Cahiers de praxématique:51 | 2008 : Gustave Guillaume – Opérativité et discours – Le sujet parlant La linguistique de Gustave Guillaume : de l’opérativité à la socio-opérativité ?

Cahiers de praxématique

Sommaire
Document précédent
Document suivant
51 | 2008 : Gustave Guillaume – Opérativité et discours – Le sujet parlant
La linguistique de Gustave Guillaume : de l’opérativité à la socio-opérativité ?
Gustave Guillaume’s Linguistics : from Operativity to Socio-Operativity ?
Francis Tollis
p. 131-154
Résumé | Index | Plan | Texte | Bibliographie | Notes | Citation | Auteur
Résumés
Français
English

La présente réflexion revient sur notre proposition (de 1991 puis de 2003/2000) de (re)lecture socio-opérative de la psychomécanique non explicitée dans les écrits connus de son créateur. En accord avec les implications sociales du langage et l’orientation continuiste de son étude, elle avait depuis longtemps été suggérée par A. Jacob et se retrouve parfois, en plus ou moins grand décrochement, chez certains des exégètes ou des successeurs de Guillaume. On essaiera ici (I) d’en souligner la possibilité et l’intérêt, et (II) de chercher à la justifier en s’appuyant sur les écrits publiés de Guillaume lui-même.

Haut de page
Entrées d’index
Mots-clés :A. Jacob, Guillaume, psychomécanique, socio-opérativité, théories post-guillaumiennes
Keywords :A. Jacob, Guillaume, post-guillaumian theories, psychomecanics, socio-operativity
Haut de page
Plan
2. L’opérativité de la psychomécanique
2. 1. Une opérativité globale et principielle reconnue, avec ses limites
2. 2. Une opérativité interne aux unités linguistiques qui suggère un enrichissement de l’amont
3. Langage et praxis
3. 1. Guillaume et la praxis
3. 2. Le langage : une réalité autonomisée sui generis
3. 3. La part du social par rapport à celle du « subsocial » : « estompée » mais présente
3. 4. De la psychomécanique à « une linguistique anthropologique »
3. 5. L’« hypopragmatisme » de la langue
4. Conclusion
Haut de page
Texte intégral
PDF 303k
Signaler ce document

2. en s’appuyant sur la plupart des écrits publiés de son créateur, soutenir la légitimité de cette lecture, que Jacob a défendue depuis 1967 avec une lucidité qu’ont ultérieurement révélée certain(e)s des développements et évolutions de la P.M.L. initiale.
2. L’opérativité de la psychomécanique
2. 1. Une opérativité globale et principielle reconnue, avec ses limites

4 D’où le choix de son intitulé : « […] employer le terme de psychosystématique, c’est prendre posit (…)
5 TOUSSAINT, 1967, VALIN, 1975, MANTCHEV, 1976, LAFONT & GARDÈS-MADRAY, 1976, VALIN, 1981, 1984, GAR (…)

1L’opérativité passe depuis bien longtemps pour l’un des traits les plus caractéristiques de la P.M.L4.Tout en ruinant sa réputation de « psychologisme » (voir Tollis, 2007), à la même époque Jacob (1967 : 94-95 ; postérieurement 2007 : 144) y voyait une propriété qui méritait mieux, à ses yeux, que de seulement qualifier un type de temps (1967 : 95 et n. 7, également 130, § A. 1 ; 1970 : passim ; 1980 : 515, § I. A3). Comme après lui bien d’autres l’ont souligné5, G.G. a régulièrement assimilé les phénomènes linguistiques qu’il a étudiés à des processus, à des genèses orientés vers un objectif particulier et partis de points d’origine plus ou moins écartés de leur terme (par exemple, 1999 : [18-III-43] 201/2, 1995 : [19-II-59] 137/3). Par voie de conséquence, il a donné à sa théorie une assise constructiviste (1999 : [18-III-43] 201/2 ; Jacob, 1967, 1970).

2Cette continuité, cette progressivité et cette gradualité suggèrent cependant un certain nombre de remarques. Faute de pouvoir leur donner ici le développement qu’elles méritent, nous en résumerons au moins l’essentiel en disant que :

1. leur analyse par la théorie ne parvient pas à éviter complètement la discontinuité, ne serait-ce qu’en raison de la linéarité du tenseur binaire radical et du « point versif » médian qu’il implique (Tollis, 1991 : 11, n. 39) ;

6 G. G., 1992 : [12-IV-45] 146/17-18, 2004 : [1954-1958] 117/375, 165/508. Parmi ses successeurs : V (…)

2. du fait de la mise en œuvre étagée6de ce dernier comme modèle d’analyse ou de simulation, elles donnent naissance à une représentation feuilletée du langage de facture fractale ;

et

7 G. G., 2004 : [1954-1958] 115/365 ; LAFONT et GARDÈS-MADRAY, 1976, VALIN, 1984, CHEVALIER, 1985, L (…)

3. sans doute parce que la théorie rend la langue et le discours trop étanches entre eux7, elles viennent buter sur la difficulté que soulève le passage de la première vers le second, plus proche du saut que du glissement.
2. 2. Une opérativité interne aux unités linguistiques qui suggère un enrichissement de l’amont

3Chaque morphème est ainsi tenu pour une entité franchement opérative dont l’emploi est toujours ponctuellement, circonstanciellement et partiellement (re) négociable — sans que pour autant il soit nécessaire de recourir à la notion de saisies (Chevalier, 1998 et Tollis, 1996 : 322 sq.).

8 De ce point de vue, l’utilisation de cette expression pour gloser le terme technique de langue, te (…)

4Dans le maniement d’un idiome, cela suggère forcément de ne pas seulement chercher à découvrir les arcanes du pouvoir-dire. Cela semble suggérer d’y faire de quelque manière intervenir un ou plusieurs savoir-dire8parallèles et/ou sous-jacents, de l’ordre de la compétence, qui en sont le pendant pratique, largement marqué par des habitudes d’usage que le groupe suggère, dicte ou impose et avec lesquelles le locuteur a toujours à composer. Du reste, G.G. (1987 : [14-II-46] 112/20) semble bien n’avoir pas rechigné à admettre le trio système / usage / norme (s) proposé par Hjelmslev (1942 : 2244), qui pouvait bien renvoyer à un pouvoir / à un savoir / à un devoir. Ultérieurement, il s’est encore montré plus précis :

9 « L’enfant qui apprend la langue hérite à la fois du dicible, qu’est la langue, et de la manière d (…)

5Mais, au-delà du tête-à-tête du locuteur avec l’appareil verbal, il y a aussi la propension ou les facilités qu’il a ou n’a pas à entrer en contact avec autrui, ici sous l’espèce verbal(isé)e, une certaine maîtrise de l’exercice aussi. Cela amène à isoler en plus un pouvoir-parler et des savoir-parler9correspondants qui relèvent tous de la puissance de communication.

6Enfin, en s’engageant plus profondément dans ses rapports sociaux avec ses congénères et leur ensemble, ainsi que dans l’expérience acquise dans ce champ, on finirait encore par isoler en outre un pouvoir de parler doublé d’un savoir-quand / où / comment / à qui parler : bref, tout ce qui, pour chacun, définit sa marge de manœuvre socio-langagière et la façon d’en jouer et, au bout du compte, l’étendue et les limites de sa responsabilité.

10 La distinction entre parler et dire se retrouve chez G. G., au moins dans 2003 : [c. 1954] 1/796 e (…)

7Au total, si l’on veut bien d’abord a) séparer le parler du dire10par lequel il se manifeste, puis b1) dissocier le discours du contexte de son éclosion et de l’échange, et enfin b2) tenir compte des tensions présentes au sein de toute communauté, dans cette quête des possibles dont dépend la pratique langagière observable, on se trouve traverser une puissance dédoublable en une triple capacité et une triple compétence.
3. Langage et praxis
3. 1. Guillaume et la praxis

8Voici quelque vingt ans, Laurendeau avait tenté de caractériser la manière dont G.G. concevait la théorie de la connaissance et d’en aborder les conséquences sur son approche originale du langage et de son étude. Car cet « aspect clé de la philosophie implicite » du chercheur est susceptible « de jeter un éclairage utile sur son œuvre de linguiste et de théoricien du langage » (1990 : 154).

9G.G. considérait la linguistique comme « la moins pragmatique » de toutes les sciences, puisque, à ses yeux, elle « n’apporte à l’homme aucune force nouvelle » et « ne peut que lui révéler des moyens de concevoir dont il dispose déjà et dont il ne se servira pas mieux les connaissant que les ignorant » (1991 : [13-I-44] 107/34). Par là, estime Laurendeau, il en faisait « une pure activité de curiosité scientifique […] quasi contemplative » qui la rendait étrangère à tout « objectif finalisé ou appliqué » et la mettait à l’abri de toute obligation de résultat (1990 : 155). À son époque, il est vrai, on était encore loin de l’ingénierie linguistique. En revanche, cette « position méthodique anti-pragmatiste » ne l’a pas empêché, comme on sait, de concevoir chaque état de langage comme quelque chose d’achevé, d’abouti, « aux ressorts quasi esthétiques » (ibid. : 156 ; cf. G.G., 1974 : [30-III-50] 140).

10En un certain sens, poursuit Laurendeau, en misant sur l’intuition, G.G. a adopté une gnoséologie assise sur le Je pensant et choisi une « “troisième voie” entre la perception empirique et la déduction rationnelle », une voie qu’il n’hésitait d’ailleurs pas à rapprocher de la démarche mathématique. Car, à ses yeux, en tant qu’« inévitable credo », l’intuition se retrouve comme « l’opérateur de la structure des langues » sous l’espèce d’une mécanique intuitionnelle jouant dans l’inconscient (voir 1973 a : [1950] 65-144). À l’instar du linguiste, les opérations qui en relèvent ont donc aussi pour objectif non « d’augmenter notre savoir mais d’augmenter notre lucidité, la lucidité sans laquelle l’acquisition du savoir serait impossible » (Laurendeau, ibid. : 156157 ; cf. G.G., 1973 a : [1952] 17, [14-II-57] 43).

11A priori, tout en les légitimant, pareille posture semblerait de nature à asseoir les « fondements non praxiques de la démarche », alors plus naturellement portée aux « propositions spéculatives » qu’aux démonstrations (ibid. : 158). Pour l’essentiel, l’éventuelle compréhension procède de l’observation, une fois muée en introspection après intériorisation, puis conjuguée à la réflexion—les deux en relation dialectique— (cf. G.G., 1973 a : [27-I-44] 37). Cet aller de l’extérieur vers l’intérieur, qui, lors de la mise en œuvre du langage, s’inverse en un retour de l’intérieur vers l’extérieur, laisse à leur solitude aussi bien le linguiste que l’usager, engagé dans le « soliloque » (ibid. : 159). Dans le mentalisme guillaumien, poursuit Laurendeau, il convient ainsi de voir la plus empiriste des procédures de découverte possible : l’introspection comme unique méthode applicable dans le cadre restreint d’une ego-gnoséologie. Ainsi, tout conspire apparemment pour évacuer « la praxis interactive ». Et il est donc naturel que la P.M.L. initiale ait paru développer une « stratégie effective de marginalisation du “discours” » (ibid. : 159 ; cf. G.G., 1988 : [28-XI-47] 11-12).

12Mais ce que G.G. avait chassé par la porte, toute interrogation sur « l’aptitude introspective du Je linguiste » et le rejet des pesanteurs historiques (ibid. : 160), revient par la fenêtre. D’un côté, une bonne part de ce que ce Je a engrangé lui vient de son passé et de son présent historico-culturels. D’autre part, une certaine dose de doute affleure parfois dans le discours de G.G. En particulier, lui qui, épistémologiquement, condamnait sans appel l’héritage grammatical traditionnel (1973 b : [18-II-49] 107), en vient méthodologiquement à relativiser sa faiblesse et à proposer de s’en accommoder en arguant de sa prégnance dans les esprits, quitte à en rectifier l’assise (Laurendeau, 1990 : 161 et 164 ; cf. G.G., 1987 : [7-III-46] 145).

13Et Laurendeau de conclure :
3. 2. Le langage : une réalité autonomisée sui generis

14La sphère linguistique — la logosphère de la praxématique (Lafont, 1986 : 16-17, Barbéris & al., 1998 b : 55-56) — n’a pu se constituer qu’en échappant à l’emprise des autres réalités humaines, et tout spécialement du social :

12 « Cette affirmation d’autonomie consiste à mettre en vis-à-vis l’univers dont la pensée s’abstrait (…)
13 « L’homme apparaît ainsi porter en lui, […] un univers de représentation qui théorise l’univers ré (…)

15Cette autonomisation12place le langage au-dessus ou à part de « bien des bouleversements sociohistoriques » et invite à respecter la « distance impérative entre l’évolution linguistique et le plan des événements ou des actions humaines » (ibid. : 192). Certes, cela lui offre la possibilité de s’arracher à la pesanteur et à la « sujétion à l’égard des choses » (ibid. : 14) et de leur perception13. Mais cela expose toute mise en mots de l’expérience à une subjectivation simultanée (ibid. : 102) :

16Pour G. G., la physionomie propre de chaque idiome constitue un ensemble de solutions viable, « un certain équilibre […] entre représentation et expression », « une certaine relativité réciproque, variable selon les âges, de la représentation et de l’expression ». Mais à plusieurs reprises il a aussi expliqué que la recherche de solutions comme la position même du problème ne sortent pas du « fait humain » (1973 a : [23-XI-51] 164), défini comme « ce qui d’âge en âge demeure, persiste sous le social, ce qui fut aux origines, ce qui sera encore à la fin des temps » (1974 : [8-XII-49] 29) :

17Cette idée, qui figure déjà dans le titre de son ouvrage de 1919 et se retrouve en bien des endroits dans le corps de l’ouvrage, a au moins deux conséquences. D’une part, elle incite à assimiler l’évolution du langage à la quête continue mais sempiternellement inachevée d’une réponse transitoire au questionnement déclenché par la précédente (ibid. : 43, § 7) :

18Car

19D’autre part, les solutions successivement apportées ne sont pas seulement des parades momentanément acceptables :
3. 3. La part du social par rapport à celle du « subsocial » : « estompée » mais présente

14 Par exemple : « Ce n’est pas pendant qu’on parle que la langue se constitue, c’est pendant qu’on n (…)

20Il n’est pas douteux que la P.M.L. a tendu à « secondariser les rapports sociaux et la part de l’autre dans la conscience du sujet » (Gardès-Madray, 1988 : 59 et 7014).

15 « La construction de la langue est une œuvre de l’homme. Elle procède de l’homme et elle reflète, (…)

21En effet, G.G. lui-même a souvent fait dépendre la propension au contact d’homme à homme d’« un rapport d’une tout autre espèce, qui est celui de tous et de chacun à l’univers, lieu de leur existence » (1973 a : [1954] 266), rapport auquel la structure linguistique « doit sinon tout, du moins presque tout » (ibid. : 267 ; voir encore : 1985 : [12-IV-1946] 174-175 ; 1988 : [21-XI-47] 1 ; 2003 : [c. 1954] 131/25315).

22C’est pourquoi, selon lui, seule la prise en compte de sa dimension « extrasociale » permettra d’en concevoir et d’en discerner l’organisation. Le réalisme, pour la linguistique, ne consiste donc pas à s’obnubiler sur cette portée sociale et à vouloir être « une science sociologique » : fuyant « un certain positivisme de facilité », il lui faut complémentairement ou prioritairement prendre aussi son départ à la dimension humaine du langage (1964 : [1958] 44 et 45 ; voir également 1973 a : [1954] 267).

23Car, finalement, « la langue est en quelque sorte, par sa structure, le miroir » de l’affrontement homme / univers (1973 a : [1954] 268), le social habillant, en quelque sorte, l’humain (1988 : [21-XI-47] 1). Certes, ce contact avec notre environnement ne tire pas tout de notre « personne individuelle », pas plus qu’il ne doit tout à notre esprit et à notre expérience. G.G. retient en effet « un second état du rapport de notre personne à l’univers », qu’il estime « très important » : celui que détermine l’emprise des normes collectives héritées en modelant notre « personne sociale », sujette à plus de variations encore que la première. Il n’empêche, c’est encore un « troisième état » qui domine, extérieur à l’individuel comme au collectif, constant, permanent : la « personne humaine », « rien qu’humain[e] », celle qui renvoie à « l’Homme essentiel en face de l’univers, en face de la nature, y compris la sienne propre », dressant son Moi face au Hors-Moi ; bref, l’« homme pensant » (1988 : [24-IV-47] 178 et 179).

16 Si la seconde relation constitue la « racine gnomique » du langage, la première en figure « la rac (…)

24Parce qu’il se situe « entre le terrain de l’expérience et l’axiomatisation scientifique » (Jacob, 1967 : 248), le langage « éloigne les civilisations humaines de la spontanéité animale » (ibid. : 244). Pour autant, cette médiation ne coupe pas la langue de toute implication relationnelle : elle ne fait que l’atténuer (ibid. : 102). C’est pourquoi le type d’opérativité amené par la P.M.L. ne la condamne pas à tourner le dos à toute dimension communicationnelle ni à l’ignorer (ibid. : 125, n. 6). Si elle a nettement privilégié le rapport de l’homme à l’univers (la « dimension anthropogénétique » du langage), qu’elle tient pour le « substrat de tous les autres, y compris le rapport social direct » (G.G., 1973 a : [1954] 268), elle ne récuse pas du tout la relation d’homme à homme (sa « dimension sociale16 »). Ainsi, de parcourir la verticalité synchronique de la langue en direction du discours ne l’empêche pas de prendre en charge, en plus, l’horizontalité interindividuelle. « La visée intellective et représentative » n’excluant pas « la visée communicative et expressive » (Jacob, 1967 : 103),

25On a tardivement trouvé au projet linguistique de G.G. des « implications anthropologiques, susceptibles de prendre place ailleurs », et à la P.M.L. une « irrépressible portée anthropogénétique » (Jacob, 1970 : 24 et 184) :

26D’une part, la « personnalisation de l’expérience linguistique », au sein de la personne et par son biais, amène l’imbrication du social dans l’individuel. Car

27Ce palier fait jouer au langage, pour son « altérité—temporalisante » (transmission, tradition et traduction) un rôle fédérateur et transversal au regard des individus (ibid. : 264). D’autre part, les « régulations qui accompagnent et rendent possible » l’organisation normative de « l’activité du langage façonnent du même coup le sujet où elle se noue, le transformant en personne » (ibid. : 248).

17 Subsocial se rencontre chez G. G., mais dans des textes postérieurement publiés : dans sa conféren (…)

28C’est donc bien que, maintenant l’homme au centre du dispositif linguistique et du phénomène langagier, la P.M.L. présente une dimension « humaine » à plusieurs reprises soulignée par Jacob, qui préfèrerait remplacer cet adjectif ambigu par subsocial ou anthropogénétique17(1970 : 116-117, n. 26 ; voir aussi 162, ainsi que 1980 : 517 et 521), et de nos jours mise en avant par les plus motivés de ses exégètes (par exemple, Lowe, 2007 : 61).
3. 4. De la psychomécanique à « une linguistique anthropologique »

29Il n’y a donc pas à s’étonner que la P.M.L. ait rendu « possible à distance » « le fondement […] d’une linguistique anthropologique » (Lafont in Tollis, 1991 : v). Car l’« enseignement psychogénétique » de G.G. — Jacob y avait également insisté — accepte « la jonction avec la voie complémentaire que fournit l’éclairage sociogénétique [dans la mesure où] l’opérativité du sujet se fonde […] elle-même sur une certaine coopérativité » :

30D’autant encore que l’on se trouve en présence d’une « linguistique de l’acte » (Jacob, 1970 : 103 sq.).

18 Voir notamment : MANTCHEV & TODOROV, 1971, JOLY, 1980, JOLY & ROULLAND, 1980, VALIN, 1981, TOUSSAI (…)
19 Voir entre autres : LAFONT, 1978 a, 1978 b, GARDÈS-MADRAY, 1984, LAFONT, 1988.

31Ainsi, en elle-même, l’approche de G.G. se révèle franchement et prioritairement sémantogénétique, au niveau linguistique aussi bien que langagier. Cela tient à « son lien à l’expérience » en vertu de l’opération et de la « mutation décisive » du sensible en sens qui tendaient à lui donner une orientation énonciative (Jacob, 1967 : 263 ; voir aussi 1980 : 514). On ne s’étonnera donc pas que, sur une partie de ses bases et en décalage, certains de ses successeurs aient radicalisé la nature sémantique du langage, son continuisme18, sa dimension sociale19, voire tout cela à la fois.

20 « Contre l’héritage du sujet et de son prédicat, contre le système réifiant du signifié et du sign (…)
21 « La praxématique se définit comme une linguistique de la parole productrice — là se dessine une f (…)
22 « Ce renversement des forces est tout aussi bien la forme du social, du psychologique que de la co (…)

32Par exemple, la P.M.L. a d’abord donné naissance à la praxématique, même si celle-ci s’est d’emblée définie en rupture, à la fois par rapport à l’héritage conceptuel général20et à celui de G. G.21De même, malgré le scepticisme ou l’agacement momentané de la communauté proche, Joly et Roulland ont accordé à l’énonciateur et à l’énonciation une « place centrale » dans sa théorie générale. Car, en privilégiant décisivement le dire, G.G. (1973 a : [20-XII-56] 153) l’ouvrait très largement au « sujet parlant » (Joly et Roulland, 1980 : 578) tant de fois évoqué dans ses écrits depuis 1919, et conférait à la langue « une position centrique, au cœur de la triade univers/locuteur/allocutaire » (Joly, 1982 : 110, § 1. 7) ; par là, il reconnaissait au langage une « double dimensionnalité » : verticale au niveau des représentations, horizontale par le biais des expressions, les deux s’impliquant réciproquement — fût-ce de manière indirecte — (113-114, § 1. 10). Enfin, même s’il n’est guère explicité dans la neuro-sémantique épistémique de Toussaint, le social, ayant la forme de la cognition, y est implicitement et impérativement présent. En effet, la « matrice épistémique », fondement du linguistique est, selon cette théorisation, « un renversement héraclitéen, une révolution copernicienne où la domination de l’objet par le sujet fait place à celle du sujet par l’objet (un proto-objet dominant alors un proto-sujet) et ce, en d’incessantes oscillations » (1990 et communication personnelle ; voir aussi 2007 : 125 et 12922).
3. 5. L’« hypopragmatisme » de la langue

33Contre toute vision exclusivement historiciste de l’évolution des idiomes, G.G. a constamment privilégié et défendu sa nature téléologique. Il ne voyait là « rien d’antihistorique » : simplement

34Même si sa poursuite passe par des voies distinctes, il évoquait ainsi cet objectif, partout identique :

35dissiper « le plus qu’il se peut, les désespérantes faiblesses du langage improvisé » (ibid. : 21/21) :

36Voir dans cette élaboration historique grandement structurante

37c’est du même coup maintenir chacune des solutions trouvées en « insolution » dans cette solution même (ibid. : 19/11-12).

38Faire ainsi dépendre la construction de la langue de ce « songe constructif » qui lui fait « épouser dans sa marche la civilisation » (ibid. : 46/42-43), c’est la rendre parallèle à celle-ci. Certes, chacun des états qu’elle atteint au cours du temps sous les pressions historique, économique, sociale, culturelle, spirituelle, philosophique, idéologique, politique, géographique, etc., constitue continûment une dotation collective et individuelle inaliénable. Mais c’est bien la civilisation, qui, « en déterminant, au fond de la pensée, une certaine interprétation de l’univers détermine un songe constructif de la langue en concordance avec cette interprétation » (ibid. : 46/43).

39Ainsi, la langue ne naît pas seulement de « la nature humaine et [de] l’entendement humain » qui expliquent un certain « parallélisme de développement » entre idiomes (1985 : [12-IV-46] 174/4). Bien que dépourvue de la « visée pragmatique » propre au discours, toujours ponctuellement préoccupé d’efficience, elle n’en procède pas moins de

40Certes, « à un haut degré déliée du pragmatisme du discours » et se construisant « par la mise en œuvre de discriminations qui ont toutes un certain caractère métaphysique » (ibid. : 82-84), elle demeure « aussi éloignée que possible par principe de l’affectivité » et soustraite à toute momentanéité concrète (1973 b : [13-V-49] 196-197).

41Néanmoins, indirectement et secondairement, elle en recueille et en retient quelque chose, qui varie en raison inverse de la distance qui la sépare de la parole (1989 : [31-I-47] 82-84) ; ainsi, dans les fonctions du substantif dans la phrase, on voit se glisser des données qui « appartiennent au mécanisme du discours » (ibid. : 87).

24 « On se gardera de voir expressément dans le pragmatisme incorporé au représenté une prévision d’e (…)

42Plus tardivement, G.G. a fait remarquer que, en tant qu’unité de puissance du discours (Tollis, 2001), le vocable ne peut prétendre à l’existence que parce qu’il contient lui-même les conditions de son employabilité (2004 : [1954-1958] 36/103-104) non son employabilité24. Son existence présuppose donc celle de son « utilité », de sa « destination », ce qu’il appelle alors le « coalescent pragmatique » : ce qui, dans nos langues, correspond souvent à la morphologie dérivationnelle porteuse d’informations catégorielles et fonctionnelles (2004 : 36/103-104, 47/136, 105/317, 116/370).
4. Conclusion

25 « C’est le passage aux autres, le fait de devoir en tenir compte, qui est la condition d’avènement (…)
26 « Si les schèmes opératifs donnent une forme à l’ipséité du sujet parlant, c’est à l’altérité inv (…)
27 Voir son article dans le présent numéro.
28 « Nous avons donc le second projet de nous avancer sur le terrain encore vague des actes de parole (…)
29 « […] je me convaincs de plus en plus, quarante ans après, que j’étais destiné, à ma manière, à êt (…)

43L’ouverture socio-opérative de la P.M.L. a depuis bien longtemps été préconisée par Jacob. En soulignant la double polarité du sens, de soi et des autres (1967 : 92, 1970 : 184), la finalité à la fois solipsiste et altruiste du langage (ibid. : 261), les relations intimes de l’intersubjectivité avec la représentation de l’univers, le temps et la liberté du discours face à l’indiscutable de la langue (ibid. : 252), il avait finalement posé l’interpénétration du linguistique et du langagier, de la représentation et de l’expression, et le rôle fondateur de l’Autre25(ibid. : 255). De même, en dégageant les deux articulations logique et anthropologique du langage, il l’avait présenté comme décentration et communication (présentation de la collection « Horizons du langage » chez Klincksieck : 4). C’était reconnaître son autonomie dans la dépendance, justifier les concepts de représentation et de communication et leur raccordement par le biais de l’expression. Loin de toute « orientation guillaumienne » qui privilégierait « unilatéralement le rapport solitaire de l’homme à l’univers », il avait mis l’accent sur « les implications coopératives » de l’opérativité linguistique26. Justement parce que « l’incidence du monde extérieur sur le langage […] n’est jamais éliminée » (1967 : 103, 109-110 et 356), il avait désormais estimé conciliables le « formalisme logique » et « l’éthique existentielle » (1969 : 15). Il est donc tout naturel que, plus récemment, il ait encore estimé qu’au sociologisme « la linguistique opérative [de G.G.] n’y échappe que trop » (2004 : 146). Monisme, syncrétisme et continuité, il s’agissait bien d’une troisième voie. Elle est sans doute à rapprocher de celle que, presque vingt ans plus tard et apparemment sans référence aucune à G.G., Hagège27a préconisée avec l’espoir de mettre en avant l’« homme dialogal » sans le couper décisivement de l’homme neuronal (1985 : 240 et 295-297), de faire droit à la « dimension sociale de la cognition » et « de mettre en lumière, le rôle constitutif du social dans la genèse et dans la structure des langues » (1996 : 8). Elle est au moins à mettre en rapport avec l’intention de Lafont, quinze ans après son Travail et la langue (1978), l’« ouvrage fondateur » de la praxématique, de « passer d’une déconstruction de la forteresse langue, état critique et transitoire de la praxématique, à son statut propre de linguistique de la parole28 » (1994 : 5). À l’époque, Jacob avait inscrit sa lecture socio-opérative dans l’hétérodoxie que lui ouvraient la « marge d’interprétation », « une certaine liberté interprétative » dont il revendiquait explicitement la responsabilité. Voici une dizaine d’années, appuyé sur le « recul critique de la réflexion philosophique », il n’avait apparemment pas changé d’avis29(1997 : 168). Néanmoins, à l’intérieur même de la P.M.L. et toute « orthodoxie supposée » bue (1967 : 91 et 1997 : 168), certaines remarques rencontrées dans les écrits publiés de G.G. pourraient légitimer cette (re)lecture. Les considérations qui précèdent n’avaient d’autre objet que d’en relever quelques-unes.
Haut de page
Bibliographie
Des DOI sont automatiquement ajoutés aux références par Bilbo, l’outil d’annotation bibliographique d’OpenEdition.
Les utilisateurs des institutions qui sont abonnées à un des programmes freemium d’OpenEdition peuvent télécharger les références bibliographiques pour lequelles Bilbo a trouvé un DOI.

BARBÉRIS J. M. & GARDÈS-MADRAY F., 1986, « Ratages d’actualisation et évitement des temps et des personnes en production discursive orale », Cahiers de praxématique, 7 (Praxématique et psychomécanique du langage) : 37-62.

BARBÉRIS J. M., BRES J. & SIBLOT P., 1998 a, « Présentation », in BARBÉRIS, BRES, SIBLOT, 1998 b : 747.
DOI : 10.3917/cite.042.0009

BARBÉRIS J. M., BRES J. & SIBLOT P. (éd.), 1998 b, De l’actualisation, Paris, C. N. R. S., coll. « Sciences du langage », 249 p.

BARBÉRIS J. M., GARDÈS-MADRAY F., LAFONT R. & SIBLOT P., 1984, « Terminologie praxématique, corps de définition théorique », Cahiers de praxématique, 3 : 2-100.

BRES J. & al. (éd.), 2007, Psychomécanique du langage et linguistiques cognitives, Actes du XIe Colloque International de l’A.I.P.L., Montpellier, les 8, 9 et 10 juin 2006, Limoges, Lambert-Lucas, 404 p.

CHEVALIER J. C., 1998, « Interceptions, traduction et expérience », in BARBÉRIS, BRES, SIBLOT, 1998 b : 99-119.

GARDÈS-MADRAY F., 1986, « Présentation », Cahiers de praxématique, 7 (Praxématique et psychomécanique du langage) : 35.

GARDÈS-MADRAY F., 1988, « Temps, langage et praxis », Cahiers de praxématique, 10 (Interactions théoriques, interrogations épistémologiques) : 57-71.

GUILLAUME G., 191930, Le Problème de l’article et sa solution dans la langue française, Paris, Hachette, 318 p. GUILLAUME G., 1964, Langage et science du langage [Recueil de 19 articles écrits entre 1933 et 1958], Paris, Nizet et Québec, Les Presses de l’Université Laval, 287 p. Une 2e éd. est parue en 1973.

GUILLAUME G., 1965, Temps et verbe. Théorie des aspects, des modes et des temps (1929), réimpr. avec L’Architectonique du temps dans les langues classiques, 2e éd., Paris, H. Champion, 1965 et 1968 (avec un avant-propos de R. Valin), XXI 136-66 p.

GUILLAUME G., 1971, Leçons de linguistique de —. 1948-1949, Série A. Structure sémiologique et structure psychique de la langue française I, 1, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 271 p.

GUILLAUME G., 1973 a, Principes de linguistique théorique de—, Recueil de textes inédits, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 279 p.

GUILLAUME G., 1973 b, Leçons de linguistique de —. 1948-1949, Série C. Grammaire particulière du français et grammaire générale (IV), 3, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 256 p.

GUILLAUME G., 1974, Leçons de linguistique de —. 1949-1950, Série A. Structure sémiologique et structure psychique de la langue française (II), 4, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 223 p.

GUILLAUME G., 1975, Le Problème de l’article et sa solution dans la langue française, réimpr. avec une préface de R. Valin et un compte rendu de L. Havet, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Nizet, XVI. 318 p.

GUILLAUME G., 1982, Leçons de linguistique de —. 1956-1957. Systèmes linguistiques et successivité historique des systèmes (II), 5, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, coll. « Linguistique », 309 p.

GUILLAUME G., 1985, Leçons de linguistique de —. 1945-1946, Série C. Grammaire particulière du français et grammaire générale (I), 6, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, coll. « Psychomécanique du langage », 332 p.

GUILLAUME G., 1987, Leçons de linguistique de —. 1945-1946, Série A. Esquisse d’une grammaire descriptive de la langue française (IV), 7, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, coll. « Psychomécanique du langage », 358 p.

GUILLAUME G., 1988, Leçons de linguistique de —. 1947-1948, Série C. Grammaire particulière du français et grammaire générale (III), 8, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, coll. « Psychomécanique du langage », 375 p.

GUILLAUME G., 1989, Leçons de linguistique de —. 1946-1947, Série C. Grammaire particulière du français et grammaire générale (II), 9, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, 294 p.

GUILLAUME G., 1991, Leçons de linguistique de —. 1943-1944 Série A. Esquisse d’une grammaire descriptive de la langue française (II), 10, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, coll. « Psychomécanique du langage », 486 p.

GUILLAUME G., 1992, Leçons de linguistique de —. 1944-1945, Séries A et B. Esquisse d’une grammaire descriptive de la langue française (III) et Sémantèmes, morphèmes et systèmes, 11, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 1991 et Lille, Presses universitaires, coll. « Psychomécanique du langage », 295 p. 150

GUILLAUME G., 1995, Leçons de linguistique de —. Leçons des années 1958-1959 et 1959-1960, 13, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Lille, Presses universitaires, coll. « Psychomécanique du langage », 401 p.

GUILLAUME G., 1997, Leçons de linguistique de —. 1951-1952. Psychosystématique du langage : principes méthodes et applications (IV), 15, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 291 p.

GUILLAUME G., 1999, Leçons de linguistique de —. 1942-1943, Série B. Esquisse d’une grammaire descriptive de la langue française (I), 16, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 423 p.

GUILLAUME G., 2003, Prolégomènes à la linguistique structurale I. [c. 1954], Québec, Les Presses de l’Université Laval, coll. « Essais et mémoires de —», 240 p.

GUILLAUME G., 2004, Prolégomènes à la linguistique structurale II. Discussion et continuation psychomécanique de la théorie saussurienne de la diachronie et de la synchronie [1954-1958], Québec, Les Presses de l’Université Laval, coll. « Essais et mémoires de — », 397 p.

GUILLAUME G., 2005, Leçons de linguistique de —. 1941-1942, Série B. Théorie du mot et typologie linguistique. Limitation et construction du mot à travers les langues, 17, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 498 p.

GUILLAUME G., 2007, Essai de mécanique intuitionnelle I. Espace et temps en pensée commune et dans les structures de langue31, Québec, Les Presses de l’Université Laval, coll. « Essais et mémoires de —», 456 p.

HAGÈGE C., 1985, L’Homme de paroles. Contribution linguistique aux sciences humaines, Paris, A. Fayard, coll. « Le temps des sciences », 314 p.

HAGÈGE C., 1996, « Préface » à la 2e éd. de L’Homme de paroles, Paris, A. Fayard, coll. « Le temps des sciences » : 710.

HJELMSLEV L., 1942, « Langue et parole », Cahiers Ferdinand de Saussure, 2 : 29-44.

JACOB A., 1967, Temps et langage, Paris, A. Colin, 401 p.

JACOB A., 1969, 100 Points de vue sur le langage, 270 textes choisis et présentés avec introduction et bibliographie par l’auteur, Paris, Klincksieck, coll. « Publications de la faculté des lettres et sciences humaines de Paris-Nanterre », 637 p.

JACOB A., 1970, Les Exigences théoriques de la linguistique selon G. Guillaume, Paris, Klincksieck, coll. « Études linguistiques » (10), 292 p.

JACOB A., 1980, « De la psychomécanique à une anthropologie opérative », in JOLY & HIRTLE, 1980 : 513-524.

JACOB A., 1997, « Théorie guillaumienne et philosophie », in P. DE CARVALHO & O. SOUTET (éd.), Psychomécanique du langage. Problèmes et perspectives. Actes du 7e Colloque International de Psychomécanique du langage (Cordoue, 24 juin 1994), Paris, H. Champion, coll. « Champion-Varia » (11) : 167-175.

JACOB A., 2004, « En deçà de la genèse de la phrase : réflexions sur la fondation (en) linguistique », Modèles linguistiques, 25/12 (= 49-50 : Genèse de la « phrase » dans la diversité des langues. Actes du Xe Colloque de l’Association Internationale de Psychomécanique du langage (Oloron Sainte-Marie, 35 juin 2003) : 145-152.

JACOB A., 2007, « Portée d’une linguistique cinétique », in BRES & al. : 143-152.

JOLY A., 1980, « Avant-propos », in Psychomécanique du langage et énonciation : La Psychomécanique et les théories de l’énonciation, Actes de la table ronde tenue à Lille les 16 et 17 mars 1979, Lille, Presses universitaires : 56.

JOLY A., 1982, « Pour une théorie de la signifiance », in N. MOULOUD & J. M. VIENNE (éd.), Langages, connaissance et pratique, Lille, Presses universitaires : 103-125.

JOLY A. & HIRTLE W. H. (éd.), Langage et psychomécanique du langage. Études dédiées à Roch Valin, Lille, Presses universitaires et Québec, Les Presses de l’Université Laval, coll. « Linguistique », 584 p.

JOLY A. & ROULLAND D., 1980, « Pour une approche systématique de l’énonciation » (1979), réimpr. in JOLY & HIRTLE, 1980 : 537-581.

LAFONT R., 1978 a, Le Travail et la langue, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique », 297 p. LAFONT R., 1978 b, « Praxématique et sociolinguistique », Lengas, 3 : 73-85.

LAFONT R., 1986, « Opérativité psychomécanique du concept de praxème », Cahiers de Praxématique, 7 (Praxématique et psychomécanique du langage) : 9-17.

LAFONT R., 1988, « Code switching et production de sens » (1986), Lengas, 24 (Codes de l’oralité, code de l’écriture) : 7-17.

LAFONT R., 1994, Il y a quelqu’un. La parole et le corps, Montpellier, université Paul-Valéry, coll. « Langue et praxis », 362 p.

LAFONT R. & GARDÈS-MADRAY F., 1976, Introduction à l’analyse textuelle, Paris, Larousse, coll. « Langue et langage », 191 p. (3e éd., Montpellier, université Paul-Valéry, coll. « Langue et praxis », 1983).

LAUNAY M., 1986, « Effet de sens : produit de quoi ? », Langages, 82 (Le Signifiant) : 13-39.
DOI : 10.3406/lgge.1986.2485

LAURENDEAU P, 1990, « La gnoséologie et son influence sur la théorie linguistique chez Gustave Guillaume » (1988), Histoire, épistémologie, langage, 12/1 : 153-168.
DOI : 10.3406/hel.1990.2312

LOWE R., 2002, « Recueil de textes inédits de Gustave Guillaume » [c. 194432], in R. LOWE (éd. en collaboration avec J. PATTEE et R. TREMBLAY), Le Système des parties du discours. Sémantique et syntaxe. Actes du IXe colloque de l’Association internationale de psychomécanique du langage (Québec, 1517 août 2000), Québec, Les Presses de l’Université Laval : 155-234.

LOWE R., 2006, « Avis au lecteur », in GUILLAUME, 2007 : ix.

LOWE R., 2007, Introduction à la psychomécanique du langage. I : Psychosystématique du nom, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 570 p.

MANTCHEV K., 1976, La Genèse de la phrase simple énonciative dans la structure générale de la langue française contemporaine, Sofia, Presses de l’Université, 124 p.

MANTCHEV K. & TODOROV H., 1971, « Éléments d’idéogénie (domaine français) », Annuaire de l’Université de Sofia, 1970, 64/1 : 359-391.

MOIGNET G., 1963, « L’incidence de l’adverbe et l’adverbialisation des adjectifs », Travaux de linguistique et de littérature, 1 : 175-194 ; réimpr. in MOIGNET, 1974 b : 117-136.

MOIGNET G., 1966, « Esquisse d’une théorie psychomécanique de la phrase interrogative », Langages, 3 : 49-66 ; réimpr. in MOIGNET, 1974 b : 98-113.

MOIGNET G., 1967, « Le système du paradigme qui/que/quoi », Travaux de linguistique et de littérature, 5/1 : 7595 ; réimpr. in MOIGNET, 1974 b : 163-1873.

MOIGNET G., 1974 b, Études de psychosystématique française, Paris, Klincksieck, coll. « Bibliothèque française et romane. Série A : Manuels et études linguistiques » (28), 275 p.

TOLLIS F., 1991, La Parole et le sens. Le guillaumisme et l’approche contemporaine du langage, préface de R. LAFONT, Paris, A. Colin, coll. « Linguistique », XII. 495 p.

TOLLIS F., 1996, Du un au multiple (du signifiant à son emploi) : le cas de un-adjoint en espagnol, Talence, Presses universitaires de Bordeaux, XIX. 519 p.

TOLLIS F., 2001, « Retour sur l’unité de puissance en psychomécanique : le mot comme lieu d’équilibre entre passé et avenir opératifs », in P. De CARVALHO, N. QUAYLE, L. ROSIER & O. SOUTET (éd.), La Psychomécanique aujourd’hui. Actes du 8e Colloque international de psychomécanique du langage, Seyssel, [1821 juin] 1997, Paris, H. Champion, coll. « Colloques, congrès et conférences Sciences du langage » (2) : 15-48.

TOLLIS F., 2003, « Les morphèmes et leur signifié : système et mise en œuvre », in A. OUATTARA (éd.), Parcours énonciatifs et parcours interprétatifs. Théories et applications. Actes du colloque de Tromsø organisé par le département de français de l’Université : 26-28 octobre 2000, Gap-Paris, Ophrys, coll. « L’Homme dans la langue » : 202-220.

TOLLIS F., 2007, « Gustave Guillaume : du “psychologisme” au mentalisme ? », in BRES & al. : 89-98.

TOLLIS F., 2008, Signe, mot et locution entre langue et discours : De Gustave Guillaume à ses successeurs, Limoges, Lambert-Lucas, 278 p.

TOUSSAINT M., 1967, « Gustave Guillaume et l’actualité linguistique », Langages, 7 (Linguistique française. Théories grammaticales) : 93-100.
DOI : 10.3406/lgge.1967.2884

TOUSSAINT M., 1973, « Linguistique et épistémologie » (1971), Kalbotyra [Vilnius], 24/3 : 220-230.

TOUSSAINT M., 1983, Contre l’arbitraire du signe, préface de M. ARRIVÉ, Paris, Didier-Érudition, coll. « Linguistique » (13), 141 p.

TOUSSAINT M., 1990, « Éléments d’épistémologie linguistique à la lumière d’une neurolinguistique issue de la psychomécanique du langage », Bulletin de l’Association internationale de psychomécanique du langage, 10 : 10-13.

TOUSSAINT M., 2007, « Vers plus de cognition », in BRES & al. : 125132. VALIN R., 1954, Petite Introduction à la psychomécanique du langage, Québec, Les Presses de l’Université Laval, coll. « Cahiers de linguistique structurale » (3), 91 p.

VALIN R., 1964, « Introduction », in G. G., 1964 : 11-24 ; réimpr. in VALIN, 1994 : 725.

VALIN R., 1975, « Préface », in G. G., 1975 : IXIII ; réimpr. in VALIN, 1994 : 179-192. VALIN R., 1981, Perspectives psychomécaniques sur la syntaxe, Québec, Les Presses de l’Université Laval, coll. « Cahiers de psychomécanique », 96 p.

VALIN R., 1984, « Pour une phénoménologie vraie du langage », Modèles linguistiques, 6/2 (= 12 : De l’opérativité dans le langage) : 11-26.

VALIN R., 1994, L’Envers des mots. Analyse psychomécanique du langage, Québec, Les Presses de l’Université Laval et Paris, Klincksieck, 396 p.
Haut de page
Notes

1 « Ainsi, chaque instant du présent vécu par les sujets parlants emporte avec lui une redéfinition de toute la langue […] » (2004 : [1954/1958] 163/504).

2 Voir la « troisième voie » dessinée par HAGÈGE (1985 : 235-266).

3 Il arrive que le même texte de G.G. soit publié dans plus d’un volume de ses écrits. Par souci d’économie, nous ne mentionnons alors que le premier paru.

4 D’où le choix de son intitulé : « […] employer le terme de psychosystématique, c’est prendre position dans le résultatif alors qu’employer celui de psychomécanique, c’est se mouvoir dans l’opératif » (in LOWE, 2002 : 194). Il n’est pas certain pour autant que la distribution des deux expressions dans ses écrits soit conforme à cette distinction de principe. Parmi les successeurs de G. G., on pourrait citer ici, entre autres, MANTCHEV, 1976, LAFONT, 1978 a, BARBÉRIS & GARDÈS-MADRAY, 1986.

5 TOUSSAINT, 1967, VALIN, 1975, MANTCHEV, 1976, LAFONT & GARDÈS-MADRAY, 1976, VALIN, 1981, 1984, GARDÈS-MADRAY, 1986 (pour une présentation externe de la praxématique, voir TOLLIS, 1991 : chap. IV).

6 G. G., 1992 : [12-IV-45] 146/17-18, 2004 : [1954-1958] 117/375, 165/508. Parmi ses successeurs : VALIN, 1954, 1964, 1981, 1984, 1994 ; MOIGNET, 1963, 1966, 1967, 1974 a, 1974 b.

7 G. G., 2004 : [1954-1958] 115/365 ; LAFONT et GARDÈS-MADRAY, 1976, VALIN, 1984, CHEVALIER, 1985, LAUNAY, 1986 (voir TOLLIS, 1991 : 275-276).

8 De ce point de vue, l’utilisation de cette expression pour gloser le terme technique de langue, telle qu’on l’a rencontrée parfois parmi les guillaumistes (chez Valin et Joly, notamment et sans doute aussi LOWE, 2007 : 22, 51), ne paraît pas réellement souhaitable.

9 « L’enfant qui apprend la langue hérite à la fois du dicible, qu’est la langue, et de la manière de s’en servir, qui est le discours » (G. G., 2003 : [c. 1954] 9/825).

10 La distinction entre parler et dire se retrouve chez G. G., au moins dans 2003 : [c. 1954] 1/796 et 2/798, puis 89.

11 Pour une réflexion sur le naturel et le social, l’immatériel et l’abstrait, voir TOUSSAINT, 1983 : 96 sq. et 1973 : 221.

12 « Cette affirmation d’autonomie consiste à mettre en vis-à-vis l’univers dont la pensée s’abstrait, pour ne pas en être dépendante, et l’univers de théorie qu’elle construit en elle pour affirmer efficacement contre lui l’indépendance qu’elle s’est octroyée par l’effet d’un travail purement intérieur » (G.G., 2003 : [p. 1950] 10/832).

13 « L’homme apparaît ainsi porter en lui, […] un univers de représentation qui théorise l’univers réel auquel il appartient et, en le théorisant, affranchit l’homme de l’expérience que, par sa présence en lui, il en éprouve » (G.G., 2003 : [c. 1954] 14/846).

14 Par exemple : « Ce n’est pas pendant qu’on parle que la langue se constitue, c’est pendant qu’on ne parle pas, dans le silence d’une pensée en quête continue et inconsciente d’une pénétrante connaissance d’elle-même, bien moins tributaire du rapport étroitement social de l’homme à l’homme que du rapport extra-social, plongeant ses racines dans l’infini, de l’homme, présent dans l’univers, à l’univers au sein duquel il affirme sa puissance et sa relative et croissante autonomie » (G.G., 1973 a : [1954] 255).

15 « La construction de la langue est une œuvre de l’homme. Elle procède de l’homme et elle reflète, dans ce qu’ils ont d’essentiel, la nature humaine et l’entendement humain » (1985 : [12-IV-1946] 174 et 175) ; « Le fait que l’article se produit indépendamment dans des langues non apparentées et de structures diverses, […] indique suffisamment que l’article est la solution d’un problème humain de représentation » ; « En tout état de cause, la partie sociale du langage représente un traitement particulier de la partie exclusivement humaine. Aussi peut-on poser en principe que toute langue, dans sa structure, est un traitement plus ou moins réussi et particulier de faits humains, que le traitement particulier de caractère social, toujours subi, dissimule plus ou moins à nos yeux » (1988 : [21-XI-47] 1). Par exemple, « La persistance d’une troisième personne implicite sous les personnes explicites d’un rang plus élevé (première et deuxième) procède de l’attache infrangible du petit face-à-face Homme/Homme au grand face-à-face Univers/Homme, duquel il émerge, mais dont il ne se sépare pas » (2003 : [c. 1954] 131/253).

16 Si la seconde relation constitue la « racine gnomique » du langage, la première en figure « la racine noologique, dont l’assiette est le rapport subsocial » (G. G., 2004 : [1954-1958] 366/7).

17 Subsocial se rencontre chez G. G., mais dans des textes postérieurement publiés : dans sa conférence du 12 avril 1946, série C (1985 : 75) ; dans certaines de 1951 (1973 a : [23-XI] 165, ainsi que dans 1997 : [22-XI] 7).

18 Voir notamment : MANTCHEV & TODOROV, 1971, JOLY, 1980, JOLY & ROULLAND, 1980, VALIN, 1981, TOUSSAINT, 1983, BARBÉRIS & GARDÈS-MADRAY, 1986.

19 Voir entre autres : LAFONT, 1978 a, 1978 b, GARDÈS-MADRAY, 1984, LAFONT, 1988.

20 « Contre l’héritage du sujet et de son prédicat, contre le système réifiant du signifié et du signifiant la praxématique se présentait comme une linguistique matérialiste de la production du sens et de la parole vivante » (LAFONT, 1994 : 5).

21 « La praxématique se définit comme une linguistique de la parole productrice — là se dessine une fracture avec la psychomécanique —, une linguistique de la production sociale du sens—là se précise nettement la nature de la fracture » (BARBÉRIS & GARDÈS-MADRAY, 1986 : 37).

22 « Ce renversement des forces est tout aussi bien la forme du social, du psychologique que de la cognition, la forme de l’histoire que celle des cycles biologiques. » « Le sociologique est du psychologique en position de dominé et le psychologique du social en position de dominé » (ibid.).

23 Le terme a été ultérieurement explicité : une création est dite « homoplastique parce qu’elle procède d’une même façon imposée par l’esprit à la chose qu’il bâtit, la langue, façon qui consiste à lui donner la forme générale de moyens construits, préexistants dans la pensée à l’emploi qui en sera fait. Cette homoplastie ne vient pas d’un état de langue antérieur, elle n’a rien à voir avec l’homogénie. Elle vient de l’homme : elle est l’expression d’un besoin humain primordial » (2005 : [8-I-42] 123/3).

24 « On se gardera de voir expressément dans le pragmatisme incorporé au représenté une prévision d’emplois dont ferait état sa définition » (2004 : [1954-1958] 47/136).

25 « C’est le passage aux autres, le fait de devoir en tenir compte, qui est la condition d’avènement d’un sens garanti, sous le son émis » (JACOB, 1967 : 259) ; « la régulation qui se produit au sein de chaque discours, pour qu’il soit compréhensible, implique la visée d’un plan d’organisation transcendant notre nébuleuse propre, c’est-à-dire, une ratification extérieure à notre activité » (ibid. : 262) ; « […] immanente aux discours, la signification apparaît non seulement comme une transdescendance vers l’expérience, mais comme une transascendance vers d’autres discours et surtout vers d’autres hommes. Elle contribue à nous montrer que le monde du sens, loin d’être un en soi, se développe le long d’une histoire lente et diversifiée de pour soi qui n’arrivent à la conscience de soi qu’en étant pour et par autrui » (JACOB, 1970 : 115).

26 « Si les schèmes opératifs donnent une forme à l’ipséité du sujet parlant, c’est à l’altérité involuée en eux qu’ils doivent leur caractère opérant » (1967 : 356).

27 Voir son article dans le présent numéro.

28 « Nous avons donc le second projet de nous avancer sur le terrain encore vague des actes de parole, de la conjoncture de communication, du discours et de la conversation » : préférer le concept de prâxis à celui de prâgma, tenir les faits de discours pour « des résultats dialectiques de l’activité du sujet et de la contrainte sociale », mais aussi remettre à sa juste place la « présence émotive ou pulsionnelle du corps et de façon générale » l’affectivité qui se dissimule sous le fonctionnement du langage ; et, finalement, tirer la praxématique de l’anthropologique vers une « théorie de l’homme » (ibid. : 57). Voir également BARBÉRIS, BRES, SIBLOT, 1998 a : 45-47.

29 « […] je me convaincs de plus en plus, quarante ans après, que j’étais destiné, à ma manière, à être “hétérodoxe” […] » (ibidem).

30 En novembre 1952, G.G. en faisait remonter la rédaction « à trente-six ans de distance » (2007 : 294/7).

31 Pour ce qui est de l’essai qui donne son titre au recueil mais n’en constitue que la principale partie, voir LOWE, 2006 : xvii. Le « premier état de rédaction remonte à la fin de 1950 » (G. G., 2007 : 299, n. 3) : c’est justement celui-là qui est publié dans ce volume.

32 L’« Avertissement » des éditeurs ne fournit aucun repère chronologique. Seul le § 2. 4 (202-207) peut avec certitude être considéré comme postérieur à 1944, puisque G.G. y renvoie à son enseignement de cette année (206, n. 18).
Haut de page
Pour citer cet article
Référence papier

Tollis, F. (2008) La linguistique de Gustave Guillaume : de l’opérativité à la socio-opérativité ? Cahiers de praxématique 51. Montpellier : Pulm. 131-154
Référence électronique

Francis Tollis, « La linguistique de Gustave Guillaume : de l’opérativité à la socio-opérativité ? », Cahiers de praxématique [En ligne], 51 | 2008, mis en ligne le 01 janvier 2013, consulté le 16 juillet 2017. URL : http://praxematique.revues.org/1073
Haut de page
Auteur
Francis Tollis

Université de Pau et des Pays de l’Adour
Haut de page
Droits d’auteur

Tous droits réservés
Haut de page
Sommaire
Document précédent
Document suivant
Index

Auteurs
Mots-clés

Numéros en texte intégral

67 | 2016
Manifestations discursives du désaccord en domaine français
66 | 2016
Émotions en contextes numériques
65 | 2015
Les périphrases verbales dans les langues romanes
64 | 2015
Le signifiant espagnol : de l’unicité à l’iconicité
63 | 2014
L’événement : du syntagme au discours
62 | 2014
De quelques marqueurs énonciatifs aux marges du discours
61 | 2013
Le discours radiophonique en pratiques
60 | 2013
Représentations linguistiques et culturelles à travers les médias
59 | 2012
Corpus sensibles
58 | 2012
De l’insulte
57 | 2011
Le dialogisme : de l’histoire d’un concept à ses applications
56 | 2011
Énonciation, grammaire, discours
54-55 | 2010
Corpus, données, modèles
53 | 2009
La frontière notionnelle en langue et en discours
52 | 2009
La reformulation
51 | 2008
Gustave Guillaume – Opérativité et discours – Le sujet parlant
50 | 2008
Comparer les phénomènes dans l’interaction
49 | 2007
À la recherche des voix du dialogisme
48 | 2007
Séquentialité et mouvements dans le discours
47 | 2006
Aspectualité, temporalité, modalité,
46 | 2006
Changements linguistiques : figement, lexicalisation, grammaticalisation
45 | 2005
Hétérogénéités énonciatives et types de séquence textuelle
44 | 2005
L’idiolecte
43 | 2004
Aspects du dialogisme
42 | 2004
Du continu, son et sens
41 | 2003
Le point de vue
40 | 2003
Linguistique du détachement
39 | 2002
Transcrire l’interaction
38 | 2002
Langue, discours, culture
37 | 2001
Topicalisation et partition
36 | 2001
Linguistique de la dénomination
35 | 2000
Sens figuré et figuration du monde
34 | 2000
L’interjection en français
33 | 1999
Sémantique de l’intertexte
32 | 1999
L’imparfait dit narratif
31 | 1998
Linguistique et représentation(s)
30 | 1998
Les opérations de thématisation en français
28 | 1997
La contextualisation de l’oral
27 | 1996
Syntaxe et figuration du monde
26 | 1996
Les mots et la scène
25 | 1995
S’approprier la langue de l’autre
24 | 1995
Référence, inférence : l’anaphore associative
23 | 1994
La négation et ses marges
22 | 1994
Autour du verbe : théorie et implémentation
20 | 1993
Le bien dire
18 | 1992
Langage, cognition, expérience pratique
17 | 1991
Le même et l’autre en discours
16 | 1991
Cohérences discursives
15 | 1990
Le langage et le réel
14 | 1990
La linguistique insatisfaite
13 | 1989
Tu causes, tu causes…
12 | 1989
Réglage et dérèglement du sens
11 | 1989
Du récit, encore
10 | 1988
Interactions théoriques, interrogations épistémologiques
9 | 1987
Espace es-tu là ?
8 | 1987
Théories et fonctionnements du nom propre
7 | 1986
Praxématique et psychomécanique du langage
6 | 1986
Pratiques discursives et interpellation idéologique
5 | 1985
Conflits diglossiques et production textuelle
4 | 1985
Varia
3 | 1984
Varia
2 | 1984
Varia
1 | 1983
Varia

Tous les numéros
Présentation

La revue
Les comités
Modalités de soumission

Informations

À propos
Crédits
Politiques de publication

Suivez-nous

Flux RSS Flux RSS

Lettres d’information

La Lettre d’OpenEdition

Logo Praxiling
Logo Presses universitaires de la Méditerranée
Logo ERIH PLUS
Revues.org

ISSN électronique 2111-5044

Plan du site – À propos – Crédits – Flux de syndication

Nous adhérons à Revues.org – Édité avec Lodel – Accès réservé
OpenEdition

OpenEdition Books Revues.org Calenda Hypothèses

DOI / Références Télécharger

fr
en

Accueil > Numéros > 51 > La linguistique de Gustave Guilla…
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s