se trouvait amplifiée par les anciens bond vigilantes vendeurs qui s’étaient transformés en acheteurs précoces.

L’achat d’obligations basé sur les quotas par les banques centrales est fondamentalement différent de l’action des traders dans une économie de marché. En effet, les banques centrales ont l’autorisation légale de commettre une fraude financière, jour après jour, en finançant leurs achats d’obligations d’Etat sur le marché libre à l’aide de crédits créés à partir de rien. Lorsque ces crédits sont injectés dans le système bancaire en tant que paiements recevables par des vendeurs, le prix des titres de créances publiques remonte artificiellement.

Les avoirs totaux des banques centrales dans le monde s’élevaient à environ 2 000 milliards de dollars au milieu des années 1990 lorsqu’on entendit parler pour la dernière fois des bond vigilantes.

Après 2000, le soutien massif des banques centrales qui prévalut, et par conséquent la demande artificielle d’obligations d’Etat, les transforma en acheteurs précoces. Ils engrangèrent littéralement des centaines de milliards de bénéfices exceptionnels en achetant des titres à crédit et en poussant leurs prix à la hausse.

Les spéculateurs ont acheté en se finançant sur le marché où l’argent ne coûte rien avec quasiment aucun risque, faisant par là même fonctionner le marché obligataire comme un dispositif turbo de l’offre des banques centrales. Les traders en obligations n’ont jamais gagné autant en en faisant si peu : des quantités énormes de capital spéculatif ont été attirées sur les marchés des dettes publiques de façon artificielle et non viable.

L’ironie de la situation actuelle vaut la peine d’être soulignée : l’origine de toutes les bulles obligataires mondiales provient essentiellement du revirement des bond vigilantes.

Comme je l’ai déjà souligné, si Alan Greenspan – ce gold bug repenti et économiste de marché nommé par Ronald Reagan à la Fed – avait gardé ses principes et son intégrité, l’ère de l’expansion des dettes publiques aurait été stoppée net. Une récession économique douloureuse aurait montré clairement que la frénésie de déficits des 12 années de présidence Reagan/Bush — qui ont vu passer la dette publique de 1 000 milliards de dollars à 4 000 milliards de dollars — n’avait rien de gratuit.

En effet, il y avait un prix à payer en taux d’intérêt du marché beaucoup plus élevés. Cela aurait diminué l’investissement privé dans le capital d’entreprises et le logement et aurait entraîné un ajustement économique douloureux.

Au lieu de cela, Greenspan choisit d’invalider le verdict honnête des bond vigilantes et s’embarqua dans l’ère de l’expansion des bilans des banques centrales. Naturellement, ce choix a retardé le jour du jugement dernier parce qu’il a permis aux Etats de camoufler leurs dettes quasiment gratuitement dans les bilans des banques centrales.

Au moment où Greenspan a euthanasié les bond vigilantes en 1994, le bilan de la Fed s’élevait à près de 275 milliards de dollars et les totaux cumulés des bilans des principales banques centrales du monde étaient de 2 000 milliards de dollars.

Le choix de Greenspan a déclenché une explosion des dettes en dollar dans les bilans des banques centrales du monde. Si elles n’avaient pas déprécié leur propre monnaie en réaction aux manoeuvres de Greenspan, leurs devises auraient grimpé en flèche, sapant par conséquent les politiques mercantilistes.
[NDLR : Comment retourner la « guerre des devises » à votre profit ? Jim Rickards a développé son système IMPACT uniquement pour cela. Un système élaboré à partir des techniques de prévention de crise monétaire développées pour la CIA. Pour en profiter, cliquez ici.]

Quoi qu’il en soit, les bond vigilantes, enterrés sous les achats d’obligations par les banques centrales, se sont métamorphosés en acheteurs. Ils ont fini par engranger des bénéfices immenses, même pas été imaginables lorsqu’ils n’étaient encore que d’honnêtes gendarmes de gouvernements et de responsables politiques.

Toutefois, par une pure coïncidence historique, le régime keynésien des banquiers centraux est amené à connaître une fin abrupte —-et plus tôt qu’on ne le pense — avec la perspective des « Trumponomics » et de leur ajout à la montagne déjà immense des dettes de l’Oncle Sam. Pourquoi ? Parce que cela euthanasie les acheteurs du marché obligataire dans un processus inverse pratiquement semblable à celui que Greenspan a mis en branle en 1994.

Par conséquent, les bond vigilantes reviendront à présent en force. Sans les banques centrales, les bénéfices se feront en vendant les obligations qui plongent, et non en achetant celles qui montent.

Toute la dynamique du marché obligataire mondial et du système financier de ces vingt dernières années a été faussée par l’expansion massive du bilan des banques centrales.

Mais lorsque ce contexte aura disparu, les acheteurs redeviendront vendeurs.

Au milieu du bain de sang qui s’ensuivra certainement, les Trumponics seront déchirés morceau par morceau, comme ils méritent de l’être. Qu’un programme d’infrastructures de 1 000 milliards de dollars puisse aider les Etats-Unis à retrouver leur splendeur d’antan est tout simplement insensé.

Il ne peut que remplir le marigot de Washington avec encore plus de pots-de-vin et de racket de la part de groupes d’intérêt et encombrer l’économie américaine avec des dépenses électoralistes et des projets de secteur public inutiles et coûteux – comme les trains à grande vitesse – qu’elle ne peut payer et dont elle n’a pas besoin.

En résumé : une hausse des taux d’intérêt, une hausse des déficits et des bond vigilantes déchaînés qui reviennent dans la Cité Impériale pour la première fois depuis 25 ans. Le résultat sera une conflagration budgétaire comme on n’en avait plus vu depuis les batailles de Reagan en 1981.

Mais cette fois-ci, les Etats-Unis sont complètement fauchés.

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