Appel à nos amis Allemands : REVEILLEZ-VOUS ! par conseil esperance du roi :CETTE FEMME EST DIABOLIQUE-toutes les femmes de pouvoir sont diaboliques,raison pour laquelle lorsqu’un régime politique est sage,il leur refuse le pouvoir comme naguère en France

Appel à nos amis Allemands : REVEILLEZ-VOUS !
par conseilesperanceduroi
CETTE FEMME EST DIABOLIQUE

images

Angela Merkel

À peine plus d’un an après les milliers de viols collectifs et tournantes de Cologne et autres lieux perpétrés par des migrants musulmans, à peine plus d’un mois après le terrible attentat islamiste du marché de Noël de Berlin, la chancelière d’Allemagne, Angela Merkel, vient de témoigner une nouvelle fois de son aveuglement.

Quelques jours seulement après que le président des Etats-Unis, Donald Trump, ait promulgué un décret interdisant l’entrée du territoire américain à la plupart des ressortissants de sept pays musulmans qui offrent l’hospitalité ou soutiennent des mouvements terroristes islamiques, la chancelière d’Allemagne a déclaré ceci :

« La lutte nécessaire contre le terrorisme ne justifie en aucune manière de généraliser le soupçon entre les personnes en fonction de leur croyance, en l’occurrence ici des personnes de foi musulmane, ou en fonction de leur origine. »

Certes, tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes islamiques sont des musulmans. Réduire drastiquement le nombre des premiers a toutes chances de permettre la réduction, sinon l’éradication, des seconds.

Angela Merkel, qui s’illustre depuis un an et demi par l’ouverture des frontières de son pays et l’accueil de centaines de milliers de migrants, la plupart étant musulmans, fait ainsi courir un risque considérable non seulement à ses compatriotes (comme nous le rappelions plus haut) mais aussi à l’ensemble des pays européens.
Cette femme est dangereuse et il est urgent de mettre un terme à ses responsabilités politiques.

aufmerkel

Le 31 janvier 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

conseilesperanceduroi | janvier 31, 2017 à 11:03 | Catégories : 3- Communiqués officiels du CER | URL : http://wp.me/p2prhf-hma

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Insolentiae :« PROPAGANDE. Jugez par vous-même ! Ce que dit Trump et ce que l’on vous dit qu’il dit, c’est un poil différent !! » L’édito de Charles SANNAT-« Mentez » disait Arouet dit Monsieur de Voltaire ou « le roi Voltaire » à ses correspondants

Insolentiae

« PROPAGANDE. Jugez par vous-même ! Ce que dit Trump et ce que l’on vous dit qu’il dit, c’est un poil différent !! » L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat 31 janvier 2017

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Le dossier Stratégies de Janvier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse » est enfin disponible dans votre espace lecteur!

Vous avez le droit d’aimer Trump ou de le détester.

Vous avez le droit de considérer que nos frontières doivent être ouvertes et que tout puisse circuler, des idées aux hommes en passant par les flux financiers, de façon libre et accepter que cette immense liberté soit accompagnée de quelques actes terroristes comme étant un prix largement acceptable à payer pour un monde sans frontière et sans entrave.

Vous avez le droit de penser l’inverse, à savoir qu’il faut se renfermer et se protéger à tout prix, quitte à restreindre nos libertés, à commencer par la facilité de circuler ou d’échanger.

Dans tous les cas, et pour chaque point de vue, il y aura des avantages et des inconvénients.

En revanche, je pense que nous avons aussi tous le droit d’aimer la vérité et l’honnêteté intellectuelle. De surcroît, lorsque l’on me prend ostensiblement pour un imbécile, j’ai du mal à croire que ce soit pour mon bien, et cela me met la puce à l’oreille.

afp trumpEt si on me mentait ?

En fait mon « si » est juste une formule de style puisque vous allez découvrir en image la preuve en flagrant délit de la propagande à laquelle vous êtes soumis.

Sachez que je peux vous faire un article comme celui-ci tous les jours. Je dis bien tous les jours.

Je ne le fais pas non pas parce que je ne veux pas dénoncer cette propagande, mais parce que l’on me dit que je suis « pro-Trump », que je suis « aveuglé »… Pourtant, je ne vous mens jamais. Je peux me tromper, je peux me faire avoir même, mais je ne mentirai jamais à mes lecteurs volontairement.

Bref, voilà, image à l’appui et source en lien avec autant donc dire « ceinture et bretelle », ce que notre AFP préférée, également surnommée par quelques esprits chagrin « l’Agence France Propagande », vient d’écrire sur les dernières déclarations de Trump :

« Pour Trump, les problèmes dans les aéroports sont la faute des manifestants antidécret

Washington – Donald Trump a rejeté lundi la faute des problèmes rencontrés dans les aéroports américains après la signature de son décret anti-immigration, sur les milliers de manifestants qui se sont mobilisés pour le dénoncer et sur un problème d’ordinateur chez Delta.

« Les gros problèmes dans les aéroports ont été causés par une panne d’ordinateur de Delta, les manifestants et les larmes du sénateur Schumer (un sénateur démocrate, NDLR) », a accusé le président américain sur Twitter, soulignant que seulement 109 personnes avaient été arrêtées à leur arrivée sur le sol américain parmi les 325 000 passagers quotidiens.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, « a dit que tout se passait bien avec très peu de problèmes. L’AMÉRIQUE DOIT DE NOUVEAU ÊTRE SÛRE ! », a encore tweeté le président. »

Le problème c’est que Trump n’a jamais dit, jamais, que les problèmes dans les aéroports sont liés ou sont la faute des manifestants, ce qui serait évidemment une énormité prouvant « l’imbécillité et la vacuité intellectuelle du sombre ectoplasme que ces non-moins abrutis de citoyens ont porté à la Maison Blanche un soir d’égarement sans doute alcoolisé »…

Car c’est exactement cela que l’on veut vous faire croire.

Donald Trump, étant un milliardaire certainement plein de défauts mais tout sauf pourvu d’intelligence, a bien compris qu’il valait mieux qu’il communique directement plutôt que via les médias qui sont aux ordres des forces mondialistes et du totalitarisme marchand depuis de très nombreuses années. C’est ce qu’il fait avec son compte Twitter, le problème étant que très peu de gens disposent de comptes Twitter pour suivre les « communiqués » de Trump.

Bon, d’un autre côté, je suis là pour tenter de vous informer et encore une fois, n’imaginez pas que je cherche à vous prouver que Trump est un type « bien » ! Je cherche à vous prouver qu’on vous ment, ce qui est très différent ! Pour le reste, vous réfléchirez par vous-même, ce que je sais que vous faites par définition si vous m’avez déjà lu jusqu’ici !!

trump tweetTrump dit la chose suivante :

« Only 109 people out of 325,000 were detained and held for questioning. Big problems at airports were caused by Delta computer outage,… »

Bon, c’est en anglais mais comme je suis très serviable, je vais vous traduire les propos mais sans mentir… moi !!

« Seulement 109 personnes sur 325 000 ont été détenues et détenues pour interrogatoire. Les grands problèmes dans les aéroports ont été causés par une panne d’ordinateur Delta. »

Voilà… Il n’y a évidemment aucune référence aux manifestants à qui Trump va s’adresser dans un autre message qui n’a rien à voir, même si son message est ostensiblement ironique, qu’il les prend pour des ahuris, et qu’il n’est pas franchement sympathique à leur égard.

« Protesters and the tears of Senator Schumer. Secretary Kelly said that all is going well with very few problems. MAKE AMERICA SAFE AGAIN ! »

La traduction approximative peut-être la suivante :

« Pour les manifestants et les larmes du sénateur Schumer. Le Secrétaire Kelly dit que tout va bien avec très peu de problèmes. Faites l’Amérique sûre à nouveau ! »

Voilà, donc en gros, il leur dit juste « arrêtez de vous tortiller dans tous les sens, le secrétaire à la sécurité intérieure Kelly dit que globalement les choses ne se passent pas trop mal, alors que le sénateur machin truc « Shumer » arrête de chialer comme un gamin »… En gros ! Du Trump dans le texte, mais aucun propos imbécile.

Pourquoi vous manipule-t-on et pourquoi vous ment-on ?

Voilà les deux bonnes questions que vous devez désormais vous poser à chaque fois.

Accessoirement, vous devez vous rendre compte que l’on vous ment dans les médias à peu près tous les jours. Vous n’avez jamais été aussi bien « désinformés » et c’est une politique volontaire, et je peux vous garantir que ce n’est pas pour votre bien.

Alors je vous repose la question.

Pourquoi veut-on vous faire croire que Trump est fou ?

Pourquoi veut-on vous faire croire que Trump est un imbécile ?

Pourquoi veut-on vous faire croire que Trump ne raconte que des âneries et que ce qu’il dit est totalement faux ou erroné ?

Je ne vous donnerai pas la réponse parce que certains parmi vous viendraient encore m’insulter sur ma « trumpophilie » !! Alors que cela ne change rien à l’essentiel. Pourquoi vous ment-on ?

Pourquoi ? Pourquoi et encore pourquoi ?

La réponse est assez vertigineuse par ses implications politico-économico-géostratégiques ! Comme je vous l’ai déjà écrit à maintes reprises, c’est un combat de titan qui s’est engagé, et un véritable combat à mort entre deux idées, deux projets incompatibles : le mondialisme d’un côté et le souverainisme de l’autre.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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FBF – Fédération Bancaire Française 29ème Observatoire des Crédits aux Ménages : Depuis 2014, la part des ménages détenant un crédit reste stable mais leurs intentions de souscrire un crédit remontent en 2017 -ils n’ont pas un rond et ils s’endettent: »le miracle du crédit » est un cauchemar

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29ème Observatoire des Crédits aux Ménages : Depuis 2014, la part des ménages détenant un crédit reste stable mais leurs intentions de souscrire un crédit remontent en 2017

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Communiqué de presse

31 janvier 2017

29ème Observatoire des Crédits aux Ménages : Depuis 2014, la part des ménages détenant un crédit reste stable mais leurs intentions de souscrire un crédit remontent en 2017

Depuis un point bas atteint en 2014, le taux de détention des crédits par les ménages s’est stabilisé à 46,4% en 2016, selon le dernier rapport de l’Observatoire des crédits aux ménages (OCM)(1).

Un rebond du taux de détention des crédits immobiliers

Le taux de détention des crédits immobiliers se redresse en 2016 pour s’établir à 30,7% (contre 30,2% en 2015), sous l’effet combiné d’un dynamisme de la demande et de conditions de crédits très favorables.

Cette remontée est principalement portée par celles des crédits à l’accession à la propriété (23,3% contre 22,6% en 2015) qui retrouve ainsi un des niveaux les plus élevés observés depuis le début des années 2000.
Des crédits à la consommation pour financer des projets d’équipement

En 2016, l’OCM constate un recul du recours au crédit à la consommation : 25,5% des ménages détiennent ce type de crédits (contre 26% en 2015). Mais cette diminution résulte du recul de l’endettement contracté auprès de la famille et des amis.

89,8% des crédits à la consommation (contre 91,5% en 2015) sont utilisés pour financer la réalisation de projets d’équipements (auto,moto, équipement ménager, travaux d’amélioration des logements).
Un renforcement du sentiment d’amélioration de leur situation financière

Bénéficiant d’une nouvelle et forte amélioration de leur moral, 62,5% de l’ensemble des ménages estiment qu’en 2016 leur situation financière s’est améliorée ou stabilisée (contre 58,7% en 2015).

Et l’appréciation que les ménages portent sur leur budget s’est elle aussi améliorée. Les ménages estiment en effet que leurs charges de remboursement de leurs crédits se sont encore allégées : 85% considèrent que les charges de remboursement sont très supportables ou supportables en 2016.

De meilleures conditions de crédit avec des taux d’intérêt très bas et une évolution favorable du pouvoir d’achat, contribuent largement à cette situation optimiste.
Une demande de crédits immobiliers en nette progression pour 2017

Depuis 2015, les intentions de souscription de crédits immobiliers augmentent, pour atteindre en 2016 un niveau élevé de 5,4%, se rapprochant des niveaux d’avant la crise de 2008/2009.

En revanche côté crédit à la consommation, depuis 2011 les intentions de souscription de crédit ne décollent pas, pour atteindre 3,6% en 2016.

_____________

(1) Enquête postale réalisée par TNS Sofres en novembre 2016 auprès de 13 000 ménages. Le taux de réponse a été de 77,1 %.
CONTACT

Céline Castex
email : ccastex@fbf.fr
Tel : +33 (0)1 48 00 52 66

Terence de Cruz
email : tdecruz@fbf.fr
Tel : +33 (0)1 48 00 50 70

Le plus grand trésor de tous les temps-sacra monetaria

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Le plus grand trésor de tous les temps
30-01-2017

L’article ci-dessous a été publié en 2014 dans le magazine Monnaies et Détections sous le titre « 13500 pièces d’or et d’argent remontées de l’épave du SS Central America ». Nous reproduisons ci-dessous cet article dans son intégralité. On peut préciser que depuis sa parution, Thomas Thompson a été retouvé, interpellé et présenté à la justtice.
Photo du trésor du SS Central America

Présentation spectaculaire d’une partie du trésor du SS Central América, qui fut qualifié par Life Magazine comme “Le plus grand trésor de tous les temps”

Présentation spectaculaire d’une partie du trésor du SS Central América, qui fut qualifié par Life Magazine comme “Le plus grand trésor de tous les temps”
Récit d’une découverte exceptionnelle

Le 18 juillet 2014, la société Odyssey, spécialisée dans la recherche d’épaves dans les grands fonds marins a annoncé le succès de sa dernière opération : pas moins de 13500 pièces d’or et d’argent, mais aussi des lingots d’or, des débris d’or, des pépites et des bijoux ont été remontés de l’épave du bateau SS Central America qui fit naufrage au large des côtes américaines en 1857 (cf. Monnaies et Détections n°76, p. 26-27). Nous présenterons dans cet article les détails sur les trésors remontés du fonds de l’Océan, mais aussi sur les circonstances du naufrage.

La société américaine Odyssey Marine, fondée en 1994, est bien connue pour plusieurs coups d’éclat dans la recherche d’épaves chargées de trésors. Parmi son tableau de chasse se trouvent notamment les épaves du SS Republic (51000 pièces et 14000 objets remontés du fond de l’Océan en 2003), le “Black Swan” qui n’était autre que la “Nuestra Señora de las Mercedes”, d’où ont été remontées pas moins de 500000 pièces d’argent en 2007. Cependant, dans ce dernier cas, en mai 2012, suite à une longue procédure judiciaire, la Cour suprême des Etats-Unis a condamné la société Odyssey à restituer le trésor au propriétaire de l’épave, c’est-à-dire à l’Etat espagnol. En 2008, Odyssey découvre l’épave du HMS Victory et en 2011, ce sont les restes du SS Gairsoppa, qui sont identifiés. Deux ans après la localisation de l’épave, 61 tonnes de lingots d’argent ont été remontées de ce navire coulé en 1941.
Encore un succès pour la société Odyssey

La dernière trouvaille de la société Odyssey date des mois d’avril à juin 2014, et concerne l’épave du SS Central America. Même si les quantités de métaux précieux sont nettement moins importantes que dans le cas du SS Gairsoppa, les vestiges remontés sont tout à fait extraordinaires, comme nous le verrons ci-dessous. Et on se doute que cette fois-ci toutes les précautions juridiques ont été prises à propos de la possession des trésors retrouvés, d’autant que de grandes quantités d’or avaient déjà été remontées de l’épave entre 1987 et 1991, ce qui occasionna des batailles juridiques dont les américains abusent dès lors qu’il est question d’argent. Mais avant d’évoquer les premières découvertes de 1987-1991 et les déboires de leur auteur, Thomas Thompson, il faut évoquer le navire SS Central America et les circonstances historiques du naufrage.
“à ce beau navire il semblait que l’on pût sans crainte remettre son sort…”

Le SS Central America était un bateau à vapeur (comme l’indiquent les lettres SS qui signifient “Steamship”), doté de roues à aube en métal qui mesurait 85 mètres de long et qui naviguait entre l’Amérique Centrale et la côte Est des Etats-Unis. Le navire baptisé initialement SS George Law avait pris la mer pour la première fois en 1853. Outre son moteur à vapeur, le bateau de 2141 tonnes était doté de 3 mâts, et, comme le dit bien Ernest Faye dans son “Histoire des naufrages”, “à ce beau navire il semblait que l’on pût sans crainte remettre son sort; sa vue inspirait confiance; sa masse énorme défiait le courroux des vagues; nul ne filait sur les eaux avec plus de rapidité”. Mais les qualités certaines du SS Central America, ainsi qu’un équipage expérimenté et valeureux ne l’on pas empêché de sombrer le 12 septembre 1857 au large des côtes de Caroline du Nord par 2300 mètres de fond lors d’un ouragan dont on sait qu’ils sont courants dans ces parages. Après trois journées de tentatives désespérées pour échapper aux éléments, le SS Central America coula, emportant dans la mort 425 personnes sur les 578 passagers. De plus il y avait à bord du navire 13 à 15 tonnes d’or prospectées lors de la ruée vers l’or en Californie. C’est cette énorme cargaison de métal précieux qui a valu au Central America son surnom de “Ship of Gold”, c’est-à-dire le “bateau de l’or”.
Peinture reconstituant le SS Central America au coeur de la tempête

Peinture reconstituant le SS Central America au coeur de la tempête
Le voyage avait pourtant commencé par temps calme…

Pourtant, le voyage de la ville de Colón (anciennement baptisée “Aspinwall”), au Panama, en direction de New York avait bien commencé ce 3 septembre 1857 : le ciel était pur et la mer était calme. Le beau temps accompagna le SS Central America jusqu’au port de La Havane où il fit une halte avant de repartir le 8 septembre au matin, toujours par temps calme. C’est dans la journée du 9 septembre que le bateau se trouva pris dans un ouragan alors qu’il se trouvait au large des côtes des Carolines. Pendant toute la journée du 10 septembre, on força les machines pour lutter contre les éléments déchaînés, en vain : le navire faisait pratiquement du sur place. Le 11 septembre, une voie d’eau se déclara à 1 mètre au-dessous de la ligne de flottaison. L’eau commença à envahir la chambre des machines. Le capitaine et son second décidèrent d’avertir les passagers du danger imminent. Tout le monde, équipage et passagers compris, se mit à l’oeuvre pour écoper l’eau qui avait déjà éteint les machines. Malgré l’ardeur de leurs efforts, les machines, après avoir redémarré pour un temps, calèrent de nouveau définitivement alors que le vent et les vagues avaient endommagé les voiles. Le drapeau du Central America fut hissé à l’envers en signe de détresse.
Le 12 septembre 1857 : une journée noire dans l’histoire de la marine américaine

Les passagers continuèrent à écoper pendant toute la nuit pour maintenir à flot le navire qui était alors à la merci de la tempête. Le 12 septembre, on vit apparaître le brick la “Marine”, de Boston, qui, trop petit, ne parvint à embarquer à son bord qu’une centaine de passagers du Central America. La tombée du jour et la pénombre mirent fin à ces opérations de secours. Peu de temps avant 8 heures du soir le Capitaine Herndon grimpa sur un des porte-roue à aube du Central America et tira sa dernière fusée de détresse. Quelques instants plus tard, le navire fut englouti par les flots.
Carte : le naufrage du SS Central America

Carte : le naufrage du SS Central America

Un navire norvégien baptisé “L’Ellen” parvint à secourir une cinquantaine de naufragés dans les heures qui suivirent. Trois derniers survivants véritablement miraculés furent retrouvés une semaine après le naufrage dérivant dans un canot de sauvetage à 400 miles au nord du lieu de la catastrophe. Comme nous l’avons dit ci-dessus, 425 personnes, dont le capitaine du navire, ont trouvé la mort au cours de cette catastrophe. Le 12 septembre 1857 fut une journée noire dans l’histoire de la marine américaine.
L’or de la Californie

Le SS Central America transportait entre 13 et 15 tonnes d’or provenant de Californie, où la ruée vers l’or avait débuté quelques années plus tôt, en 1848. Le voyage de l’Est des Etats-Unis vers l’Ouest était alors compliqué. La voie terrestre dans des chariots tirés par des boeufs prenait environ 5 mois et était dangereuse en raison de la présence de tribus Indiennes parfois hostiles. La première liaison transcontinentale par voie ferrée ne verra le jour qu’en 1869.
Pièces d’or éparpillées sur le fond marin
Pièces d’or éparpillées sur le fond marin

Par ailleurs, il existait deux voies maritimes : la route du Cap Horn consistait à contourner entièrement l’Amérique du Sud, puis à remonter l’Océan Pacifique vers le nord jusqu’à San Francisco. Ce périple d’environ 24000 kilomètres prenait alors pas moins de 5 mois si les conditions maritimes le permettaient.

La seconde route maritime consistait à éviter le contournement de l’Amérique du Sud en se rendant de San Francisco au port de Panama par mer, puis en passant l’isthme de Panama par terre avant de reprendre un navire allant de Colón à New York via La Havane. Une voie ferrée fut construite entre 1850 et 1855 pour faire face à l’augmentation du trafic de voyageurs depuis la ruée vers l’or de 1848. C’est au cours de cette deuxième partie du voyage qu’a sombré le SS Central America. Notons que le canal de Panama, qui permit de supprimer le transbordement sur les rails n’a été mis en service qu’en 1914. On se doute que la plupart des passagers du Central America ne revenaient pas de Californie les mains vides…
Des passagers chargés d’or

Une fois leur fortune faite en Californie, de nombreux chercheurs d’or décidèrent de rentrer chez eux sur la côte Est des Etats-Unis. Le 20 août 1857, plusieurs centaines de passagers embarquèrent à San Francisco sur le SS Sorora en direction de Panama. Ils emportaient avec eux 1,6 millions de dollars or, dont de très nombreuses pièces de 20 dollars or (les « double Aigles ») portant la lettre S, marque de l’atelier monétaire nouvellement créé à San Francisco. Ils transportaient aussi des lingots et de l’or sous d’autres formes, notamment des pépites spectaculaires. Pendant le transport les pièces étaient soit transportées rangées dans des caisses en bois, soit portées directement par les passagers eux-mêmes dans des bourses de cuir ou de petits coffres de bois : on se doute qu’il ne devaient pas se séparer facilement du fruit de leurs aventures souvent pénibles dans le nouvel El Dorado qu’était devenue la Californie.
Pièce d’or de 20 dollars US dite “double Aigle” portant la marque S de l’atelier monétaire de San Francisco
Pièce d’or de 20 dollars US dite “double Aigle” portant la marque S de l’atelier monétaire de San Francisco

Les quantités d’or transportées à bord du SS Central America étaient considérables et la perte de ce trésor contribua à accroître la panique financière alors en cours. Ce naufrage très médiatisé à l’époque et d’une gravité jamais vue jusqu’alors a fait dire à certains observateurs que le SS Central America était un peu le Titanic du XIXème siècle. Cependant Les Etats-Unis, plongés dans la guerre de Sécession à partir de 1861 eurent tôt fait d’oublier ce désastre maritime.
Dans les années 1980 Thomas Thompson se lance à la recherche du SS Central America

Pendant plus d’un siècle le SS Central America a reposé par 2300 mètres au fond de l’Océan, jusqu’à ce que le chasseur de trésors Thomas Thompson ne se lance à la recherche de l’épave. Mais pour atteindre son but, il fallut à Thompson, un ingénieur originaire de Defiance, dans l’Ohio, des années de recherches patientes et d’énormes investissements pour la mise au point du matériel nécessaire à la remontée du trésor. Ces efforts couronnés de succès eurent des conséquences fâcheuses pour le chasseur de trésors qui est aujourd’hui recherché par la justice américaine.
Thomas Thompson à la barre lors des recherches de 1987
Thomas Thompson à la barre lors des recherches de 1987

C’est au début des années 1980 que Thomas Thompson, qui travaillait en tant qu’ingénieur dans le “Batelle Memorial Institute”, une société de recherche et de développement, a décidé de se lancer dans la recherche de l’épave du SS Central America. Divers éléments l’avaient poussé au choix de cette épave : le naufrage était très bien documenté grâce aux témoignages des survivants qui donnaient des indications précieuses sur le lieu où le bateau avait sombré. De plus, le navire avait coulé assez loin des côtes, dans des eaux profondes, ce qui signifiait que la technologie pouvait jouer un rôle plus important que la chance pour trouver l’épave. L’éloignement des côtes et la profondeur garantissaient en outre que le site avait été protégé des tempêtes, des ouragans ou d’autres phénomènes naturels susceptibles de disperser les restes d’un navire naufragé.

Grâce à une enquête minutieuse dans les archives de l’époque, Thompson parvint à reconstituer en détail les derniers instants du SS Central America. Avec l’aide d’un de ses associés, Bob Evans, et d’un spécialiste des probabilités et des analyses statistiques, le docteur Lawrence D. Stone, une « matrice de corrélation des données » fut mise en place qui reprenait toutes les hypothèses sur le lieu exact du naufrage. Des centaines de scénarios possibles pour le naufrage furent créés par ordinateur et finalement, une zone de recherches de 1400 miles carrés fut retenue.

Pendant plusieurs années Thompson mit au point avec ses associés tout le matériel indispensable pour localiser et pour récupérer l’épave. L’ingénieur créa notamment un sous-marin télécommandé baptisé « Nemo » qui disposait de toutes les technologies nécessaires pour remonter le trésor du SS Central America. C’est également pendant cette période qu’il commença à rassembler des financements auprès de riches investisseurs de l’Ohio pour lancer l’expédition. Il parvint à collecter pas moins de 10 millions de dollars.
Il gagne son pari et découvre l’épave du SS Central America !

A l’automne 1986, Thompson et ses associés se lancèrent en mer à la recherche du SS Central America pendant quarante jours à bord d’un vieux navire équipé d’un sonar. Mais ce n’est qu’au cours de la saison suivante, le 11 septembre 1987, que la caméra embarquée à bord du « Nemo » révéla des vestiges d’une épave du XIXème siècle… Thompson avait réussi son pari, il avait découvert l’épave du SS Central America !
Photo prise en 1989 d’une partie des lingots reposant au fond de l’Océan
Photo prise en 1989 d’une partie des lingots reposant au fond de l’Océan

Plus de 7000 pièces d’or provenant de l’atelier monétaire de San Francisco, ainsi que des pièces fabriquées par des monnayeurs privés furent découvertes à bord de l’épave. De nombreux lingots portant la marque des essayeurs californiens de l’époque furent remontés du fond de l’Océan. Parmi ces lingots se trouvait une énorme barre d’or de près de 80 livres. Cet objet exceptionnel, surnommé la barre d’or « Eureka » a été qualifié comme « le plus gros objet numismatique qui existe » par la Société « Monaco Rare Coins », qui a vendu ledit objet pour 8 millions de dollars en 2001 à un collectionneur privé. Cette brique en or porte la marque des essayeurs fondeurs Kellogg et Humbert ainsi que la valeur monétaire de l’époque, c’est-à-dire 17433,57 dollars.
Photo de la barre d’or “Eureka”, vendue pour 8 millions de dollars en 2001
Photo de la barre d’or “Eureka”, vendue pour 8 millions de dollars en 2001
L’euphorie de la découverte a été de courte durée…

Après un tel exploit, Thomas Thompson devint célèbre. Sa découverte fit l’objet de quelques articles dithyrambiques dans les médias américains. Le magazine “Life” qualifia ainsi le trésor du SS Central America comme “le plus grand trésor jamais découvert” (Life Magazine, Mars 1992). Mais pour Thomas Thompson l’euphorie de la découverte n’a pas duré longtemps.

Le premier chargement d’or avait à peine été remonté qu’un groupe de sociétés américaines et anglaises qui avaient assuré le SS Central America 135 ans plus tôt réclamèrent des droits sur le trésor et lancèrent un procès. En 1990, le District Fédéral de Norfolk, Va., déclara que les découvreurs du trésor, Thompson et sa société, la Colombus-America Discovery Group, étaient les propriétaires du trésor, d’après la règle « découvreur gardeur ».

Les compagnies d’assurance firent appel de cette décision de justice. En 1992, un appel à la cour fédérale renversa la première décision de la cour, déclarant que la Colombus-America n’avait pas prouvé que les assureurs avaient abandonné le trésor. Un second procès se tint en 1993, au cours duquel la cour déclara que la Colombus-America possédait 100 % de l’or qui n’était pas assuré et 90 % de l’or assuré. Colombus-America et les assureurs acceptèrent de partager le trésor, l’inventeur conservant environ 92,5 % du trésor récupéré.
La vente de l’or sert à financer d’interminables procès

Pendant ce temps, Thompson avait accumulé des dettes pour continuer à financer son projet d’exploration. Quand il vendit l’or qu’il avait récupéré à bord du SS Central America en l’an 2000 à la société Caifornia Marketing Group, aucun profit ne revint aux investisseurs. « 100 pour 100 de chaque centime qu’il gagna fut consacré au financement des procès », a déclaré Gilman Kirk, un investisseurs et ami proche de Thompson.

Les investisseurs intentèrent alors un procès à Thompson en 2005, et l’affaire est toujours en cours à l’heure actuelle. En 2013, après qu’une audience de Thompson n’ait pu avoir lieu, un juge fédéral déclara un mandat d’arrêt contre le chasseur de trésors. L’avocat Avonte Campinha-Bacote, qui représentait Thompson, déclara qu’il se retirait du procès en novembre 2013 car il n’avait plus de nouvelles de son client et qu’il ignorait si un autre avocat le représentait.

D’après le journal « Le Colombus Dispatch », Thompson vivait dans une location à Vero Beach, en Floride, avant de s’enfuir. L’homme est actuellement en cavale. Voilà où en est aujourd’hui le rêve américain de Thomas Thompson : fracassé par l’appât du gain et le juridisme intéressé de sociétés vautour.

Cependant, Thompson conserve pour lui un groupe de défenseurs fidèles. « Ce qu’ils lui ont fait est criminel. Ils l’ont jeté en dehors de la légalité. Ils l’ont traité comme un escroc. Mais ce n’est pas un escroc, c’est un scientifique », a déclaré Donal Garlikov, un investisseur qui est resté loyal envers Thompson en dépit du fait qu’il n’a jamais reçu le moindre pourcentage du profit du trésor.
Printemps 2014 : nouvelles découvertes à bord du SS Central America

Au début du mois de mars 2014, la société Odyssey Marine Exploration, qui a été présentée ci-dessus, a annoncé qu’elle avait obtenu un contrat exclusif pour récupérer ce qui restait de l’or du SS Central America. La société Odyssey a été choisie par un avocat représentant les sociétés créées à l’époque par Thompson pour financer le projet d’exploration du SS Central America. Le contrat prévoit qu’Odyssey recevra 80 % de l’or récupéré jusqu’à une certaine somme établie à l’avance, puis 45 % pour les trouvailles suivantes.
Vue de la mise à l’eau du robot sous-marin le Zeus depuis le pont du navire Odyssey Explorer
Vue de la mise à l’eau du robot sous-marin le Zeus depuis le pont du navire Odyssey Explorer
Le sous-marin Zeus récupère des pièces d’or dans l’épave
Le sous-marin Zeus récupère des pièces d’or dans l’épave

Forte de cette autorisation d’exploitation en bonne et due forme, la société Odyssey n’a pas tardé à lancer des recherches qui ont commencé dès le mois d’avril 2014 tandis que l’annonce de nouvelles découvertes remarquables a eu lieu dès le 18 juillet 2014. Odyssey affirme dans son communiqué de presse être animée par les meilleures intentions : consciente de la dimension historique de l’épave du SS Central America, elle déclare s’être donnée le devoir de récupérer les objets dans les meilleures conditions archéologiques possibles. Il est aussi question de partager très largement le fruit de ces découvertes avec le public. De fait, les rapports volumineux publiés sur internet à propos de cette dernière campagne de fouilles permettent au public de tout savoir dans les moindres détails.
Des technologies dernier cri pour une campagne de fouilles exemplaire
Cartographie 3D de l’épave du SS Central America
Cartographie 3D de l’épave du SS Central America

Odyssey a mobilisé les dernières technologies disponibles pour cette nouvelle campagne de recherches sur l’épave du SS Central America. Comme à l’époque des recherches de Thompson c’est un sous-marin télécommandé baptisé Zeus qui sert d’outil principal aux archéologues présents à bord du navire « Odyssey Explorer » : le sous-marin est comme les yeux et les mains des scientifiques au fond de l’Océan. Le navire Odyssey Explorer est en outre équipé de sonars de dernière génération et de toutes une série de technologies dernier cri pour filmer, photographier, enregistrer et répertorier le moindre élément découvert. L’équipage et les techniciens de l’Odyssey Explorer ont acquis une expérience certaine dans la récupération d’objets dans les grands fonds marins : ils savent travailler avec méthode, selon des protocoles éprouvés.
Photo d’une roue à aube métallique du SS Central America
Photo d’une roue à aube métallique du SS Central America

A l’aide de ces technologies, les techniciens de l’Odyssey Explorer ont retrouvé sans peine l’épave du SS Central America et ils ont pu constater que le site était resté intact depuis les dernières fouilles de Thompson en 1991. Une spectaculaire cartographie 3D du site a également été dressée et de nombreuses photos en haute définition ont été prises avant que la récupération des vestiges restants puisse commencer.

Parmi les objets remontés se trouvent des lingots d’or, des pépites d’or, une grande variété de pièces d’or de 20 dollars « double Eagle » mais aussi bien sûr des pièces d’or de 10 dollars, 5 dollars, 2,5 dollars et 1 dollar, ainsi que de nombreuses pièces étrangères qui représentent comme une photographie de la circulation monétaire de l’époque.

En plus de ces pièces de monnaie l’expédition a également remonté quelques objets plus personnels comme des lunettes, des bijoux ou des bourses de cuir. Mais les objets les plus émouvants photographiés par l’Odyssey Explorer sont sans doute ces photos daguerréotypes sur lesquelles apparaissent les portraits de quelques-uns des passagers qui on vécu le drame du naufrage de 1857. Les méthodes de conservation de ces photos très fragiles sont en cours d’étude et pour l’instant ces objets rares et exceptionnels restent au fond de l’Océan.
Daguerréotypes incroyablement bien conservés
Daguerréotypes incroyablement bien conservés

Le 15 juillet dernier les recherches ont été interrompues après une campagne de fouilles couronnée de succès. Ces nouvelles découvertes ravivent la mémoire d’une des plus grandes catastrophes maritimes de tous les temps, le naufrage du SS Central America en 1857.
Sources

Brève “The Ship of gold”, dans Monnaies et détections n°76, pages 76-77
“Naufrage du Central America – 12 septembre 1857” in Jean Baptiste Benoît Eyriès et Ernest Faye, “Histoire des naufrages : délaissements de matelots, hivernages, incendies de navires et autres désastres de mer”, Paris : Morizot, 1859. Internet : http://goo.gl/0PKM4h
“The Mechanical Engineer and the Sunken Treasure” dans Michagan Tech, 29 mars 2013. Internet : http://goo.gl/QFmZQa
“Sunken Ship Laden With Gold Lures Treasure Hunters – Again”, par Karla Zabludovsky dans Newsweek, 19 mars 2014. Internet : http://goo.gl/dTPHBz
“Gold Rush brick sells for $8 million / 80-pound ingot bought”, dans “SFGate”, 9 novembre 2001. Internet : http://goo.gl/e1MSCu
“Ship of gold. Journey throught history”. Internet : http://goo.gl/yjWYat
http://www.shipwreck.net : site officiel de la société Odyssey (communiqués de presse et rapports détaillés des fouilles)

Contact : sacramon@yahoo.fr | http://www.sacra-moneta.com 2006-2017 monnnaies numismatique or et pièces de collection |

Metamag : Mémoire des peuples: la guerre du Chaco (1932-1935)

Metamag

Mémoire des peuples: la guerre du Chaco (1932-1935)
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Chaco Battle Of Potrero
Mémoire des peuples: la guerre du Chaco (1932-1935)

28 janvier 2017 1 commentaire
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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦
L’occasion d’un travail de recherche nous a amené récemment à fouiller dans des archives sur la guerre du Chaco, guerre totalement oubliée de nos contemporains y compris en Amérique latine.

Cette guerre eut pour origine la volonté de la Bolivie de s’ouvrir un port sur le fleuve Paraguay qui rejoint le fleuve Paraná pour obtenir un accès sur le Rio de la Plata et par là sur l’Atlantique. Mais elle eut surtout pour cadre les agissements de deux compagnies pétrolières rivales : la Standart Oil américaine qui exploitait des gisements de pétrole en Bolivie et la Royal Dutch Shell, un complexe anglo-hollandais qui travaillait au Paraguay.

chacos-tintinEn trois ans de combats acharnés, la Bolivie perdit 65 000 hommes et bien que vainqueur, le Paraguay sortit exsangue de cette guerre où 35 000 hommes furent tués. Il laissa aux vaincus un port franc sur le fleuve Paraguay. Pendant trois ans, les deux armées vont se livrer un combat sans merci, au milieu d’un environnement désertique des plus hostiles, à peine ponctué de fortins isolés. « Paradis de la tactique, enfer de la logistique » dira-t-on plus tard de cet enfer vert où une guerre de tranchées brutale alterne avec des marches épuisantes. Près de 100 000 hommes vont mourir, victimes des combats, mais aussi de soif et d’insolation. Guerre méconnue s’il en est, exemple typique de la brutalisation de la guerre contemporaine, guerre brièvement esquissée pour les fans d’Hergé dans L’Oreille cassée. C’est pourtant le conflit international le plus violent de l’Amérique latine du XXème siècle qui mélangea dans la terreur indigènes et militaires blancs latino-américains.

Le Chaco :un mot indien désignant les espaces réservés aux grandes chasses

Le Chaco :un mot indien désignant les espaces réservés aux grandes chasses

Le Chaco tire son nom d’un mot indien désignant les espaces réservés aux grandes chasses. Le Chaco boréal est désertique. Le Chaco inférieur, plus humide, comporte marais et lagunes. Les armes mais aussi la malaria, la faim, la dysenterie décimèrent les régiments des deux camps. Le plus surprenant c’est que cette guerre fut aussi une féroce guerre de tranchées comme en 1914. Il exista ainsi une cinquantaine de fortins dans le Chaco en particulier celui de Gondra qui fut l’objet d’une célèbre prise d’arme paraguayenne au petit matin. Après des semaines d’attente, chacun se regardait en chien de faïence dans les tranchées mais aussi partageait la nuit ou le dimanche les mêmes chants et danses folkloriques. La plupart des soldats étaient des Indiens enrôlés plus ou moins de force. Personne même les officiers ne trouvait véritablement de sens à cette guerre fratricide entre deux peuples frères. Nonobstant, un bataillon paraguayen réussit un petit matin à construire un tunnel et à rejoindre les lignes ennemies en provoquant au petit matin un véritable massacre à la mitrailleuse sur tous les soldats boliviens encore endormis ou prisonniers de leurs rêves ou de leurs cauchemars. L’épisode est relaté dans une nouvelle de l’écrivain paraguayen Augusto Roa Bastos, La excavacion publiée dans son recueil El Trueno entre las Hojas (1961 avec un lexique guarani-espagnol).

chaco-excavacionCette guerre du Chaco rendit les chefs militaires paraguayens tout puissants après la victoire. En 1940, le général Morinigo proclama le « Nouvel État Nationaliste Révolutionnaire », un des rares états latino-américains à suivre intégralement le modèle fasciste. Les conditions étaient en effet ici réunies pour un authentique fascisme et même nazisme latino-américain avec ce qui nous paraît en être une des nécessités vitales à savoir la présence d’une classe importante de vétérans de guerre ce que n’eurent pas d’autres états latino-américains sauf l’Equateur.

L’État paraguayen national-révolutionnaire s’appuya sur l’extrême-droite du parti de la droite conservatrice traditionnelle, le Parti Colorado. Après sept ans d’authentique régime fasciste, les forces febreristes, forces issues d’un coup d’état militaire de février 1936 s’unirent aux forces libérales et communistes contre les Colorados. Il y eut alors une sanglante guerre civile. La coalition aurait d’ailleurs vaincu Morinigo et le parti Colorado si le président argentin Perón n’était pas intervenu. Une répression féroce suivit l’écrasement de la rébellion : 400 000 paraguayens partirent pour l’exil. Morinigo fut renversé en 1948 mais le Parti Colorado demeura toujours puissant dans le pays. En 1954, un pronunciamiento portait au pouvoir le général Stroessner dont la dictature soutenue en partie par les États-Unis dura 35 ans. La ville à laquelle Stroessner donna son nom, à la frontière entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine s’appelle désormais Ciudad del Este.

La guerre du Chaco, énième guerre du pétrole, comme celle de Syrie l’est pour l’oléoduc qui doit la traverser, tua ainsi des milliers d’hommes, brisa dans le sang des centaines de destins, ravagea et détruisit tout un pays pour des décennies pour aujourd’hui sombrer dans un total oubli qu’une fouille incongrue dans des archives ramène pour un temps à la surface. Nihil novi sub sole.

En savoir plus :
chaco-hommes-transparents

chaco-livrechaco-noel-guerre-chaco– un ouvrage en langue française existe : Les hommes transparents, Indiens et militaires dans la guerre du Chaco (1932-1935) de Luc Capdevila et Isabelle Combes, publié aux Presses universitaires de Rennes en 2010,

– la parution récente en octobre 2016 de La Guerre du Chaco-Bolivie/Paraguay (1932-1935) par Thierry Noel aux Éditions économica

– la somme britannique de Bruce W. Farcau, The Chaco War: Bolivia and Paraguay, (1932-1935), (Library of Congress, USA 1996) .
Illustration : bataille de Potrero

La Fédération Bancaire Française: Loi Eckert, un an après la mise en oeuvre, quel 1er bilan ?trop tatd,ils ont tout volé

La Fédération Bancaire Française
Loi Eckert, un an après la mise en oeuvre, quel 1er bilan ?

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Infos

25 janvier 2017

Loi Eckert, un an après la mise en oeuvre, quel 1er bilan ?

Un an après l’entrée en vigueur de la loi relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance vie en déshérence , ce sont près de 3.7 milliards d’euros d’avoirs qui ont été transférés à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), et qui attendent d’être réclamés par les bénéficiaires.

En savoir plus

Mini-guide n° 29 – Que devient un compte inactif ?

Un an après l’entrée en vigueur de la loi relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance vie en déshérence , ce sont près de 3.7 milliards d’euros d’avoirs qui ont été transférés à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), et qui attendent d’être réclamés par les bénéficiaires.*

Sur l’année 2016, cela représente pour les banques, 5,5 millions de comptes bancaires transférés, soit 1.9 milliard d’euros et 52% du montant total (incluant les comptes titres ordinaires, PEA et PEA – PME). A noter que le montant moyen des sommes transférées pour un compte bancaire inactif s’élève à 345 euros.

Les banques ont travaillé en étroite collaboration avec la CDC et ont été très actives dans l’identification des comptes bancaires inactifs ; en prenant contact avec leurs titulaires afin de les réactiver et le cas échéant en transférant les sommes concernées à la CDC.

La profession a également réalisé tout au long de l’année 2016 un important travail d’information et de pédagogie en diffusant des outils d’informations auprès du grand public, tel que le mini-guide n° 29 : Que devient un compte inactif ?
Une procédure de recherche grandement simplifiée par le digital

Depuis le 2 janvier 2017, les fonds non réclamés et transférés à la Caisse des Dépôts peuvent être recherchés par leurs propriétaires ou leurs ayants-droit, via le site internet http://www.ciclade.fr

Ce service en ligne permet à chacun de rechercher gratuitement les sommes et avoirs conservés lui appartenant, ou appartenant à une personne dont il est l’ayant-droit. Il peut dorénavant, sur justification, en demander la restitution, via la création d’un espace personnel où il pourra compléter sa demande en ligne, en joignant les pièces justificatives.

Depuis sa mise en ligne le 2 janvier, le site ciclade.fr a enregistré plus de 166 000 recherches, et plus de 300 000 euros ont été reversés en 20 jours.

Pour rappel :

Qu’est-ce qu’un compte inactif ?

Un compte bancaire est considéré comme inactif s’il n’a fait l’objet d’aucune opération pendant 12 mois et si sur cette même période le titulaire – ou son représentant – ne s’est pas manifesté, sous quelque forme que ce soit, auprès de l’établissement, ni n’a effectué aucune opération sur un autre compte ouvert à son nom. Les inscriptions d’intérêts, débits de frais et commissions liés à la gestion, à la clôture ou aux produits et services liés à ces comptes n’étant pas considérées comme des opérations.

Si le titulaire du compte est décédé mais qu’aucun des ayants-droit n’a fait valoir ses droits sur les avoirs et dépôts inscrits au compte dans les 12 mois suivant la date du décès, le compte est considéré comme inactif.

Les principales dispositions de la loi Eckert

Un recensement annuel des comptes bancaires inactifs et l’information annuelle des titulaires des comptes ou de leurs ayants-droits
Le transfert des sommes des comptes bancaires inactifs depuis plus de 10 ans, ou plus de 3 ans en cas de décès du titulaire du compte, à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), qui les conserve pour le compte de leurs titulaires ou ayants-droit.
Dans les deux cas, au-delà de 30 ans d’inactivité ou d’absence de réclamation, les sommes seront transférées à l’Etat et lui seront définitivement acquises.
Dans le cadre du règlement des successions, les notaires peuvent obtenir de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) des informations sur les avoirs qui y sont déposés au titre des comptes inactifs ainsi que le versement des sommes à reverser aux ayants-droits de la succession.

* Source : Point sur la mise en oeuvre de la loi Eckert par Bercy – 24/01/2017

La contre-révolution : Alain Escada : « La toute puissance des mondialistes n’existe pas »-« Le complot des maîtres du monde( n’esr que « La conjuration des idiots »-Kennedy O’Toole

La contre-révolution
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Le monde est tellement fasciné par les passions…
Publié le 30 janvier 2017 par ccr2013

jesus2Le monde est tellement fasciné par les passions, qu’il ne peut rien comprendre à la félicité des enfants de Dieu. Quelquefois il les plaint, comme le monde sait plaindre, en jetant sur eux un regard de mépris ; quelquefois il les contemple avec une sorte d’étonnement stupide. Il n’a nulle idée de ce qui se passe dans l’âme unie à son Créateur, nulle idée des consolations et du calme délicieux dont elle jouit. Saint Paul s’écriant : Je surabonde de joie au milieu de mes tribulations (II Cor., VII, 4), lui est un mystère inexplicable ; jamais il ne concevra cette joie pure, qui est justice et paix devant le Saint-Esprit (Rom., XIV, 17). Quel est donc le partage du serviteur du monde ? un immense ennui parsemé de quelques rares plaisirs, et quand Dieu ne l’abandonne pas entièrement, les remords. Creusez dans son cœur, vous n’y trouverez que cela. Le remords est sa justice, et l’ennui sa paix. Âmes chrétiennes, âmes détachées, qui avez renoncé au monde et à tout ce qui est du monde, plaignez à votre tour les infortunés chargés encore de ses pesantes chaînes ; mais plaignez-les en vous humiliant au pieds de Celui qui vous a délivrées, et dont la grâce, qui ne vous était due, vous met en possession des seuls biens véritables. Gardez avec soin ce bon trésor que vous a confié le Père des lumières, de qui découle tout don parfait (Jac., I, 17), et demandez-lui avec amour qu’après avoir commencé votre joie sur la terre, il la consomme un jour dans les cieux.

Extrait de L’imitation de Jésus-Christ

Source

La contre-révolution