ASAF:LES ARMÉES PARTICIPENT AU QUOTIDIEN

LES ARMÉES PARTICIPENT AU QUOTIDIEN
À LA VIE DE LA NATION
En même temps qu’elles mènent des opérations,
les armées interviennent tous les jours
au service de nos concitoyens dans des domaines
multiples et variés en Métropole et
dans les DOM-COM. Lorsque les circonstances
l’exigent, leur action s’étend à nos ressortissants
à l’étranger.
Protéger le territoire, secourir et aider les citoyens, former et éduquer les
jeunes, participer à l’effort de recherche scientifique et technique, développer
le patriotisme et l’esprit de défense, concourir à la conservation du
patrimoine et à la vie culturelle du pays, telles sont les principales actions
conduites au profit de la population.
36 AUTOMNE 2013
PROTÉGER LE TERRITOIRE ET LES CITOYENS EN MÉTROPOLE
ET DANS LES DOM-COM
Vigipirate :
L’objectif du plan Vigipirate est double : protéger
les populations, les infrastructures et les
institutions et préparer les réponses en cas
d’attaque.
Sous l’autorité du Premier ministre, ce plan
intéresse tous les services de l’Etat. Cependant,
les ministères de l’Intérieur et de la Défense
sont concernés au premier chef.
Pour ce qui concerne les militaires et, à titre
d’exemple, pour Paris et sa région, ce sont
toutes les unités de métropole qui, à tour de
rôle, de jour comme de nuit, effectuent la surveillance
particulière de 27 sites. Même si la
mission est parfois éprouvante (les militaires
sont amenés à parcourir plus de 20 km à pied
par jour), les soldats l’exécutent avec conviction
: il s’agit de protéger la population.
Surveillance du ciel :
Il y a, enmoyenne, 1000 avions commerciaux
en l’air en même temps au-dessus de notre
territoiremétropolitain. Ce chiffre peutmême
atteindre, en période de pointe, 1 400 et encore
11 000 sur une période de 24 heures. Or,
tous ces appareils sont surveillés, en permanence,
depuis la base aérienne de Lyon-Mont-
Verdun où se trouve le centre national des opérations aériennes (CNOA) dont c’est la
mission. Ce centre assure, 24 heures sur 24, le volet aérien de
la posture permanent de sûreté (PPS). La PPS ce sont des
plots de permanence opérationnelle armés chacun par des
chasseurs prêts à décoller en moins de 7 minutes pour aller
à la rencontre
d’aéronefs qui ne
respecteraient pas
les règles de la navigation
aérienne
et également d’hélicoptères.
AUTOMNE 2013 37
PROTÉGER LE TERRITOIRE ET LES CITOYENS EN MÉTROPOLE
ET DANS LES DOM-COM
Surveillance maritime :
Afin de lutter contre les menaces susceptibles
de venir de lamer (terrorisme, narcotrafic,
transport illicite de migrants…), de
défendre la souveraineté et de maîtriser les
risques liés à l’activité maritime (accidents
de mer, pollution…), un dispositif permanent
de surveillance et d’intervention existe.
Il repose sur le renseignement d’intérêt maritime,
un réseau d’information et une capacité d’action depuis les zones littorales
jusqu’en haute mer (sémaphores, patrouilles régulières de navires et d’aéronefs, système
satellitaire de surveillance du trafic maritime).
(SPATIONAV) et une chaîne de planification et de conduite des opérations dirigée par
les préfets maritimes et s’appuyant sur les centres opérationnels régionaux de surveillance
et de sauvetage (CROSS). LaMarine participe à ces missions, notamment en haute
mer, dans un cadre interministériel, en collaboration avec les autres administrations disposant
de compétences et de moyens : Sécurité civile, Douanes, Affaires maritimes, Police
nationale, Gendarmerie etc.
La Gendarmerie nationale :
Forcemilitaire de près de 100 000 hommes
et femmes placés sous l’autorité du ministre
de l’Intérieur, la Gendarmerie nationale
est une institution militaire garante de la
sécurité, de la paix des personnes et de la
protection de leurs biens.
Au contact quotidien de la population, elle
assure des missions de police judiciaire,
d’assistance aux personnes, de secours, de
maintien de l’ordre sur 95 % du territoire
métropolitain et outre-mer et participe à la
défense de la Nation y compris sur les
théâtres d’opérations extérieures.
Riche d’une expérience multiséculaire, la
Gendarmerie s’appuie sur la polyvalence
des compétences et le professionnalisme
de ses personnels pour assurer la sécurité
de la population et la maîtrise des espaces
naturels.
38 AUTOMNE 2013
PROTÉGER LE TERRITOIRE ET LES CITOYENS EN MÉTROPOLE
ET DANS LES DOM-COM
Opération Titan :
La sécurité du centre spatial
guyanais dont la dimension
est européenne
est assurée par les forces
armées françaises en
Guyane dans le cadre de
l’opération Titan. Le centre
de contrôle militaire
est dirigé par l’armée de
l’Air (Base aérienne 367-
Cayenne Rochambeau)
qui dispose d’un radar de
500 km de portée. La sécurité
autour du centre est assurée par le 3e régiment
étranger d’infanterie (Légion étrangère) et par
des escadrons de gendarmerie mobile. Un détachement
de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris
effectue, en outre, les interventions sur les éventuels
incendies.
Mission Harpie :
Dans le cadre de lamission de lutte contre
l’orpaillage illégal, les forces armées en
Guyane participent avec la gendarmerie,
aux opérations de démantèlement des
sites d’extraction du précieux métal. Depuis
2010, cettemission est permanente et
s’effectue sous la direction du préfet de la
région Guyane.
AUTOMNE 2013 39
SECOURIR ET AIDER LES CITOYENS FRANÇAIS TANT SUR LE TERRITOIRE
NATIONAL QU’A L’EXTÉRIEUR
L’action de l’Etat en mer (AEM) :
L’action de l’Etat en mer (AEM) recouvre les
missions d’intérêt public que l’Etat exécute
en mer, à l’exclusion des missions de défense.
Cela se traduit concrètement par des
prérogatives de puissance publique pour des
missions de police ou de maintien de l’ordre
public et par la conduite d’actions de service
public telles que le sauvetage ou la lutte
contre les pollutions.
Les missions liées à l’AEM sont des missions exigeantes qui se déroulent souvent dans
des conditions difficiles. Elles représentent 25%des
missions engageant les moyens de la Marine nationale,
tous bâtiments et aéronefs confondus. En 2011,
les moyens de la Marine nationale ont permis de secourir
270 personnes, de saisir plus de 9 tonnes de
produits stupéfiants, de détecter 22 pollutions, de
contrôler plus de 5 600 navires enmer et d’intercepter
119 passeurs d’immigrants clandestins.
Pompiers de Paris et de Marseille :
La brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP) et
le bataillon de marins-pompiers de Marseille
(BMPM) sont deux grandes unitésmilitaires qui font
la guerre tous les jours au profit de la population.
La première appartient à l’armée de Terre et est forte
de plus de 7 400 hommes et femmes. Elle intervient
autour de 480 000 fois par an, soit environ 1310 fois
par jour au profit des Parisiens et des habitants de la
proche banlieue.
Unité de la Marine nationale placée pour emploi
sous la direction du maire, le bataillon des marinspompiers
de Marseille a pour mission d’assurer la
protection des personnes, des biens et de l’environnement
àMarseille, dans le grand portmaritime,
à l’aéroport Marseille-Provence et au parc national
des Calanques.
Chaque jour, ce bataillon traite 1 000 appels et
conduit 300 interventions.
40 AUTOMNE 2013
SECOURIR ET AIDER LES CITOYENS FRANÇAIS TANT SUR LE TERRITOIRE
NATIONAL QU’A L’EXTÉRIEUR
Les unités d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (UIISC) :
Les UIISC sont des formations militaires appartenant, comme les pompiers de Paris, à
l’armée de Terre. Elles interviennent pour combattre sinistres et calamités (feux de forêts,
inondations, pollutions, tremblements de terre, risques technologiques, radioactifs,
biologiques ou chimiques) en renfort de moyens locaux, départementaux ou
nationaux.
Les UIISC sont également souvent « projetées » à l’étranger sous la forme de détachements
d’intervention catastrophes
aéromobiles. Les hommes et les
femmes qui y servent sont des sapeurs-
pompiers, opérationnels 7
jours sur 7 et 24 heures sur 24, au
nombre de 1 500 environ répartis
en trois unités stationnées à Nogent-
le-Rotrou, Brignoles et Corte et
placées sous le commandement
Le plan Héphaïstos :
Chaque année, le plan Héphaïstos qui s’inscrit dans
le cadre de la campagne de feux de forêt, fournit de
nombreux moyens militaires en renfort des sapeurspompiers
civils. Cela va de « modules adaptés de
surveillance » (MAS) composés de 10 militaires aux
« sectionsmilitaires intégrées » (SMI) qui sont enmesure
d’intervenir sur les feux en soutien des pompiers,
en passant par le détachement d’intervention
héliporté (DIH). Ce dernier, composé d’un hélicoptère
léger « Gazelle » et de deux hélicoptères de
transport « Puma » de l’aviation légère de l’armée de
Terre (ALAT), est conçu pour lutter contre les feux
inaccessibles
par voie terrestre
et pour
évacuer, par
la voie des
airs, des personnesmenacées
par des
incendies.
L’Esterel :
L’ « Esterel » est une unité de
l’armée de l’Air qui se rend aux
quatre coins du monde pour assurer
le transport de passagers
divers. C’est un escadron opérationnel
au personnel réactif et
aguerri qui se rend sur les théâtres
d’opérations ou sur les lieux
de catastrophes naturelles pour
secourir les populations.
C’est cet escadron qui, entre le
23 et le 26 février 2011 a rapatrié
en France depuis la Libye,
570 Français expatriés dans ce
pays. Un mois plus tard, en
mars, c’est cette même unité
qui, après le séisme et le tsunami
qui ont dévasté le nord du
Japon, a procédé en 48 heures
au départ volontaire des Français
qui y vivaient.
AUTOMNE 2013 41
SECOURIR ET AIDER LES CITOYENS FRANÇAIS TANT SUR LE TERRITOIRE
NATIONAL QU’A L’EXTÉRIEUR
Les hôpitaux militaires :
Il existe, en métropole, 9 hôpitaux
d’instruction des armées (HIA) qui
ont pour mission prioritaire le soutien
médical des forces, mais qui
concourent également au service hospitalier
français en étant ouverts à
tous les assurés sociaux, même sans
lien avec la Défense. Leur capacité totale
est d’environ 3 200 lits.
L’ouverture à une clientèle civile représente
aujourd’hui plus de la moitié
des activités de ces hôpitaux. Elle
permet de garantir la diversité des
pathologies traitées et de maintenir
au plus haut niveau la technicité
des spécialistes hospitaliers qui y
exercent.
L’institut de recherche biomédical des
Armées :
Situé à La Tronche, près de Grenoble, l’institut
de recherche biomédical des armées (IRBA) répond
aux besoins exprimés par les états-majors
en matière de protection du combattant contre
les risques nucléaire, radiologique, biologique et
chimique (NRBC).Mais, agréé par l’organisation
mondiale de la santé (OMS), sa capacité d’expertise
est mise aussi au service de la société civile
lors de situation de crise sanitaire qui engage
la sécurité de la population. Ses laboratoires sont
agréés pour les enquêtes d’exposition et de diagnostic
des agents infectieux.
L’hôpital Desgenettes à Lyon
L’hôpital Sainte-Anne à Toulon
L’hôpital Begin à Vincennes
42 AUTOMNE 2013
FORMER ET EDUQUER LES JEUNES FRANÇAIS
L’égalité des chances est dans les gènes de l’Ecole Polytechnique :
Depuis sa création en 1794, l’Ecole Polytechnique a toujours oeuvré pour les enjeux sociétaux
majeurs de la Nation. Aujourd’hui, école militaire financée par le budget de la
Défense, elle facilite son accès aux jeunes appartenant aux classes sociales défavorisées.
Le concours d’entrée, ouvert à tous, est gratuit pour
les élèves boursiers. En outre, des élèves polytechniciens
bénévoles forment des lycéens des classes
de seconde, première et terminale scientifique issus,
la plupart du temps, de zones d’éducation prioritaire
(ZEP), en leur donnant des cours chaque semaine.
Ce sont, au total, 200 élèves qui, chaque
semaine, aident plus de 3 000 lycéens défavorisés.
Les lycées de la Défense :
Six lycées de la Défense accueillent
plus de 5 200 élèves en internat, de
la classe de 6ème jusqu’aux classes
préparatoires aux grandes écolesmilitaires.
La vocation de ces établissements
est double :
– l’aide à la famille pour le cycle secondaire
réservé aux enfants de militaires
et de fonctionnaires et à des
enfants boursiers particulièrement
méritants afin de promouvoir l’égalité
des chances ;
– l’aide au recrutement d’officiers
pour les classes préparatoires aux
grandes écoles ouvertes à tous.
L’établissement public d’insertion de la Défense (EPIDE) :
Placé sous la triple tutelle desministres de la Défense, de l’Emploi et de la Ville, l’EPIDE
crée et gère des centres de formation civils (actuellement 18) au profit de jeunes de 18
à 25 ans qui y sont hébergés en internat pour des parcours qui peuvent durer de 8 mois
à 2 ans.
Les personnels d’encadrement sont, en majorité, d’anciens militaires qui mettent l’accent
sur l’autonomie, la ponctualité et le goût de l’effort, le tout étant au service d’un projet
professionnel. La discipline, la rigueur, le sport et le respect du cadre de vie tiennent
une grande place dans le quotidien des jeunes.
Le service militaire adapté (SMA) :
Le SMA est un dispositifmilitaire d’insertion socioprofessionnelle
au profit de jeunes français
d’Outre-mer en difficulté, âgés de 17 à 26 ans.
Disposant de huit formations, il accueille 5 000
jeunes par an dont 60%ne sont pas titulaires du
brevet des collèges et, parmi eux, lamoitié est en
situation d’illettrisme.
A l’issue de leur parcours qui, en fonction de
leur niveau
de départ,
dure de 6 à
12 mois, 3
jeunes sur
4 sont insérés.
AUTOMNE 2013 43
FORMER ET EDUQUER LES JEUNES FRANÇAIS
Le centre militaire de formation professionnelle (CMFP) :
Installé à Fontenay-le-Comte en Vendée depuis
1958, le CMFP est entièrement dédié à la
reconversion professionnelle des militaires
quittant le service actif.
Une quarantaine de formations professionnelles
sont proposées, demême que des stages
de remise à niveau dans le domaine scolaire
(français, mathématiques, langues…).
Les prestations du centre comprennent aussi
le bilan orientation, l’aide au placement et la mise en relation avec les entreprises.
En 2011, 90%des 1 604 stagiaires ont obtenu un diplôme d’Etat et ont accédé à un emploi
dans les six mois qui ont suivi la fin de leur formation professionnelle.
Le sport militaire de haut niveau :
Au sein du ministère de la Défense, on
compte 190 sportifs de haut niveau. Militaires
ou civils, ces hommes et ces femmes
conjuguent carrières sportive et professionnelle.
Ils servent de modèle en interne
aux armées pour promouvoir la pratique
du sport essentielle aumétiermilitaire. Ces
sportifs représentent également la Défense
et ses valeurs dans la société civile et sont
un trait d’union entre l’armée et la nation.
Les médailles qu’ils rapportent lors de
compétitions de très haut niveau comme
les Jeux Olympiques font la joie et la fierté
de nos concitoyens.
Apprendre le management en
treillis et rangers :
Durant des stages commandos, des militaires
transmettent leur savoir-faire en
commandement, management des
hommes et situations de crise pour gérer
le stress et savoir décider à des élèves de
grandes écoles civiles.
C’est le cas, par exemple, à Saint-Cyr
Coëtquidan en Bretagne, école militaire
de référence de l’armée de Terre ou à
l’école de l’Air de Salon-de-Provence.
Dans la première école, chaque année, depuis
cinq ans, une trentaine d’étudiants
(ingénieurs et manageurs) découvrent le
métier de chef de section. Dans la seconde,
ce sont 30 étudiants de l’EM Lyon
business school et 10 de l’école centrale
de Lyon qui apprennent le leadership en
échangeant avec des officiers sur leur expérience
de la décision en situation extrême.
A travers des jeux de rôle et des
parcours du combattant, les élèves apprennent
à décider et à analyser leurs
réactions.
44 AUTOMNE 2013
PARTICIPER À L’EFFORT NATIONAL DE RECHERCHE
SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE
Trois siècles de systèmes complexes à l’ENSTA :
La première école d’ingénieurs fondée en
France le fut par Henri-Louis Duhamel,
en 1741, soit 53 ans avant Polytechnique,
pour former des ingénieurs constructeurs
des vaisseaux royaux. C’est l’ancêtre de
l’école nationale du génie maritime devenue
elle-même l’école nationale de techniques
avancées (ENSTA Paris Tech).
Cette école est toujours placée sous la tutelle
duministère de la Défense. Les ingénieurs
qu’elle forme sont appelés à innover dans les systèmes les plus complexes comme
les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ou les centrales nucléaires (systèmes réputés
les plus complexes au monde). C’est l’un de ses anciens élèves qui fut l’ingénieur
en chef responsable de l’étude et de la construction du premier TGV.
L’explosion des drones civils :
Les drones sont ces engins qui semblent voler tout
seul (alors qu’ils sont pilotés à distance depuis le sol)
et dont la taille varie de celle d’un avion à celle d’un
billet d’un dollar.
Inventés par les militaires pour éviter d’exposer des
avions et des pilotes là où ces engins non pilotés
étaient capables de faire l’affaire, ils connaissent aujourd’hui
de nombreuses applications dans lemilieu
civil. La plupart du temps, il s’agit de micro drones
dont le poids n’excède pas quelques kilogrammes.
Dans le domaine de la surveillance, ils sont capables
de diagnostiquer des anomalies dans des ouvrages
d’art (ponts, barrages) ou de repérer des incidents sur les lignes électriques ou les voies
ferrées
Ils sont utilisés aussi pour rechercher et détecter des victimes d’avalanche ou la présence
de personnes lors d’incendies de maison ou de forêt.
Dans le domaine écologique, ils permettent la surveillance de l’environnementmarin ou
du littoral, ou encore des baleiniers.
Ils interviennent dans le domaine agricole pour surveiller l’état sanitaire des vignes ou
faire de l’épandage.
Enfin, mais la liste n’est pas exhaustive, ils sont capables d’effectuer des livraisons que
ce soit de médicaments dans un cadre humanitaire ou de journaux comme l’expérimente
aujourd’hui la Poste.
AUTOMNE 2013 45
PARTICIPER À L’EFFORT NATIONAL DE RECHERCHE
SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE
L’exosquelette « Hercule » :
L’exosquelette « Hercule » a pour but d’assister le soldat
pour le port et la manipulation de charges lourdes,
décuplant ainsi son endurance. Il constitue une première
européenne et
trois atouts le distinguent
de concurrents
américains ou japonais :
une grande autonomie,
la fluidité des gestes et
l’absence de capteurs
qui facilite sa mise en
place sur l’utilisateur.
Ces caractéristiques lui permettront d’être utilisé aussi
bien dans le domaine militaire que civil comme, par
exemple, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics
pour faciliter le port de charges lourdes ou dans le
domaine médical pour permettre à des handicapés de
surmonter leur handicap.
Marins-pompiers, le high-tech à l’épreuve du feu :
Une tenue de nouvelle génération des marins-pompiers, bourrée de nouvelle technologie,
protègera de façon significative les soldats du feu.
Il a fallu quatre ans pour
concevoir ce nouveau vêtement
d’intervention qui,
grâce à des capteurs intégrés
(température, taux
d’humidité, émanations
de gaz…), livre de précieuses
informations à
celui ou celle qui le porte.
On peut imaginer, à l’avenir,
la généralisation de
l’utilisation de cette tenue
à l’ensemble des pompiers
militaires et/ou civils.
46 AUTOMNE 2013
DÉVELOPPER LE PATRIOTISME ET L’ESPRIT DE DÉFENSE
Les cérémonies militaires :
Prises d’armes et défilésmilitaires lors des commémorations nationales comme le 8mai,
le 14 juillet ou le 11 novembre, ouvertes au plus grand nombre, mais aussi présentations
au drapeau, remises de fourragère, de képi, de calot de tradition ou encore de passants
d’épaule sont autant d’occasions de démonstration de ce qu’est l’ « espritmilitaire
». Toutes ces cérémonies permettent de rappeler auxmilitaires qui les vivent comme au
public qui y assiste que
l’esprit militaire est une
manière d’être, de penser
et d’agir. Elles sont un
moyen, pour lesmilitaires,
de renouveler, devant un
public pris pour témoin,
les promesses de dévouement,
de solidarité, de dépassement
au service de
quelque chose de plus
grand qu’eux : leur armée
et leur pays.
La patrouille de France :
Elle est l’ambassadeur de l’armée de l’Air et
concrétise la qualité du travail réalisé dans les unités.
Mais elle reproduit aussi dans le ciel le drapeau
tricolore auquel chaque Français s’identifie.
Des jeunes collégiens réservistes :
En région parisienne, les jeunes des collèges font
leurs premiers pas de réservistes des armées. Organisées
par les associations nationales des officiers
et des sous officiers de réserve de l’armée
de l’Air, avec la participation de cette dernière,
les journées nationales du citoyen (JNR) permettent
à des élèves de quatrième et de troisième des
collèges d’être sensibilisés à la défense, à la réserve militaire et aux carrières proposées
par l’armée de l’Air et l’aéronautique.
Par ailleurs, cette même armée organise des périodes militaires d’initiation (7 jours) et
de perfectionnement (5 jours) à la Défense nationale (PMIPDN) en internat au profit des
jeunes citoyens à partir de 16 ans.
AUTOMNE 2013 47
DÉVELOPPER LE PATRIOTISME ET L’ESPRIT DE DÉFENSE
La direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA)
soutient des projets éducatifs :
La DMPA duministère de la Défense, dans le cadre de protocoles
passés avec le ministère de l’Éducation nationale,
soutient des projets éducatifs centrés sur la mémoire des
conflits contemporains et destinés à contribuer à l’éveil
de la conscience citoyenne chez de jeunes élèves.
A titre d’exemples, on peut citer les projets suivants :
-un voyage à Auschwitz pour des élèves d’un collège de Bellac, en Haute-Vienne ;
-une étude menée tout au cours d’une année scolaire par des élèves d’un lycée de Castelnaudary,
dans l’Aude, sur le thème « Un soldat de ma commune » ;
-une rencontre pour des élèves d’un collège de Belleville-sur-Vie, en Vendée, avec des
collégiens allemands à Düsseldorf sur le thème : « Comprendre la guerre pour apprendre
la paix ».
Le comité de liaison « Défense-
Medef » :
Dans les locaux
mêmes
du MEDEF
(mouvement
des entreprises
de
France), on trouve un militaire, officier en
activité. Il s’agit du secrétaire général du
comité de liaison « Défense-MEDEF ». Son
rôle est de développer la coopération entre
la Défense et les 750 000 entreprises adhérentes
auMEDEF dans une démarche d’intérêt
partagé. Son action vise aussi à
développer l’esprit « Défense » en ouvrant
l’entreprise sur lemondemilitaire et inversement.
Cet officier travaille avec l’agence
interarmées « Défense-Mobilité » chargée
d’aider à la reconversion des militaires en
appuyant des dossiers de candidatures.
Enfin, il sensibilise les patrons au rôle qui
est le leur et dont ils ont souvent peu
conscience pour ce qui concerne la réserve
opérationnelle.
Les trinômes académiques :
Les trinômes académiques ont pour
charge de dispenser à l’ensemble des responsables
du système éducatif, mais essentiellement
aux professeurs, un
enseignement de défense sous forme de
conférences, séminaires, débats, visites
d’installations militaires ou travaillant
pour la Défense.
Un trinôme, ainsi dénommé parce que
placé sous l’autorité du recteur assisté de
l’autoritémilitaire territoriale et du président
de l’association régionale des auditeurs
de l’institut des hautes études de
Défense nationale, a étémis en place dans
chaque académie.
48 AUTOMNE 2013
PARTICIPER À LA CONSERVATION DU PATRIMOINE, AU DEVOIR
DE MÉMOIRE ET À LA VIE CULTURELLE DU PAYS
Les musées militaires :
Vecteurs de notre histoire militaire, ils
représentent des outils pédagogiques à
la disposition du soldat et des civils.
Ces musées ne sont pas seulement des
témoins du passé. Ils expliquent les
missions des armées et les sacrifices
consentis pour la Nation. S’il existe un
esprit militaire, celui-ci n’est pas figé et
connaît des déclinaisons dans chaque
armée et dans chaque arme.
Le patrimoine monumental et architectural
de la Défense nationale :
Le ministère de la Défense nationale préserve et met en
valeur un patrimoine architectural etmonumental inestimable
réparti sur toute la France. Si tout le monde
connaît, à Paris, les Invalides ou l’Ecole militaire ou encore
le château de Vincennes, on peut, pour ne citer que
quelques exemples, noter aussi la Tour Royale à Toulon,
les citadelles de Calvi, le Fort Carré d’Antibes, le Prytanée
militaire de la Flèche, le palais du gouverneur militaire
de Nancy ou la « Reine des citadelles » d’après son
concepteur, le maréchal de Vauban, de Lille.
Tous ces sites sont des fleurons d’une richesse nationale
appartenant à tous les Français et que des spécialistes
de la Défense conservent à leur profit.
AUTOMNE 2013 49
PARTICIPER À LA CONSERVATION DU PATRIMOINE, AU DEVOIR
DE MÉMOIRE ET À LA VIE CULTURELLE DU PAYS
Le service historique de la Défense :
Centre d’archives du ministère de la
Défense, le service historique de la
Défense (SHD) est à la tête d’une bibliothèque
spécialisée parmi les plus
riches de France.
Ses ressources documentaires de
premier ordre représentent 380 kilomètres
d’archives remontant au
XVIIe siècle, soit environ 1 million
d’ouvrages. Il s’agit là d’une part importante
de la mémoire de notre nation
que des archivistes, des
bibliothécaires, des historiens et des techniciens
s’emploient à conserver, transmettre et partager. En
effet, historiens, chercheurs, étudiants, enseignants
voire simples particuliers peuvent consulter ces archives
qui appartiennent à tous les Français.
Le SHD est implanté sur 11 sites : Vincennes, Châtellerault,
Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort, Toulon,
Caen, Le Blanc, Fontainebleau et Pau.
Des militaires écrivent :
De plus en plus de récits ou d’essais traitant de sujet de défense et écrits par des militaires
en activité sont présents dans les rayons des librairies. Ainsi, le général Benoît
Royal, chercheur au sein du pôle éthique et déontologie du centre de recherche des
écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et auteur lui-même (« L’éthique du soldat »-2008) dirige
la nouvelle collection « Guerres et opinions » aux éditions « Economica ». Cette collection
présente des
ouvrages courts,
synthétiques et peu
onéreux écrits par
des militaires mais
qui s’adressent à
tout le monde.
50 AUTOMNE 2013 Cahier spécial réalisé pour le numéro 100 de la revue « ENGAGEMENT »
de l’ASAF – (www.asafrance.fr).
POUR CONCLURE
Les armées sont organisées pour l’action de guerre. Elles sont les seules à détenir
des moyens extrêmement puissants et très spécifiques servis par des
hommes et des femmes disponibles en permanence.
Ces hommes et ces femmes sont aptes à assumer des tâches très variées pour
lesquelles ils sont entraînés. Ils constituent une richesse d’une extrême diversité
et sont habitués, en opérations, à travailler avec de nombreux partenaires :
armées étrangères alliées, autorités civiles, organisations non gouvernementales
(ONG) sans oublier les populations locales qu’il convient souvent de secourir,
d’évacuer, de ravitailler ou de soigner.
Les techniques et moyens que les armées ont été appelées à développer pour
leurs besoins propres en opération sont mis au service de nos concitoyens en
cas d’urgence. Il existe par ailleurs des moyens militaires dédiés en permanence
au service de la Nation pour surveiller le territoire (surveillance aérienne
et maritime), aider et secourir les populations (pompiers, unités de
sécurité civile, gendarmerie, action de l’Etat en mer, hôpitaux militaires).
Mais les armées constituent également un immense organisme de formation
continue dans lequel se développent des liens de camaraderie et de respect de
l’autre. Elles sont un lieu d’insertion pour les jeunes Français défavorisés en
métropole comme dans nos département et collectivités d’Outre-mer.
De surcroît, les armées militent pour le développement de l’esprit de défense,
en particulier auprès des jeunes, dans le cadre d’une vision moderne du patriotisme.
Soucieuses d’utiliser tous les liens susceptibles de les relier à la société
civile, elles agissent aussi dans les domaines culturel, environnemental
ou patrimonial.
Avoir conscience de la nécessité de défendre et soutenir les hommes et les
femmes qui portent les armes du pays doit redevenir un impératif absolu pour
tous les citoyens français.
NDLR : l’éventail des actions au service des Français présentées dans ce dossier
ne prétend pas être exhaustif.

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