Églises orientales Catholiques

Églises orientales Catholiques
Abréviations : arch. : archevêque ; Égl. : Église ; év. : évêque.
Rites d’Antioche-Jérusalem. En syriaque occidental
(dialecte araméen d’Édesse-Nisibis, dit occidental). Fin IVe-début Ve s. Au Ve s., les
anaphores de St Jacques le Mineur et celles des 12 apôtres prirent leurs formes définitives.
Les Byzantins utilisent la 1re le 23-10. La 2e fut adaptée et est attribuée à St Jean
Chrysostome. Églises séparées monophysites syriaques (voir p. 675 b). Égl. catholiques :
patriarcat d’Antioche des Syriaques [rallié à Rome en 1662 ; résidence actuelle Beyrouth ;
patriarche : Ignatios Boutros VIII (Boutros Abdel-Ahad. né 1930) depuis 16-2-2001 ; en
dépendent 3 vicaires patriarcaux (]érusalem, Liban, Turquie), 2 arch. iraqiens (Baghdad,
Mossoul), 2 métropolitains syriens (Damas, Homs), 2 arch. syriens (Alep, Hassaké-Nisibe), 1
év. égyptien (Le Caire)]. Fidèles: 100 000 à 200 000. France : Égl. syriaque St-Éphrem 17,
rue des Carmes 75005 Paris.150 000 fidèles. Inde : catholiques : Égl. métropolitaine de
Trivandrum des Syro-Malankars [Inde, Kerala (fondée 1930 par Mar Ivanios)].
Archidiocèse de Trivandrum : Mgr Cyril Mar Basélios, Malancharuvil (6-11-1995), arch.
Diocèses suffragants : Tiruvalla, Bathery et Marthandom. Ordres religieux: Imitation du
Christ (fondé 1919, rallié à Rome 1930) ; monastère de la Montagne-de-la-Croix créé 1958
par un bénédictin et un trappiste français : vie des ashrams hindous avec office de rite syrien.
Église maronite de rite syriaque antiochien.
Liturgie de l’Église syriaque mère. Subit l’influence latine a partir du xiie s. Pratiquée par
les maronites, disciples de saint Maroun (Ve s.) restés catholiques après la crise monophysite.
Patriarche « d’Antioche et de tout l’Orient » : depuis 19-4-1986, Nasrallah Pierre Sfeir (né
1920). Résidence : Bkerké (Liban) ; 23 archevêchés ou évêchés (Liban 10, Syrie 3, USA 2,
Terre sainte 1, Chypre 1, Egypte 1, Brésil 1, Australie 1, Canada 1, Argentine 1, Mexique 1).
Vicariat en France : Notre-Dame-du-Liban, 15-17, rue d’Ulm. 75005 Paris. Fidèles: plus de 4
millions (dont 25 % au Liban).
Rite chaldéen. En syriaque oriental
[dialecte araméen d’Édesse-Nisibis, dit oriental (chaldéen a été longtemps, ,pour les
linguistes, synonyme d’« araméen »)]. Évangélisation de la Mésopotamie par l’apôtre Thomas
et ses compagnons Addaï et Mari, qui ont créé la liturgie eucharistique ; modifié en 410, puis
650, après la coupure avec les Églises d’Antioche et d’Alexandrie ; viiie-xive s. : répandu de
l’Arabie à la Chine par les missionnaires nestoriens (chrétienté la plus importante après
l’Occident) ; diminué par les persécutions musulmanes. Commun aux Eglises séparées
« nestoriennes » ou « assyriennes » (voir p. 675 b) et aux catholiques du patriarcat de
Babylone. Créé en 1551 à Diarbékir (Turquie). Fidèles: 550 000 en Irak, 150 000 à
l’étranger ; siège actuel: Baghdad ; patriarche : 1989 (21-5) Raphaël Ier Bidawid ( 17-4-
1922/7-7-2003), 2003 (3-12) Emmanuel III (Karim Delly, né 1927 à Telkaïf, élu à Rome par
un synode extraordinaire de 22 év. chaldéens réunis du 19-8 au 2-9-2003 et qui n’avaient pas
réussi à s’accorder après 15 jet 54 séances de scrutin) ; Iraq 10 diocèses ; Iran 4 ; Liban 1 ;
Syrie 1 ; Turquie 1 (archevêché de Diarbékir) ; 2 vicariats patriarcaux : Jérusalem et Paris
(égl. N.-D.-de-Chaldée, 13-15, rue Pajol, 75018 Paris), 1 exarchat : USA (Southfield,
Michigan). En malayalam (depuis Vatican II) : liturgie des Indiens chrétiens «syromalabars
», commune à plusieurs Égl. séparées et aux catholiques des archevêchés de
Changanacherry et d’Ernakulam (avec certains rites romains adoptés depuis 1599). En février
2/7
1986, Jean-Paul II a béatifié 2 membres de cette Église : Kyriakos Elias Chavos et mère
Alphonsa. Fidèles en France : 3 500 [régions parisienne : 2 000 (500 arrivés de Turquie en
1983) et marseillaise : 130 familles].
Église syro-malabare.
Fondée en 72 par l’apôtre Thomas. 1599 latinisée par les Portugais. 1919 retrouve son
origine « orientale » et son rite chaldéen. 1923 établissement d’une hiérarchie. 1962 mission à
Chanda (nord de l’Inde). « Arch. majeur » (siège à Ernakulam ; en dépendent : 3 métropoles et
20 évêchés) : Varkey Vithayathil (23-12-1999), cardinal le 21-2-2001. Catholiques : 3 048
888 dont 2 898 000 sous la juridiction de leurs évêques et 150 000 sous celle d’évêques latins.
2 200 prêtres diocésains, 1 500 prêtres religieux, 21 000 religieuses. Principales
congrégations et, entre parenthèses, nombre de religieuses : mères du Carmel (5013),
clarisses franciscaines (5 549), soeurs de l’adoration du St-Sacrement (3 455), Sacré-Coeur (2
690).
Rite byzantin.
Pratiqué par 200 millions d’orthodoxes et, plus ou moins fidèlement, mêlé d’influences
latines, par 8 ou 9 millions de catholiques issus, à l’origine, de l’orthodoxie. Dérive des rites de
Jérusalem-Antioche. Liturgies eucharistiques principales dites de St-Jean Chrysostome et de
St-Basile le Grand. Patriarcat grec-melkite-catholique d’Antioche (transféré à Damas au
XIVe s.). Siège épiscopal d’origine apostolique érigé en patriarcat au concile de Chalcédoine
(451 ). Melkite signifie « royal », car il était celui des Grecs de Syrie, qui au viie s. ont refusé
de rallier l’Égl. de Jacques Baradaï et sont restés fidèles au « roi » (l’empereur de
Constantinople). 1724 scission en 2 branches (catholique, orthodoxe). Primitivement de
langue syriaque et de rite antiochien, arabisé au viiie s., opte pour le rite byzantin au XIIe s.
1772 Rome étend la juridiction patriarcale aux Grecs catholiques résidant dans les patriarcats
d’Alexandrie et de Jérusalem, c.-à-d. pratiquement tout le Proche-Orient arabe. Patriarche
« d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem » : depuis 29-11;2000, S.B.
Gregorios III Lutfi Lahham (né 1936). Évêchés résidentiels Proche-Orient : 15, émigration 8
(2 USA, 1 Canada, 1 Brésil, 1 Australie, 1 Venezuela, 1 Mexique, 1 Argentine). En France: 2
paroisses. St-Nicolas-de-Myre [19, rue E.-Rostand, 13006 Marseille] ( 1821 ), St-Julien-le-
Pauvre [79, rue Galande, 75005 Paris] (attribuée le 5-5-1889). En Belgique: 1 paroisse. En
G.-B. : 1 paroisse à Londres. En Hongrie : exarchat catholique de Hajdudorog (Hongrie),
fondé 1912. En Italie : 1 paroisse ( Rome). En Roumanie : Egl. métropolitaine catholique de
Fagaras d’Alba Julia [siège à Blaj, 4 diocèses ( supprimés 1948-89 par les communistes)].
Arch. Lucian Muresan (4-7-1994). Centre à Paris : Égl. roumaine St-Georges 38, rue Ribéra,
75016. En vieux slavon : 9 Égl. séparées de pays slavophones (voir p. 677 c). Catholiques :
Bulgarie : exarchat de Sofia ; Yougoslavie : évêché de Crisio (Krizevci), siégeant à Zagreb ;
Ruthénie : 4 diocèses aux USA ; Ukraine : 8 diocèses gréco-catholiques ukrainiens de rite
byzantin (8 évêques) ; 5 diocèses polonais de rite romain (7 évêques) ; diocèses
greco-catholiques de la diaspora : Canada 5, USA 4, Australie, Argentine, Brésil, Macédoine,
Rép. tchèque, ex-Yougoslavie 1 ; exarchats : France 1, G.-B. 1, Allemagne 1 (Munich) ;
Slovaquie évêque de Presov (Prjasev). Centres à Paris : Egl. catholique russe de la Ste-
Trinité fondée 1932 par Mgr Alexandre Evreinoff, environ 300 fidèles, paroisse : 39, rue
François-Gérard, 75016; à Lyon : Foyer oriental St-Basile, 25, rue Sala, 69002. Effectifs
revendiqués des Églises catholiques de rite byzantin. Patriarcat melkite d’Antioche 1 000
000 ; Égl. gréco-cathol. ukrainienne (archevêché majeur de Lviv) : Ukraine 5 000 000,
Pologne 85 000, USA 121 000, Canada 174 000, Australie 38 000, Europe occ.(n.c) : Égl.
cathol.ruthèn d’Ukraine (évêché de Mukačevo) : Ukraine 533 000. USA 170 000 ; Égl.
3/7
byzantine (ruthène) de Slovaquie (év. de Prešov) : 222 000 ; Exarchat,apostolique (ruthène)
de la Rép. tchèque : 40 000 ; Égl. gréco-cathol. de Hongrie (év. de Hajdúdorog) : 282 000;
Égl. gréco-cathol. de Roumanie (archevêché de Fǎgǎrǎs et d’Alba Julia) : 1 000 000 ; Égl.
gréco-cathol. de l’ex-Yougoslavie (év. de Križevci) : 49 000 ; Exarchat apostolique de
Bulgarie : 15 000 ; de Grèce (rien à Istanbul) : 2 345 ; Diocèses italo-albanais de Calabre et de
Sicile : 64 000 ; sans hiérarchie propre : Russes, Biélorussiens, Géorgiens, paroisse grecquecathol.
de Cargèse (Corse)…
Église gréco-catholique ukrainienne : « Arch. majeur» (siège à Lviv): LubomyrHusar(
25-1-2001), cardinal 21-2-2001. 988 christianisée (baptême des habitants de Kiev). 1596 de
rite byzantin, les évêques des diocèses orthodoxes d’Ukraine (qui faisait alors partie de la
couronne de Pologne) signent avec Rome l’union de Brest-Litovsk. L’Egl. unie à Rome (d’où
uniates) ne survécu qu’en Ukraine occidentale, attribuée à l’Autriche en 1772 puis à la
Pologne. 1946 un synode, auquel ne participe aucun évêque catholique, proclame sa
réintégration dans l’Égl. orthodoxe. L’Égl.uniate est déclarée illégale: 3000 égliseset 150
monastères sont confisqués, ses évêques emprisonnés ou tués. 1963 PURSS expulse le dernier
survivant : Mgr Josef Slypyi (1892-1984). 1980 (21-3) Jean-Paul II réunit un synode
d’évêques ukrainiens à Rome, malgré la protestation du patriarcat moscovite (l’Ukraine lui
fournit 90 % de ses séminaristes et la majeure partie de ses revenus). 1990 (juin) synode à
Rome, 29 évêques (dont 11 venusd’Ukraine). 1991 10 évêchés créés (900 des églises,
attribuées par Staline aux orthodoxes ou fermées, lui sont restituées). 350 remises à l’Église
orthodoxe, une centaine aux orthodoxes dépendant du patriarcat de Moscou. Diocèses en
Ukraine : 8 dont Lviv (archevêque majeur). Effectifs : communautés 3 317. monastères 79,
moines et moniales 1 168, prêtres 1 872, églises 2 777 (305 construites depuis sa sortie de la
clandestinité). Membres : Ukraine 5 000 000. Emigrés : 1 000 000 dont Europe 400 000
(Allemagne 25 000, France 16 000, G.-B. 15 000), Amér. du Sud 250 000 (Brésil 140 000),
Canada 200 000, USA 160 000, Australie 25 000. En France. Paris : Egl. catholique
ukrainienne St-Vladimir-le-Grand 51, rue des Saints-Pères, 75006 (depuis 1943, 500
familles) ; Lourdes : Égl. ukrainienne, 8 bis, rue de l’Ukraine ; Alsace : Foyer ukrainien à
Mackwiller. 67430 Diemeringen.
Rite arménien.
Église chalcédonienne (voir Patriarcat de Constantinople p. 676 b). Égl. arménienne
catholique patriarcat de Cilicie des Arméniens [restauré 1742 à Bzommar (Liban),
actuellement Beyrouth] : diocèse patriarcal, Liban, catholicos, patriarche : Nersès Bedros XIX
Tarmouni (Boutros Taza, né 17-1-1940) élu 7-10-1999 ; 3 archevêques (Alep-Syrie, Iraq,
Turquie) ; 5 évêques (Djeziré-Syrie, Egypte, Iran. Liban 2) ; depuis 1983, 2 exarchats (Amér.
du Nord et Amér. latine), 1 éparchie (France depuis 1986) ; depuis 1992, 1 archevêque
(Arménie-Géorgie) : depuis 2002,1 exarchat patriarcat (Jérusalem et Jordanie) Mgr Georges
Khazoumian. Membres : (en milliers) : 400 (dont Caucase 150 ; Proche-Orient 70 ; Canada-
USA 50, France 30). Centre à Paris : cathédrale arménienne catholique Ste-Croix, 13. rue du
Perche. 75003 (depuis 1970) ; évêché, chancellerie et Centre culturel St-Mesrob, 10 bis, rue
Thouin, 75005 (depuis 1920).
Rite paulicien.
Proche du rite arménien. Du viie au xiie s., rite des hérésiarques pauliciens, d’origine
arménienne, aux tendances gnostiques et rejetant tout le Nouveau Testament, sauf St Paul.
Implantés en Bulgarie. Pour échapper à l’autorité du patriarche de Constantinople, ils se font
catholiques au xiiie s. Environ 70 000, formant 2 diocèses (distincts de l’exarchat bulgare de
rite byzantin) : Nicopoli (à Roussé) et Solia-Philippopoli (à Plovdiv).
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Rite d’Alexandrie.
Appelé « liturgie de St Marc ». Célébré en grec jusqu’au Xe s., puis en copte. Comprend des
prières très particulières, les diptyques. Liturgie copte (actuellement bilingue, arabe et copte):
Égl. non chalcédonienne copte (voir p. 675 a), Égl. copte catholique (patriarcat
d’Alexandrie, restauré en 1824) : 10 évêques dont 2 émérites, plus le patriarche Stéphanos II
Ghattas (depuis 9-6-1986, cardinal 21-2-2001), 7 évêques ordinaires pour les éparchies :
patriarcale d’Alexandrie, Ismaïlia, Minya. Assioût, Sohag, Louxor et Guizeh, 2 évêques
auxiliaires du patriarche et 2 évêques émérites. Rite éthiopien (en guèze) : Égl. nationale
éthiopienne (voir p. 675 a), Égl. métropolitaine catholique d’Addis-Abéba (fondée 1961) : 3
évêques (Adigrat, Keren, Barentù). Arch. d’Addis Abeba : Berhane-Yesus Demerew
Souraphiel depuis le 7-7-1999. Église copte d’Erythrée, autocéphale ( 1998) siège : Asmara.
Fidilus: 1907 : 14 576; 1991:168 503.
Classification.
On distingue les orientaux catholiques (en communion avec le pape de Rome) dont les
maronites (1 cardinal) de tout temps en union avec Rome et les uniates (5 autres
patriarches), branches de patriarcats homologués non catholiques, retournés à l’union avec
Rome à différentes périodes depuis 5 siècles ; les orientaux non catholiques qui ne
reconnaissent pas la juridiction du pape de Rome, soit pré-chalcédoniens, soit véritablement
orthodoxes.
Effectifs approximatifs en milliers dont, entre parenthèses, % des
catholiques (uniates).
Rite arménien : 6 000 (10). Byzantin : 200 000 (4,5) dont Grecs 9 000(0,2) ;
Arabes(melkites) 620,au Proche-Orient 1500 émigrés (40) ; Albanais 180 (42); Italo-Albanais
et Italo-Grecs 150 (100); Ukrainiens-Ruthènes 270 ; Biélorusses 100, émigrés 1 000 (80) ;
Hongrois 200 (83) ; Roumains 18 000 [12 (?) ; il n’y avait plus de hiérarchie organisée] ;
Russes émigrés en Amérique 3,5. Chaldéen : Moyen-Orient 1 000 (84); Inde 2 500 (99,8).
Copte : Egypte 10 000 (4), Ethiopie-Erythrée 14 000 (0,4). Maronite : 4 000 [dont Liban 1
600, émigrés 750 (100)]. Syriaque : Moyen-Orient 190 (45) ; Inde I 020. dont anglicans 300
(7).
Estimation démographique (en milliers) de la diaspora française
(d’après les sources religieuses) : Arméniens orthodoxes 300, catholiques 30, évangéliques
3 ; Maronites 30 ; Grecs orthodoxes 50, catholiques 10 ; Syriaques catholiques 35, orthodoxes
2 ; Coptes orthodoxes 5, catholiques 3 ; Assyro-Chaldéens 15 ; Total : 451,5 environ.
Ordinariats communs à plusieurs rites orientaux.
Buenos Aires ( Argentine) ; Vienne (Autriche) ; Rio de Janeiro (Brésil) ; Paris
(l’archevêque de Paris est l’ordinaire en titre ; vicaire général délégué : Mgr Pierre Gervaise,
24, rue de Babylone, 75007 Paris).
EGLISES ORIENTALES NON CHALCEDONNIENNENNES
Le prêtre Jean : copte parmi les infidèles..XIIe s.on le situe en Inde ou Afrique orientale.
1160 une lettre de lui, prétendument envoyée à l’empereur de Byzance Manuel Comnène,
pour l’inciter à la croisade, circule. XIIIe-début XIVe s on pense qu’il pourrait être le khan des
Mongols, XIVe s. on l’identifie au roi des rois de l’Ethiopie copte.
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Coptes
Déformation arabe du mot grec aiguptios, égyptien. Font remonter leur Église à St Marc.
Langue liturgique : dérivée de la langue parlée à l’époque pharaonique, mais écrite en
caractères grecs. Egypte : Église patriarcale distincte des patriarcats copte-catholique et grecorthodoxe
d’Alexandrie. Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, pape d’Alexandrie et
patriarche de la prédication de saint Marc : Shenouda III (Antonios Raphaël Nazir Gayyed,
élu 31-10-1971). Il a rencontré Paul VI le 10-5-1973 (lre rencontre depuis 15 siècles entre les
Églises copte et catholique) ; ils ont signé une déclaration christologique commune et crée une
commis sion de dialogue ; les coptes discutent sur la question du Purgatoire qu’ils refusent, de
la procession du St-Esprit, du Père et du Fils « Filioque » et surtout de la « primauté » du
siège apostolique de Rome. Fidè les : de 8 à 10 000 000. Ethiopie : Église autocéphale depuis
1951, patriarcale depuis 25-6-1959 ; langue liturgique : le guèze. Fidèles : 14 000 000. Chef:
Aba Melaku Woldie-Michael, sous le nom d’Abouna Tikle Haimanot [a rencontré à Rome
Jean-Paul II en 1981 (1re rencontre pape-Abouna depuis 15 siècles)] ; Marqorewos Ier
démissionne ; 1992-5-6 Paulos Ier (Guebre Yohannes). Erythrée : autocéphale séparée de
l’Église d’Ethiopie en 1998. Patriarche : Philipos Ier Tewolde Berhan ( 1998). Soudan : 60
000. Jérusalem, USA : 56 communautés. Canada : 20. Australie : 10. France : éparchie
créée 1974 ; 1’évêque : Mgr Markos, résidant à Toulon ; 1 prêtre : père Girgis Luka (Georges
Luc) Iskander (scientifique égyptien établi en France depuis 1967 et chef du service de
virologie à l’Institut Pasteur de Paris) pour Paris. Fidèles : 1 500. L’église catholique Ste-
Monique de Châtenay-Malabry (Hts-de-S.) est devenue une paroisse copte (Ste-Marie-St-
Marc).
Arméniens.
Église apostolique, fondée selon la tradition par les apôtres saint Thaddée (martyrisé en 50,
tombeau vénéré à Ardaze) et saint Barthélémy (martyre 68, tombeau à Caschkolé). Appelée
aussi Église arménienne. 301 Grégoire, dit l’Uluminateur (chrétien), guérit miraculeusement
le roi d’Arménie Tiridate III qui décrète la conversion officielle de son royaume au
christianisme. 313 Grégoire sacré catholicos à Césarée, rase les temples païens et zoroastriens,
expulse les mages. Son fils lui succède au catholicossat. 404 le moine Mesrop invente
l’alphabet arménien. Ses disciples (Saints Traducteurs) transcrivent la Bible en arménien
classique intégrant des textes considérés apocryphes par Rome ou Byzance, telle la Lettre de
Néhémie ou Esdras 2. 451 en guerre contre les Perses et soucieux de prouver leur
indépendance à l’égard de Byzance, les Arméniens ne vont pas au concile de Chalcédoine au
cours duquel les participants reconnaissent les 2 natures (humaine et divine) du Christ.
L’Église arménienne est préchalcédonienne et considère que le Christ a une seule natureà la
fois humaine et divine. Rejette certaines croyances tardives (Purgatoire, indulgences). A
développé le culte de la Vierge et des saints dont la liste comprend martyrs et héros arméniens
et saints universels des 3 premiers siècles du christianisme (close depuis le XIIIe s. ). 505 puis
554, les évêques arméniens, réunis en concile à Dvin, rejettent les définitions du concile de
Chalcédoine sur les 2 natures du Christ ; l’Église arménienne est alors considérée comme
monophysite par les orthodoxes byzantins (et plus tard par les latins), alors qu’elle rejette la
doctrine d’Eutychès. 1923 adopte le calendrier grégorien (sauf le patriarcat de Jérusalem).
1970-8/12-3 Paul VI reçoit Vazken Ier (Levon-Garabed Baldjian, Bucarest 20-9-1908/18-8-
1994). 1996-10/14-12 Jean-Paul II reçoit Karekine Ier ; signent déclaration commune. Rite :
variante du rite byzantin. Fêtes : 6-1 Théophanie groupe Noël, épiphanie et baptême de Jésus.
Précédée de la Cinquantaine (50 j ponctués de 3 semaines de jeûne et de 3 dimanches de
carnaval). 13-1 circoncision de Jésus. 14-2 présentation au Temple. Dimanche le plus proche
du 7 mai apparition de la Croix dans le ciel de Jérusalem. Pâques, Ascension, Pentecôte. 15-8
6/7
Théotokos (maternité divine). 8-9 nativité de la Vierge. Dimanche le plus proche du 14-9
exaltation de la Croix. 3 dimanches plus tard Croix de Varag (découverte en 650 d’un
morceau de la Croix sur le mont Varag). 9-10 Saints Traducteurs. 7 dimanches plus tard
invention de la Croix. 21-11 présentation de la Vierge au Temple. 9-12 conception de la
Vierge. Hiérarchies : 1°) catholicosat de tous les Arméniens : siège : Etchmiadzine
(Arménie ; depuis le IVe s.) ; catholicos et patriarche suprême de tous les Arméniens : 1995
(4-4) Karékine Ier Sarkissian (Syrie 1932/29-6-1999); 1999 (27-10) Karékine II Nersissian (né
1951 en Arménie). 2°) Catholicosat arménien de la grande maison de Cilicie depuis 1441 ;
siège : Antélias (Liban) ; catholicos de Cilicie : 1995 (28-6) Aram Ier Keshishian. 3°)
Patriarcat arménien de St-Jacques-de-Jérusalem depuis 1311, gardien des Lieux saints ;
patriarche : Sa Béatitude l’archevêque Torkom II Manoogian (1990). 4°) Patriarcat arménien
de Constantinople-Istanbul depuis 1461 ; patriarche : 1998 (14-10) Sa Béatitude Mesrop II
Minas Moutafian. Fidèles (en millions) : 7 [dont Arménie 2, Russie 2, diaspora 3 (dont
France 0,4)]. En France : cathédrale St-Jean-Baptiste, 17, rue Jean-Goujon, 75008 Paris ;
archevêque : Kude Nacachian, délégué pour l’Europe du catholicosat de tous les Arméniens,
prélat des Arméniens de Paris.
Église Syrienne Occidentale (syriaque).
Langue liturgique : araméen ou syriaque occidental (dialecte d’Édesse). Origine : Église
syriaque orthodoxe, issue du monophysisme, appelée aussi jacobite [de Jacques Baradaï qui
lui redonna une nouvelle hiérarchie, ayant lui-même été consacré évêque à Constantinople
avec l’appui de l’impératrice Théodora (VIe s.)]. VIIIe s. prend parti pour les conquérants
musulmans contre les Byzantins. Jusqu’au XVIe s. domination musulmane.1783 persécutions
et invasions. Patriarche (syriaque d’Antioche) : siège : 1034 Diarbékir, 1293 Deir-es-
Zafaran, 1924 Homs, 1959 Damas. Titulaire : Sa Béatitude Ignace XL, Nicolas (Zakka) Ier
(Eiwas, né 1932) [depuis 11-7-1980, succède à Ignace XXXIX, Jacques III]. Fidèles : Syrie
50 000 (3 diocèses : Hassake, Alep et Homs), Iraq 30 000 (plusieurs diocèses), USA 60 000 (
1 diocèse), Europe 70 000 (2 diocèses), Australie 25 000 ( 1 diocèse), Inde (Égl. syromalabare)
1 000 000 (12 diocèses).
Église syrienne orthodoxe (jacobite) de Kottayam (Inde) : autonome par rapport au
patriarcat d’Antioche, maphrian et catholicos 1975 (8-9) Baselios-Paulos II. Église syrienne
orthodoxe (jacobite) malankare de Kottayam : fondée 3-1-1653, soumise au patriarcat
syrien d’Antioche (1665-1909, 1955-1975), proclame son indépendance avec un catholicos
(1912), catholicos de l’Orient : 1991 : Baselios Thomâ Mathews II. Église syrienne
(jacobite) d’Anjur-Thoziur (Inde) : fondée 1772, métropolite (indépendant) : Matthews
Kurilose. Église syrienne Mar-Thomite (réformée) d’Inde : fondée 1875, métropolite :
1976 : Alexandre Thomâ.
Église Syrienne Orientales (souriennes).
Langue liturgique : araméen ou syriaque oriental (dialecte de Nisibis et d’Édesse).
Appelées longtemps « nestoriennes », elles ont rejeté en 1976 cette appellation, jugée
injurieuse ; certaines ont choisi le nom d’« assyriennes », qui était, depuis le xixe s. celui des
Églises protestantes issues de leur sein. L’Église d’Orient mésopotamien, devenue nestorienne
après le concile d’Éphèse, a fondé des Églises prospères dans toute l’Asie, jusqu’au Tibet et en
Chine. Quelques-unes ont subsisté au Kurdistan, en Mésopotamie, Iran et Turquie.
Patriarcat : jusqu’en 1976, héréditaire d’oncle à neveu dans la famille des Ishaï [le patriarche
portait le nom de Shimoun ( Simon) en y ajoutant son prénom : le dernier (Mar Shimoun
XXIII) fut assassiné à San Francisco 6-11-1975]. Le 17-10-1976 l’év. métropolite d’Iran,
Khanania Denkha (né 1935), a pris (en G.-B.) le titre de patriarche de l’Église assyrienne
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d’Orient (siège à Chicago : Séleucie-Ctésiphon) et le nom de Mar Denkha IV. Fidèles : USA
250 000, Syrie et Liban 15 000, Iraq 3 000. De nombreux Mésopotamiens chrétiens demeurés
en Iraq se sont ralliés en 1968 à un patriarche dissident, Mar Thomas Darmo (décédé 1969) ;
patriarche actuel : Mar Addaï II(Baghdad) depuis 20-2-1972 ; Inde 60 000, Iraq 20 000, Syrie
et Liban 10 000.

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