conseil dans l’espérance du roi : 1718. Légitimisme versus Orléanisme. Déjà ! Menaces sur le trône du Régent Philippe d’Orléans. La conspiration de Cellamare.

conseil dans l’espérance du roi

1718. Légitimisme versus Orléanisme. Déjà ! Menaces sur le trône du Régent Philippe d’Orléans. La conspiration de Cellamare.
par alaintexier

8 décembre 1718 : Échec de la conspiration de Cellamare
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Le 8 décembre 1718 est découverte la conspiration de Cellamare. Ambassadeur d’Espagne à la cour de France, le duc Antonio de Cellamare projetait, avec la complicité du duc du Maine, fils naturel de feu Louis XIV, de renverser le Régent, Philippe d’Orléans, neveu de Louis XIV, et de transférer la régence au roi d’Espagne, Philippe V, petit-fils du même Louis XIV.

La conspiration était téléguidée par le cardinal Giulio Alberoni, premier ministre de Philippe V.

Mais la conspiration est découverte par l’abbé Guillaume Dubois. Celui-ci est le ministre des Affaires étrangères du Régent Philippe d’Orléans. Cellamare s’enfuit sous un déguisement mais ses complices sont arrêtés. Les plus élevés en titre seront pardonnés (parmi eux le duc et la duchesse du Maine, le prince de Conti, le cardinal de Polignac,…), les autres exécutés !

Dubois obtient par ailleurs de Philippe V qu’il congédie Alberoni, lequel devra s’enfuir en Italie. Lui-même sera récompensé en 1721 par la barrette de cardinal, qui le hisse au niveau de ses prédécesseurs illustres Richelieu et Mazarin !

et pour une autre vision :
CELLAMARE ANTONIO DEL GIUDICE prince de (1657-1733)

La « conspiration de Cellamare » est un épisode de la crise ouverte à l’intérieur et à l’extérieur par la mort de Louis XIV (1715). Le roi laisse comme héritier son arrière-petit-fils, âgé de cinq ans, et il a organisé, avant sa mort, la régence. Elle est confiée en titre à son neveu Philippe, duc d’Orléans, dont les pouvoirs sont strictement limités au profit du duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV et de la marquise de Montespan, chargé de l’éducation du futur Louis XV et du commandement de sa maison militaire.

Sur les conseils de son ancien précepteur, l’abbé Dubois, le duc d’Orléans fait casser le testament de Louis XIV par le Parlement de Paris et obtient la plénitude de la régence. De son côté, le duc d’Anjou, petit-fils du Roi-Soleil, devenu roi d’Espagne, sous le nom de Philippe V (1700), avait renoncé à ses droits à la couronne de France. Mais son épouse en secondes noces, l’ambitieuse Elizabeth Farnèse et le cardinal Alberoni, son Premier ministre, souhaitent que Philippe V soit désigné comme régent, prélude à son accession au trône de France. Cet objectif postule l’élimination de Philippe d’Orléans, et Antonio Cellamare propose de la réaliser.

Napolitain, élevé à la cour de Madrid, officier dans la guerre de la Succession d’Espagne, il est envoyé comme ambassadeur à Paris, en 1712. Après la mort de Louis XIV, il établit dans sa maison un foyer d’intrigues contre la « jeune cour » et en avril 1718, à l’instigation de la duchesse du Maine, il monte un complot contre le Régent. Le plan, passablement romanesque, prévoyait l’arrestation du duc d’Orléans au cours d’une fête, la distribution de manifestes au peuple de Paris, pour créer un mouvement d’opinion en faveur de Philippe V, puis la réunion d’états généraux qui entérineraient le changement de souveraineté.

Le roi d’Espagne et Alberoni, tout en nourrissant des doutes sur les chances de succès, s’associent à la conspiration. Mais elle est révélée à Dubois et on arrête le courrier qui porte à Madrid les preuves de l’intrigue. Cellamare est reconduit à la frontière ; la duchesse du Maine et le marquis de Pompadour doivent s’exiler, tandis que les comparses de rang inférieur sont jugés et plusieurs exécutés. Le Régent, qui avait déjà décidé de mettre un terme à la menace espagnole, saisit le prétexte de la conspiration pour entrer en guerre. C’est le début d’un conflit franco-espagnol qui entraîne la disgrâce d’Alberoni et qui ne sera terminée qu’en 1731. Cellamare, qui avait été nommé capitaine général pour la Vieille-Castille, meurt à Séville (Espagne).

Paul GUICHONNET, « CELLAMARE ANTONIO DEL GIUDICE prince de (1657-1733) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 8 décembre 2016.

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