Roland Hureaux:LETTRE OUVERTE D’UN ELECTEUR DE FRANCOIS FILLON AU SUJET DU SECOND TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

5 mai 2017
LETTRE OUVERTE D’UN ELECTEUR DE FRANCOIS FILLON AU SUJET DU SECOND TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Chers compagnons,

J’ai voté comme vous François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle et je suis membre du parti Les Républicains.

Compte tenu des torrents de boue qui ont été déversés sur lui pendant trois mois, le résultat de François Fillon est très honorable, bien meilleur par exemple que celui du candidat du PS, issu lui aussi d’une primaire.

Il est arrivé 3e. Il serait arrivé 2e si, au dernier moment, 1 million et demi millions de voix n’avaient basculé de Hamon à Macron, ce qui a fait gagner 4 % à ce dernier, le propulsant au second tour. Je ne vois pas comment nous aurions pu l’empêcher.

Comme beaucoup, je suis plus étonné que notre candidat se soit immédiatement rallié à celui qui avait contribué à verser des torrents de boue sur lui et surtout son épouse.

Car, n’en doutez pas, le principal responsable de l’affaire Fillon, c’est Emmanuel Macron.

Ce ne sont pas les juges, car le parquet est aux ordres du pouvoir exécutif. Ceux qui sont à l’origine de l’affaire, le président de la République en tête, sont des familiers de Macron, des gens qu’il voit presque tous les jours depuis cinq ans. Comment imaginer que Macron ait été tenu l’écart de cette odieuse machination ? Et d’ailleurs à qui le crime profite ?

Portant sur des faits beaucoup moins graves que ceux dont est soupçonné Macron, l’affaire n’a pris tant d’ampleur que parce que la presque totalité de la presse voulait la victoire de Macron.

Tout cela est un déni de la démocratie. Une instrumentation flagrante de la justice par le pouvoir exécutif en pleine période électorale, une presse quasi-monolithique, l’interférence de la justice dans le processus électoral dans le but précis de faire passer un candidat et un seul, tout cela est une violation grave des traditions républicaines et même de la loi.

Rappelons seulement que l’article 64 de la Constitution dit que « le président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire ». Nous sommes loin du compte !

Dès que la lumière se fera sur l’affaire Fillon et peut-être sur d’autres, la légitimité d’Emmanuel Macron, s’il l’emporte, serait proche de zéro.

C’est pourquoi je vous propose de faire comme moi : ne voter en aucun cas Macron au second tour de l’élection présidentielle, sachant que, quelque jugement que l’on perte sur elle, sa rivale, épaulée par notre ancien compagnon Nicolas Dupont-Aignan, dont les compétences sont reconnues, ne verrait pas sa victoire entachée par des procédés abjects.

Le Général de Gaulle a voulu l’élection du président de la République au suffrage universel parce qu’il était convaincu que le peuple français, confronté au choix ultime, ne se tromperait pas. Il avait refusé que les affaires judiciaires de Mitterrand soient évoquées dans la campagne de 1965.

Il nous appartient de montrer qu’une vieille nation démocratique comme la nôtre ne se laisse pas imposer ses chefs au forceps, ni par l’étranger, ni par les médias, ni par des manœuvres déloyales contraires aux traditions de la République.

Jean MARENSIN

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