ÉTÉ 2013 35
FRANCE
Métropole et DOM-COM :
« Plan Vigipirate terrestre, posture
permanente de sûreté aérienne et
de surveillance des approches
maritimes » (2005) : 1 200 hommes
Guyane : opération « Harpie »
(2008) : 1 000 hommes
13 OPÉRATIONS MILITAIRES
DÉFENDRE LA FRANCE – PROTÉGER LES FRANÇAIS
ASIE
Afghanistan : opération « Pamir »
(2001) : 1 000 hommes
Liban : opération « Daman »
(1978) : 900 hommes
Jordanie : opération « Tamour »
(2012) : 1 groupement médical.
Océan Indien : opérations « Atalante »
(2002) et « Enduring freedom TF 150 »
AFRIQUE
Mali : opération « Serval »
(2013) : 3 850 hommes
Côte d’Ivoire : opération « Licorne »
(2002) : 450 hommes
République Centrafricaine : opération « Boali »
(2002) : 550 hommes
Tchad : opération « Épervier »
(1972) : 950 hommes
Golfe de Guinée : « opération Corymbe »
(1990) : 150 hommes
EUROPE
Kosovo : opération « Trident »
(1999) : 300 hommes
DÉFENDRE L’INTÉGRITÉ
DU TERRITOIRE
PROTÉGER LES FRANÇAIS
DÉFENDRE NOS INTÉRÊTS
STRATÉGIQUES
DÉTRUIRE LES GROUPES
ISLAMISTES TERRORISTES
SOIGNER LES VICTIMES
ET AIDER LES RÉFUGIÉS
PARTICIPER AUX OPÉRATIONS
INTERNATIONALES
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2
3
3 3
4
1
La France engage actuellement 11 100 hommes
en opérations sur quatre continents
1
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36 ÉTÉ 2013
« Vigipirate »
C’est un plan interministériel touchant
tous les secteurs de la société qui comporte
4 niveaux d’alerte.
Le niveau d’alerte national est rouge (3ème
niveau) depuis 2005 et les attentats de
Londres. Les armées participent à ce dispositif,
en soutien des forces de sécurité de
police et de gendarmerie. Elles contribuent
à la surveillance et à la protection de sites
sensibles.
« Harpie »
Lancée en 2008, c’est une opération menée conjointement par les forces armées en
Guyane (FAG) et les forces de gendarmerie. Placée sous l’autorité du préfet de la région
Guyane, elle vise à asphyxier les zones d’orpaillage clandestin et à déstabiliser durablement
l’économie souterraine.
MISSIONS EN FRANCE (MÉTROPOLE ET OUTRE-MER)
2 200 HOMMES ENGAGÉS DANS CES OPÉRATIONS
Environ 1 200militaires sont déployés en
permanence sur le territoire français :
700 au titre du plan Vigipirate terrestre,
200 au titre de la posture permanente de
sûreté aérienne et 300 au titre de la surveillance
des approches maritimes.
Environ 1 000 militaires des
FAG participent à cette mission
dont 300-350 sont déployés
en permanence sur
les réseaux fluviaux pour
neutraliser les flux logistiques
des orpailleurs et en
forêt pour démanteler les
sites illégaux d’exploitation
d’or.
ÉTÉ 2013 37
« Serval »
(Mali : 1 250 000 km2 – 16 millions
habitants – Bamako – 4 500
km de Paris)
L’intervention française au Mali,
est déclenchée par le Président
de la République le 11 janvier
2013 suite à la demande de
concours du président Traoré et
avec la légitimité de la Résolution
2085 du 20/12/2012. Elle a pour
objectifs de stopper l’offensive
des groupes islamistes en direction de Bamako et
déstabiliser durablement leur organisation, d’empêcher
la reconstitution des réseaux terroristes,
d’aider les FAM et l’État malien à restaurer l’intégrité
territoriale et sa souveraineté, de faciliter la
mise en oeuvre des décisions internationales, d’assurer
la sécurité de nos ressortissants.
MISSIONS EXTÉRIEURES EN AFRIQUE (MALI ET CÔTE D’IVOIRE)
4 300 HOMMES ENGAGÉS DANS CES OPÉRATIONS
Aujourd’hui, nos 3 850 hommes poursuivent des
opérations de sécurisation et assurent le transfert
progressif de la zone aux contingents africains
de la MISMA.
Le bilan actuel des pertes françaises est de 6morts et d’une vingtaine de blessés liés
à des actions de combat.
« Licorne »
République de Côte d’Ivoire (350 000 Km2 – 18 Mh – Abidjan – 5 000 km de Paris)
La force Licorne déployée en 2002 à Abidjan,
a compté jusqu’à 5 500 hommes.
Après l’évolution positive de la situation sécuritaire
en Côte d’Ivoire, la France accompagne
la réforme de l’armée ivoirienne et assure la protection
de ses ressortissants.
Ce dispositif compte aujourd’hui 450 militaires
qui arment un état-major, un élément
de soutien, deux unités de combat, un hélicoptère
léger et un C160 Transall.
38 ÉTÉ 2013
MISSIONS EXTÉRIEURES EN AFRIQUE (CENTRAFRIQUE ET TCHAD)
« Epervier »
Tchad (1 300 000 km2 – 12Mh – N’djamena – 4 500 km de Paris)
Les éléments français au Tchad (EFT) assurent la protection des ressortissants français
(1 400 ressortissants français et étrangers évacués en février 2008 après l’attaque des rebelles
sur N’djamena) et un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport), une
aide sanitaire et un appui renseignement au profit de l’armée tchadienne dans le cadre
de la coopération bilatérale.
« Boali »
République Centrafricaine (620 000 km2 – 4,5Mh – Bangui – 4 500 km de Paris)
Cette opération déclenchée en
2002, initialement de 250
hommes, vise à apporter un
soutien logistique, administratif,
technique et, si besoin, opérationnel
à la force multinationale
africaine de stabilisation (700
hommes) déployée en Centrafrique
dans le cadre de laMICOPAX
(mission de consolidation
de la paix de la Communauté
économique des Etats d’Afrique centrale), et la protection des ressortissants français.
Pour faire face à toute évolution de la situation en RCA, la France a renforcé son dispositif
militaire à Bangui, afin d’être en mesure d’assurer, la sécurité de ses ressortissants.
L’effectif actuel de nos forces est de 550 hommes de l’armée de Terre.
1 500 HOMMES ENGAGÉS DANS CES OPÉRATIONS
Le dispositif de 950 hommes
basé à N’Djaména et Abéché
comprend un état-major interarmées,
un groupement tactique et
un détachement d’hélicoptères
de l’armée de Terre ainsi qu’un
groupement de l’armée de l’Air
(avions de combat polyvalents,
de transport tactique et ravitailleurs).
ÉTÉ 2013 39
Golfe de Guinée
« Corymbe »
Déployé dans cette zone d’intérêt stratégique,
il complète le dispositif français
prépositionné en Afrique occidentale, assure
des missions de coopération bilatérale
avec les pays de la région et peut
apporter son soutien à une opération
dans cette zone (aide aux populations ou
évacuation de ressortissants). Ce dispositif de présence quasi-permanent depuis 1990
compte en général, un à deux bâtiments de la Marine nationale. Il peut embarquer
une réserve opérationnelle constituée de moyens terrestres et d’hélicoptères.
Océan Indien
« Enduring freedom »
(TF 150)
L’action de la TF 150 s’inscrit
dans le cadre des résolutions du
conseil de sécurité de l’ONU
prises au lendemain des attentats
du 11 septembre 2001. La TF 150
opère dans la zone stratégique vitale
pour la France, allant de lamer Rouge au golfe d’Oman. Elle contribue à la libre circulation
des personnes et des biens, permet d’entretenir une connaissance approfondie
de la zone, desmouvementsmaritimes visant à empêcher lemouvement de groupes terroristes
et les trafics illicites (armes, drogues).
Elle engage 1 à 3 bâtiments de la marine nationale au profit de cette opération.
« Atalante »
Lancée en 2008 cette opération européenne compte
environ 10 bâtiments. Elle a pour missions d’escorter
les navires du PAMou de l’AMISOM, de participer
à la sécurité du trafic maritime dans le golfe
d’Aden et des navires de pêche dans le Sud-Est de la
Somalie. Elle contribue à dissuader, prévenir et réprimer
les actes de piraterie au large de ces côtes.
La France fournit au moins un bâtiment et des avions de patrouille maritime, ainsi
qu’un soutien logistique et santé provenant de nos forces stationnées à Djibouti.
MISSIONS EXTÉRIEURES MARITIMES (GOLFE DE GUINÉE ET OCÉAN INDIEN)
800 HOMMES ENGAGÉS DANS CES OPÉRATIONS
40 ÉTÉ 2013
Liban (10 500 km2 – 4,2Mh – Beyrouth
– 2 800 km de Paris)
« Daman »
Présente au Liban depuis 1978, la
France, en coordination avec l’ONU et
les autres contingents de la force internationale
des nations unies au Liban
(FINUL), a adapté en 2012 son dispositif.
Ses forces constituent la force de réserve
(FCR) de la FINUL, et soutiennent
la montée en puissance des forces armées
libanaises (FAL) grâce au déploiement
d’un élément spécifiquement dédié au
sein de la FCR.
Jordanie (89 000 km2 – 6,5 Mh – Amman
– 3 400 km de Paris)
« Tamour »
La France, en plein accord avec les autorités
jordaniennes, a déployé un groupement
médico-chirurgical (GMC) afin
d’apporter une aide d’urgence aux victimes
des combats en Syrie et un soutien
sanitaire aux réfugiés. De la décision de
déployer le GMC à l’acquisition de sa
pleine capacité opérationnelle, il s’est
écoulé moins d’une semaine.
MISSIONS EXTÉRIEURES AU MOYEN ORIENT (LIBAN ET JORDANIE)
AIDE AUX VICTIMES ET AUX RÉFUGIÉS
Le GMC est devenu aujourd’hui un groupement médical (GM) pour mieux mieux
répondre à la demande de soins.
En 6 mois, le GM a réalisé plus de 300 interventions chirurgicales lourdes.
La FINUL représente au total 10 800
hommes appartenant à 38 États dont 13
de l’UE. La France y participe à hauteur
de 900 soldats de l’armée de Terre.
1 000 HOMMES ENGAGÉS DANS CES OPÉRATIONS
ÉTÉ 2013 41
Afghanistan (650 000 km2 – 30 Mh – Kaboul – 5 600 km de Paris)
« Pamir »
La France est engagée en
Afghanistan, au sein de la
coalition et à la demande
des autorités afghanes, depuis
2001.
Ses forces ont conduit initialement
des opérations
de lutte contre les groupes
terroristes (2001-2003),
puis de sécurisation de Kaboul
(2003-2006), enfin de
lutte contre l’insurrection à
l’est de Kaboul (2007-2011).
Aujourd’hui, elles se désengagent,
assurent le commandement de
l’aéroport, la gestion de l’hôpital
de Kaboul et accompagnent la
montée en puissance des forces afghanes.
L’action militaire française
s’est toujours inscrite dans une approche
globale avec un effort pour
accompagner le développement
(250 M€ d’aide de la France à l’Afghanistan).
MISSION EXTÉRIEURE EN ASIE CENTRALE (AFGHANISTAN)
1 000 militaires français – 850 de l’armée
de Terre et 150 de l’armée de
l’Air – restent engagés en Afghanistan.
Depuis le 1er janvier 2012, 2 600 soldats
français ont quitté le pays, et près
de 80 % des matériels a été désengagé.
75 000 soldats français ont participé à
cette opération depuis 2001. 88 sont
morts pour la France et plus de 700
ont été blessés.
1 000 HOMMES ENGAGÉS DANS CES OPÉRATIONS
42 ÉTÉ 2013
Kosovo (10 000 km2 – 1,8Mh – Pristina – 1 200 km
de Paris)
Trident « KFOR »
Déployée depuis 1999 (résolution 1244 de l’ONU), la
KFOR est forte de 6 000 militaires. Leur mission
consiste à maintenir un environnement sécurisé et à
assurer le soutien à l’action des organisations internationales
(EULEX). Nos forces qui ont compté jusqu’à une brigade de 4 000 hommes
ne représentent plus aujourd’hui que 300 hommes.
– La plupart des conflits se déroulent sur
terre, dans des contextes géographiques variés
(population, climat, relief) et politiques
complexes. Il n’y a pas de perspective de
paix envisageable sans présence de troupes
au sol pour contrôler le terrain.
– Le contrôle des espaces terrestre, aérien et
maritime est déterminant. Aussi les effectifs,
mais plus généralement le nombre et la
diversité des unités de combat terrestres, de
bâtiments et d’aéronefs constituent des
atouts opérationnels essentiels.
– Les opérations sont toujours longues. Elles
nécessitent de disposer de réserves importantes
toujours prêtes pour assurer les relèves,
renforcer les forces engagées et être
en mesure d’être projetées sur un nouveau
théâtre avec un bref préavis.
– La logistique doit être assurée par des unités
militaires parfaitement intégrées aux
forces de mêlée et d’appui. L’éloignement
de la métropole et les dimensions du théâtre
exigent des capacités de transport stratégiques
et tactiques importantes.
– Les opérations sont toujours conçues dans
un cadre interarmées. Les forces terrestres
représentent 80%des effectifs engagés.
L’évolution desmissions exige aussi de nos
forces, une grande mobilité tactique et une
aptitude à se redéployer et àmodifier leurs
dispositifs et structures (adaptabilité).
– Le succès dans un engagement de longue
durée exige le soutien indéfectible de nos
compatriotes. Aussi, il appartient au politique
d’expliquer le pourquoi de l’engagement
et au chef militaire de s’exprimer sur
le déroulement des opérations.
– Chaque opération, même de faible volume,
nécessite des capacités spécialisés et
souvent rares (transmission satellitaire, renseignement,
santé,…) diminuant considérablement
lesmoyens d’entraînement dont
disposent les forces restées en métropole.
– Enfin, nos forces engagées à l’extérieur du
territoire national ont pourmission permanente
d’assurer, si nécessaire, la protection
de nos ressortissants et la défense des intérêts
nationaux.
MISSION EXTÉRIEURE EN EUROPE (BALKANS)
Photos du cahier/ECPAD – SIRPA Terre, Mer, Air
Cahier spécial « 13 Opérations militaires françaises » réalisé par l’ASAF
pour « ENGAGEMENT » n°99 (www.asafrance.fr)
300 HOMMES ENGAGÉS DANS CETTE OPÉRATION
QUELQUES ENSEIGNEMENTS

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