Petrus Angel: Lire cet été (3): Pourquoi je suis catholique, de Chesterton

Lire cet été (3): Pourquoi je suis catholique, de Chesterton

Pourquoi suis catholique

CHESTERTON, Analyste de nos « dissociétés » actuelles

Wojtek Golonka a été le maître d’œuvre de la parution de Pourquoi je suis catholique, recueil d’articles de Chesterton nouvellement traduit en français. Il fait partager son enthousiasme et sa profonde connaissance de l’œuvre du polémiste anglais.

— Quelle est l’origine de cette traduction de Chesterton ?
— En septembre 2013, après avoir soutenu une thèse sur Gilbert Chesterton, j’ai proposé aux étudiants de l’Institut Universitaire Saint-Pie X, où j’enseignais, de réaliser une traduction collective d’une œuvre de valeur, alors encore inédite, résumant les articles de polémique religieuse chestertonienne de la fin des années 1920. Le projet a rapidement dépassé les frontières de notre établissement, rassemblant 27 participants internationaux. Les écrivains Jean Monneret et Patrick Gofman ont apporté leur précieuse contribution ; une amie suisse, Marie Pedroni, a traduit à elle seule huit chapitres du livre. En avril 2015, alors que l’essentiel du travail était terminé, le même ouvrage paraissait aux éditions Climats. Connaissant les difficultés posées par l’original anglais, je me suis rendu compte que cette parution, malgré un style français fluide agréable, contenait de graves erreurs de traduction et copiait sans intelligence et sans mention les notes d’un universitaire américain. Cette copie irrecevable nous servit d’avertissement stimulant. Aux lecteurs de juger si nos efforts de rendre un travail sérieux ont abouti.

— Les titres de chapitres sont savoureux (« La logique et le tennis », « L’hindou nordique » par exemple). Sont-ils la traduction fidèle des titres originaux ?
— C’est du Chesterton pur jus ! Mais aussi la mode de titres devinettes, ne s’éclairant qu’à la lecture des pages concernées. Par contre, pour la traduction du texte, j’ai laissé aux participants du projet la liberté d’une variante plutôt littérale, imitant de près le style délectable (ou irritant !) de Chesterton, ou d’un travail allant au contraire dans le sens d’une réécriture de certains passages suivant le génie de la langue française. De mon côté, j’ai veillé à la fidélité conceptuelle du texte par rapport à l’original et doté l’ensemble d’un appareil critique riche de 300 notes explicatives. J’ai aussi essayé d’éclairer les passages obscurs en harmonie avec d’autres œuvres de l’auteur. Le préfacier et recteur de notre Institut, M. l’abbé François-Marie Chautard, a organisé les relectures nécessaires. Le résultat définitif est une traduction chestertonienne destinée au ant l’Occupation

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