Les clés du Moyen-Orient:Le Canal de Suez (2) : perspectives historiques Par Laura Monfleur

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Le Canal de Suez (2) : perspectives historiques

Par Laura Monfleur

Le projet d’agrandissement et d’approfondissement du Canal de Suez du président égyptien al-Sissi s’inscrit dans l’histoire longue de ce dernier. Le canal est à la fois un enjeu économique et politique pour l’Egypte et le théâtre de nombreux conflits.
Cet article est l’occasion d’illustrer par des cartes l’histoire du canal de Suez.

Lire la partie 1 : Le Canal de Suez (1) : le projet du président égyptien al-Sissi

Du canal des Pharaons au canal pharaonique du président al-Sissi

Plusieurs projets de canal ont été menés, et ce depuis l’antiquité. Ainsi, le premier canal aurait été construit par le Pharaon Sesostris III (XIXème siècle avant J.C.). Il reliait l’actuelle ville de Zagazig à la mer Rouge en passant par la branche du Nil dite Pélusiaque (asséchée depuis) et les lacs Amers. Le deuxième canal antique a été construit par l’empereur romain Trajan entre Le Caire et la mer Rouge. Ces deux canaux devaient être régulièrement entretenus et s’ensablaient rapidement (Piquet, 2009).
Les Vénitiens ont proposé leur projet de canal au XVIème siècle afin de concurrencer la voie maritime du sud de l’Afrique pour rejoindre les Indes, découverte par le Portugais Vasco de Gama. Mais ce projet est refusé par le sultan mamelouk (Piquet, 2009).
Sous Bonaparte, de nombreuses études sont menées. Linant de Bellefonds propose en 1844 un projet de canal qui relierait directement la mer Rouge à la mer Méditerranée et qui constituerait un grand lac d’eau salé, mais ce projet était fondé sur une erreur de calcul rectifiée après d’autres études. Les projets des Saint-Simoniens sont refusés par Méhémet Ali, vice-roi d’Egypte.
C’est finalement avec le projet Ferdinand de Lesseps et sous Saïd Pacha que le canal de Suez moderne voit le jour. Les travaux débutent en 1959 et sont achevés en 1869. Ils sont réalisés tout d’abord par recours à des paysans qui étaient obligés de venir sur le chantier (la corvée). Après la décision de Napoléon III d’abolir la corvée, la mécanisation du chantier s’accélère. Des villes telles que Port-Saïd (1859) et Ismaïlia (1863) sont créées ex-nihilo tandis que le port de Suez est agrandi. Ces villes sont caractérisées par un certain cosmopolitisme mais également par une grande ségrégation résidentielle entre les quartiers des cadres de la Compagnie universelle et ceux des ouvriers égyptiens. Le canal de Suez, inauguré le 17 novembre 1869, est alors géré par la Compagnie universelle du canal maritime de Suez dont 44% des actions sont détenues par l’Egypte et 52% par la France (Piquet, 2009).

Tout au long du XXème siècle, des travaux de modernisation et des améliorations sont effectuées sur le canal de Suez, permettant de passer de 486 traversées par an à plus de 14 000 dans les années 1950. La longueur des sections où les navires peuvent se croiser augmente (Doceul, Tabarly, 2018). Le tunnel d’Ahmed Hamdi est inauguré en 1980, et sous la présidence Moubarak, des ponts sont construits : celui du canal de Suez dans les années 1990 et le pont tournant d’El Ferdan inauguré en 2001.

Le projet de al-Sissi inauguré en 2015 cherche à s’inscrire dans une tradition reconstruite d’un passé glorieux pharaonique de l’Egypte. Il n’est pas une nouveauté et s’inscrit également dans le prolongement des méga-projets des différents régimes autoritaires.

Le canal de Suez, théâtre, enjeu et ressource dans les conflits

Le canal de Suez et sa protection sont une justification à une implantation britannique toujours plus importante en Egypte. Lorsque le pays connaît des difficultés financières, la Compagnie du Canal de Suez est rachetée par les Britanniques et l’Egypte est placée sous tutelle franco-britannique. De 1882, date à laquelle la Grande-Bretagne occupe l’Egypte, à 1954, des troupes britanniques occupent la zone du canal. Le canal de Suez est alors le symbole de la dépendance de l’Egypte vis-à-vis des puissances coloniales.

Lors de la crise de Suez en 1956 (cf. carte n°2), le canal de Suez est un enjeu politique et économique dans les conflits du XXème siècle : il est le « symbole de la décolonisation dans la guerre froide », « de la reconquête politique et de l’indépendance économique » (Piquet, 2016). Le 26 juillet 1956, Nasser annonce en effet la nationalisation du canal de Suez, décision qui menace à la fois les intérêts économiques et stratégiques des Français et des Britanniques qui bombardent et envoient des parachutistes à Port-Saïd. Les troupes aériennes et terrestres interviennent dans le Sinaï et s’emparent du canal de Suez le 6 novembre. Les Etats-Unis et l’URSS quant à eux s’opposent à cette invasion et une force d’interposition de l’ONU est mise en place sur la frontière entre l’Egypte et Israël.

Le canal de Suez est par la suite le théâtre des guerres israélo-arabes en 1967 et 1973. Il constitue un « front militaire » (Piquet, 2016) notamment lorsque Israël occupe le Sinaï et met en place près du canal de Suez la ligne militarisée et fortifiée Bar-Lev en 1967. Cette ligne de front est ensuite franchie par les troupes égypto-syriennes en 1973. Entre 1967 et 1975, le canal de Suez est fermé à la circulation.

En 2015, le canal de Suez semble être une ressource dans la lutte contre le terrorisme. Selon les discours de al-Sissi, le développement économique permettrait de lutter contre l’essor de groupes djihadistes dans le Sinaï. De plus, la mise en place d’autres ponts devrait permettre à l’armée de se déplacer plus rapidement vers le Sinaï en cas d’attaques terroristes. En 2013, un porte-conteneur a notamment été la cible d’une attaque terroriste.

Le canal de Suez constitue un « choke point », un passage décisif en matière de transports, notamment des matières pétrolières (Rodrigue, Notteboom, 2007), mais également un « check point » qui est fortement militarisé (Doceul, Tabarly, 2018).

Bibliographie :
DOCEUL C., TABARLY S., 2018, « Le canal de Suez, les nouvelles dimensions d’une voie de passage stratégique », Géoconfluences [en ligne], http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/oceans-et-mondialisation/corpus-documentaire/canal-de-suez-strategique (consulté le 13 avril 2018).
PIQUET C., 2009, Histoire du canal de Suez, Paris : Editions Perrin.
PIQUET C., 2016, « Le canal de Suez : une route stratégique au cœurs des conflits du Moyen-Orient au XXème siècle », Guerres mondiales et conflits contemporains, Vol. 2, n°262.
RODRIGUE J.-P., NOTTZBOOM T., 2017, « Strategic Maritime Passages », The Geography of Transport Systems [en ligne], https://transportgeography.org/?page_id=756 (consulté le 10 avril 2018).

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Les clés du Moyen-Orient:La place géopolitique de l’Iran des Qâdjârs au sein du Grand Jeu, 1800-1946 (1/2) Par Gabriel Malek

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La place géopolitique de l’Iran des Qâdjârs au sein du Grand Jeu, 1800-1946 (1/2)

Par Gabriel Malek

Pour mieux comprendre la politique que l’Iran déploie aujourd’hui au Moyen-Orient, il faut se replonger dans l’histoire contemporaine et moderne du pays. L’objectif de se constituer un accès à la Méditerranée, un réseau d’alliés chiites au Levant et une sorte de glacis défensif à l’Ouest ne peut être compris sans en référer à l’Histoire du pays.

Dès le début du XVIIIème siècle, la Perse est envahie par les puissances musulmanes comme l’Empire ottoman ou encore les Afghans, ce qui entraîne la chute des Safavides en mars 1722 lors de la prise d’Ispahan. Cependant, on ne peut faire une lecture du XVIIIème siècle iranien seulement au regard de la lutte inter-orientale qui y a eu lieu. En effet, l’action des puissances occidentales en Perse a été un facteur de déstabilisation du pouvoir cardinal. La Russie sous la conduite de Pierre le Grand mène en 1722 une campagne militaire victorieuse dans le Caucase iranien, en profitant du vite de pouvoir laissé par l’effondrement des Safavides (1). Sans pour autant intervenir militairement, la stratégie commerciale britannique se concentre sur la monopolisation de la route des Indes, ce qui relègue la Perse et ses villes commerciales comme Tabriz à un rôle de second plan au tournant entre le XVIIème et XVIIIème siècle. Ainsi, l’impérialisme occidental politique et économique est ancien en Perse, en raison de la place géographique exceptionnelle de l’Iran, à la croisée des continents.

Si les interventions des grandes puissances occidentales en Perse marquent un temps d’arrêt jusqu’au XIXème siècle, le XVIIIème siècle est tout de même meurtrier pour l’Iran en proie à la guerre civile en dépit du bref règne de Nader Shah (1732-1747) qui impose un pouvoir central fort. Le début du XIXème siècle constitue un tournant pour l’Iran qui multiplie les contacts avec le monde extérieur et notamment avec l’Occident (2). L’intégration progressive de l’économie iranienne au commerce mondial s’accompagne alors d’un changement géopolitique radical pour l’Iran. En effet, la Perse devient l’objet d’une rivalité coloniale entre les grandes puissances. Parmi les pays impérialistes, deux s’affirment comme des acteurs majeurs en Asie centrale : la Russie et la Grande-Bretagne. Leur conflit politique, diplomatique, militaire et économique en Iran est nommé le Grand Jeu ou Great Game. Si la plupart des historiens s’accordent sur le début du XIXème siècle comme celui du Grand Jeu, la date de la fin de cet affrontement colonial est plus compliquée à définir. Nous délimiterons notre étude par la crise irano-soviétique (1945-1946) qui en constitue donc la clôture. En effet, après la Seconde Guerre mondiale, l’influence américaine grandissante en Iran témoigne d’une nouvelle ère géopolitique dans la région qui ne saurait se placer dans la continuité historique du Grand Jeu.

Nous allons donc tenter dans cet article d’analyser les grandes lignes de cette lutte d’influence impérialiste au sein de l’Asie centrale et en particulier en Iran entre le début du XIXème siècle et 1946. Quelles sont les modalités du Grand Jeu en Iran entre les deux puissances impérialistes occidentales ?

Les relations de l’Iran avec la Russie et la Grande-Bretagne pouvant être divisées en plusieurs périodes distinctes (3), nous allons suivre un plan chronologique pour notre étude. Tout d’abord, nous étudierons la première phase du Grand Jeu qui se caractérise par une prédominance de la Russie qui profite de sa proximité géographique et culturelle avec l’Iran (1800-1857). Ensuite, nous nous concentrerons sur le paroxysme du Grand Jeu où des stratégies impérialistes différenciées entre les Britanniques et les Russes se mettent en place (1857-1917). Enfin, nous analyserons l’ultime temps de notre démonstration qui fait émerger la domination anglaise sur l’Iran avant la crise irano-soviétique, foudroyant dénouement du Grand Jeu (1917-1946).

I. Les prémisses du Grand Jeu rythmées par les incursions militaires et diplomatiques russes en Iran (1800-1857)

Parfois caractérisé de « ventre mou » en raison de l’absence de colonisation du territoire au début du XIXème siècle, l’Asie centrale et particulièrement l’Iran ont été l’objet à partir du début du XIXème d’un renforcement des prétentions coloniales, principalement anglaises et russes. La récente dynastie Qâdjâr fondée en 1786 règne sur l’ancien Empire perse très affaibli par un XVIIIème siècle troublé. En effet, les conflits sociaux, politiques et parfois religieux ont rythmé le XVIIIème siècle iranien, en dépit du bref interlude de Nader Shah qui reconquiert le territoire perse. Cependant, les Qâdjârs ont imposé leur autorité sur le pouvoir central depuis la nouvelle capitale Téhéran, petite bourgade préférée à l’Ispahan des Safavides. Mais la Perse reste une puissance commerciale moindre, la route des Indes étant monopolisée depuis la fin du XVIIème siècle par les Compagnies commerciales maritimes européennes contournant le territoire iranien par l’Océan Indien.

Au début du XIXème siècle, nous observons donc les premiers efforts des grandes puissances pour pénétrer en Iran (1800-1828). La France, l’Angleterre ainsi que la Russie cherchent à y pénétrer pour des raisons tant économiques que géopolitiques. Concernant la France (4), Napoléon Bonaparte tente de renforcer l’Iran pour se servir du pays comme allié stratégique et éventuellement de base militaire en cas de conflit contre la Russie ou l’Inde britannique. Mais suite au traité de Tilsit de Juillet 1807, Napoléon Bonaparte abandonne ses plans en l’Iran. Sa chute finale le 18 juin 1815 précipite la mainmise de la Russie sur la Perse. Cependant, la France reste un acteur majeur sur notre période en tant que puissance modératrice de la rivalité anglo-russe.

Les Britanniques tentent eux aussi une alliance avec l’Iran face à la Russie et à la France en 1811, mais l’absence de réciprocité dans l’accord mène au refus iranien. Encouragés par leur victoire au cours de la campagne de Russie napoléonienne de 1812, les Russes pour leur part forcent l’Iran à signer l’humiliante paix du Golestân (5). Selon l’article 4 du traité, le Tsar s’arroge le droit de reconnaître le nouveau Shah persan, ce qui montre le fort contrôle russe sur la politique de Téhéran. En 1826, les incursions russes de plus en plus fréquentes sur le territoire iranien poussent le Shah à déclarer le djehad mais la guerre russo-persane tourne vite à l’avantage russe. Le mot djehad induit une guerre sainte des mahométans face aux croyants d’autres religions, un moyen d’unir des minorités chiites mais non persanes à la cause étatique. Le traité du Turkmanchai du 21 février 1828 entraine la perte par l’Iran de ses territoires au Nord du fleuve Arras et marque le début de la prépondérance russe en Iran. Après s’être imposée en Iran par la force, la Russie entre dans une période de forte influence sur le pouvoir de Téhéran (1828-1857). En outre, la conquête des parties occidentales de l’Afghanistan en 1834 par la Russie marque une expansion russe importante en Asie centrale.

Face à cette évolution, les Britanniques craignent pour la protection de la route de l’Inde dont l’Afghanistan constitue la porte d’entrée. Ils poussent diplomatiquement pour obtenir un accord sécurisant avec la Russie en octobre 1841. La défaite cuisante de la Russie lors de la guerre de Crimée (1853-1856), permet à l’Angleterre de signer le traité anglo-iranien de Paris le 4 mars 1857. Cette date est un tournant dans la géopolitique iranienne car les Anglais peuvent désormais rivaliser avec les Russes en terme d’influence diplomatique à Téhéran.

Ainsi, dans le premier acte du Grand Jeu, nous avons observé la mainmise sur l’Iran Qâdjâr de la Russie, qui bénéficie de sa proximité géographique et culturelle. Cependant, la sanglante guerre de Crimée qui se solde par la déroute russe permet à la Grande-Bretagne d’avancer ses pions à Téhéran dans le domaine diplomatique.

Notes :
(1) LEMERCIER-QUELQUEJAY Chantal, Document inédit sur la campagne de Pierre le Grand au Caucase, Paris, Cahiers du monde russe et soviétique, volume 6, 1965, pages 139-142.
(2) DJALILI Mohammad-Reza et KELLNER Thierry, Histoire de l’Iran contemporain, Paris, La Découverte, 2010.
(3) KHADJENOURI M, L’évolution des relations extérieures de l’Iran du début du XIXème siècle à la Seconde Guerre mondiale, Paris, Centre d’études de Politique étrangère, volume 41, 1976, pages 127-148.
(4) Idem, page 127.
(5) RICHARD Yann, L’Iran de 1800 à nos jours, Paris, Flammarion, 2016, page 45

LE CONFLIT:Stratégie d’Empire : le cas byzantin (Empire Romain d’Orient)

            A la longévité remarquable, l’Empire Romain d’Orient fondé en 330, comme entité administrative distincte de l’Empire Romain d’Occident, survit un millénaire après la chute de Rome (476), jusqu’à la prise de la ville de Constantinople, la capitale, par les Ottomans. S’il n’a pas reçu la même attention que l’Empire Romain lui-même, de la part des historiens, son influence, entre Orient et Occident, perdure même après la défaite de l’Empire. Héritier de Rome sur le plan administratif et juridique, l’Empire byzantin est un État où le grec l’emporte très rapidement sur le latin au point de vue linguistique et culturel. Cet Empire constitue un cas important sur le plan de la stratégie, élaborée et mise en oeuvre par tout un ensemble de dynasties, qui, au gré des circonstances, garde une même tradition de gouvernement intérieur et de diplomatie extérieure. Alors que militairement parlant, l’Empire se trouve souvent en état d’infériorité, les différents empereurs usent principalement de la ruse pour s’imposer à leurs adversaires, dressant « barbares » contre « barbares ».

S’instaurent des relations bien définies entre les diverses populations et l’appareil administivo-judickaire, un système fiscal et un modèle d’armée et de marine précis qui les servent de siècles et siècles, quel que soient d’ailleurs les fortunes ou infortunes qui changent le tracé des frontières avec ses voisins.

C’est une stratégie défensive qui se met en oeuvre, soutenue par des réflexions menée par des stratèges de grande valeur, issus des diverses nationalités qui peuplent l’Empire, qui doivent lutter à la fois contre des ennemis extérieurs plus ou moins bien organisés, Avars, Sassanides, Goths, Turcs, Bugares, Slaves, Arabes, Mongols et contre des ennemis intérieurs. L’Empire doit face face autant à de nombreuses guerres qu’à des séditions internes. L’Empire byzantin – contrairement à la Chine qui grâce au nombre réussit à phagocyter ses conquérants – du fait de sa faiblesse démographique, joint à un affaiblissement monétaire et commercial (notamment face à Venise),  finit submergé par ses multiples ennemis (y compris les Croisés d’Occident…).

Un Empire qui se restructure sur de nouvelles bases

Rappelons que l’Empire byzantin est issu d’abord du partage du pouvoir impérial dans l’Empire Romain au IVe siècle entre deux empereurs, l’un régent désormais sur l’Orient (capitale Constantinople, anciennement Byzance), l’autre sur la partie occidentale (capitale Milan, puis Ravenne). C’est seulement plus tard que l’appellation « byzantin » se généralise pour l’Empire romain d’Orient. Les habitants de la partie orientale de l’Empire Romain se sente d’abord Romains comme ceux d’Occidentaux, avant que peu à peu les institutions, la nature des menaces, les différentes successions, la religion changent et se séparent de l’autre partie à l’Ouest. Cette séparation est déjà effective lorsque l’Empire Romain d’Occident cesse d’exister. Et même à ce moment, les empereurs en Orient, comme JUSTINIEN se considère toujours dépositaire de l’autorité à l’Ouest et tentent de reprendre aux différentes tribus germaniques les territoires perdus (en y parvenant seulement partiellement). Peu à peu, ces territoires là sont abandonnés ou reperdus, vues les différentes attaques subies sur les frontières, notamment à l’Est et au Sud. Les historiens établissent une coupure franche dans la périodicité, mais ce n’est que pure convention, les choses se dégradant constamment et progressivement pour l’Empire Romain. Pour faire face à ces menaces et au déclin territorial, les empereurs facilitent ou impulsent plusieurs grandes réformes militaires, politico-administratives, socio-culturelles et religieuses.

Ainsi, sur le plan militaire, la disparition de la partie occidentale de l’Empire romain (476-480) et celle des légions romaines, ainsi que les menaces permanentes sur leurs foncières amènent les Byzantins à se doter d’une armée et d’une marine puissantes, dont la tactique s’élabore de manière autonome dès le VIe siècle, ce qui leur permet de dominer la région jusqu’au XIIIe siècle.

Sur les plans politico-administratif et socio-culturel, le rapide retrait territorial sur l’Anatolie, largement hellénisé, durant le VIIe siècle opère de profonds changements au sein de l’Empire. Au début du VIIIe siècle, l’avènement de la dynastie isaurienne marque l’aboutissement de cette profonde mutation. Désormais, l’Etat romain passe, dans les faits comme dans les mentalités, d’un Empire universel à caractère latin à un Empire régional à caractère grec.

Sur le plan religieux, l’avènement des Isauriens marque la la fin des grandes querelles christologiques qui marquent l’Antiquité tardive. Le processus de « byzantinisation » de l’administration et de la société romaines se déroule par le biais d’une hellénisation et d’une christianisation des valeurs au sein de l’Empire. A l’époque des Isauriens éclate la première crise iconoclaste (737-787), plus une querelle politique que religieuse. La question des relations entre Empereur et l’Église est définitivement tranchées en 879 avec la distinction stricte entre le pouvoir temporel et spirituel, bien que l’empereur conserve un certain pouvoir de nomination dans la haute hiérarchie ecclésiastique.

 

Une ou plusieurs stratégies successives, ou des variantes de la même stratégie…

Des deux parties de l’Empire Romain, la partie orientale est certainement la plus vulnérable. C’est pourtant l’Empire d’Occident qui dépérit et disparut durant le Ve siècle. La raison essentielle, si l’on suit Edward LUTTWAK par exemple, pour laquelle l’Empire d’orient survécut si longtemps à l’Empire d’Occident tient à la capacité d’adaptation stratégique de ses gouvernants : leur puissance diminuée, ils surent inventer de nouvelles manières de tenir tête à leurs ennemis, anciens comme nouveaux. L’armée et la marine, ainsi que la bureaucratie chargée du recouvrement des impôts, qui jouait un rôle de premier plan en leur apportant à tous les deux les ressources nécessaires ainsi qu’à l’empereur et à tous les personnels officiels – sans compter son rôle de renseignement et de contrôle (même imparfait) des populations – ont sans doute connu de considérables changements au cours des siècles, mais la conduite globale des affaires stratégiques révèle une continuité bien déterminée ; à la différence de l’ancien Empire romain avant sa division, l’Empire byzantin s’appuyait moins sur la force militaire et davantage sur toutes les dormes imaginables de persuasion – qu’il s’agît de recruter des alliés, de dissuader des ennemis ou encore d’amener des ennemis potentiels à s’attaquer entre eux. De plus, quand ils devaient combattre, les Byzantins étaient moins enclins à détruire leurs ennemis qu’à les contenir, pour conserver leur propre  force intacte, mais aussi parce qu’ils savaient que leur ennemi d’aujourd’hui pourrait être leur allié de demain.

Il en alla ainsi, nous explique l’un des spécialistes les plus respectés à l’échelle internationale de la stratégie de l’Empire romain, au début du Ve siècle, lorsque le flot dévastateur des Huns conduit par Attila fut détourné avec un recours minimal à la force et maximal à la persuasion ; les Huns tournèrent leur offensive vers l’Ouest. Il en alla encore de même 800 ans plus tard : en 1282, lorsque le puissant Charles d’Anjou préparait une invasion, depuis l’Italie avec la claire intention de conquérir Constantinople, il se trouva soudain immobilisé par l’explosion d’une révolte qui embrasa la Sicile ; c’était le résultat heureux d’une conspiration impliquant l’empereur MICHEL VIII PALÉOLOGUE (1259-1282), le roi PIERRE III du lointain Aragon et le maître comploteur GIOVANNI DA PROCIDA.

L’Empire romain parvient ainsi à s’assurer sa survie, épique (et parfois scabreuse…) grâce à un succès sans équivalent dans le domaine de la stratégie. Cela ne peut être du seul ressort de batailles remportées sur le terrain – aucune suite de victoires heureuses ne peut en effet durer 8 siècles. En réalité, l’Empire subit de nombreuses défaites, certaines en apparence catastrophiques tout au long de son existence. Une très grande partie du territoire impérial se trouva plus d’une fois envahie. Constantinople elle-même dut subir plusieurs sièges depuis sa fondation en 330 jusqu’à sa prise désastreuse, en 1204, par les catholiques durant la quatrième croisade ; après quoi l’Empire se réduit au seul royaume des Grecs, qui expire sous les coups des Ottomans finalement en 1453.

Le succès de l’Empire byzantin dans le domaine de la stratégie est d’un autre ordre que n’importe quelle série de victoires ou de défaites tactiques : l’Empire se montre capable, en toutes circonstances, siècle après siècle, de se doter d’une capacité d’action hors de proportion avec sa seule force militaire, même en réunissant toutes ses troupes disponibles ; pour accroitre cette capacité, il mobilise l’ensemble des artifices de la persuasion et de sa supériorité dans le domaine de l’information. L’équilibre et la synergie entre la diplomatie et la force militaire est rendu possible par une certaine capacité à traiter les informations sur la présence d’ennemis sur des routes bien surveillées. Pas de bureaucratie de renseignement, inconcevable à l’époque, pas de traitement systématique de dossiers, que l’Empire ne sait d’ailleurs pas conserver de manière systématique, pas de cartes précises du monde connu non plus, car le monde romain n’est pas en mesure de concevoir l’espace sous une forme cartographique, mais un sens de l’observation supérieur à celui de ses ennemis, et une capacité de manipuler des étrangers bien moins informés.

L’entretien d’une force militaire régulière, et d’un réseau d’espions fidélisés n’est possible que par le maintien de deux dispositifs d’une importance essentielle issus d’ailleurs de l’Empire romain avant sa division : un système de collecte d’impôts d’une efficacité sans équivalent pour l’époque, doublé de méthodes de comptabilisation et de budgétisation efficientes et une instruction militaire systématique, permettant de former chaque nouvelle recrue et d’entretenir régulièrement les unités par l’exercice et les manoeuvres tactiques.

La stratégie byzantine ne s’invente pas dans toutes ses composantes dès le début. Ses éléments se constituent progressivement, sous la pression d’ennemis différents : les empereurs DÈCE (249-251), THÉDOSE II (408-150), JUSTINIEN (527-565), HÉRACLIUS, entre autres, savent utiliser le savoir militaire de leurs ennemis au profit de l’Empire. Cette stratégie peut remporter les succès que l’on connait grâce également à une révolution tactique : la cavalerie remplace l’infanterie comme pièce maitresse des forces terrestres, plus précisément, l’infanterie lourde des légions classiques sont remplacées par des unités mobiles de fantassins, tandis que la cavalerie est renforcée. Les cavaliers portent des armures renforcées, plus ou moins importantes et son capables aussi de se muer en archers montés. Les armes de jet sont favorisées et les corps à corps en bataille rangée souvent évités. Seul élément conservé de l’ancienne armée romaine, tout l’ensemble qui sert à la guerre de siège, d’ailleurs perfectionné de siècle en siècle. Tant la guerre de siège que la guerre à distance (maniement des armes de jet, des flèches aux lances) exigent toutefois un entrainement constant et des troupes aguerries. L’archerie montée est un art très exigeant et aussi très périssable, aussi les périodes qui voient l’armée byzantine incapable d’assurer un entrainement régulier et intensif sont des périodes de recul de l’Empire. Et comme l’Empire se réduit peu à peu territorialement, de moins en moins de ressources humaines peuvent être captées pour l’enrôlement et l’entrainement. Il arrive à un moment où il perd cet avantage tactique.

On ne peut dresser un tableau d’ensemble de l’Empire sans discuter aussi de l’impact important de la Grande Peste, qui frappe de plein fouet, plus que les autres contrées, ses territoires, en plein développement stratégique de l’empereur JUSTINIEN, qui non seulement met fin à son espoir de reconstitution de l’Empire romain dans son ensemble, mais obère grandement toutes ses capacités économiques pour un temps long. (LUTTWAK)

 

Une série de penseurs stratégiques

Contrairement, semble-t-il, aux Romains d’Occident, les Byzantins ont écrit de nombreux traités sur les institutions militaires, dans lesquels la dimension stratégique est parfois effleurée, même si la conduite du combat est le souci prédominant. Les premiers recueils notables datent du Ve siècle. Le Pero strategikes (De re strategica) anonyme « offre un plan complet, quoique très schématique, de la science militaire. Si le premier écrit rencontré se rattache à la tradition des tacticiens antérieurs, les oeuvres qui suivent dégagent quelques nouveautés, montrent un travail qui ne se limite pas à copier ou à adapter » (Alphonse DAIN, Les stratégistes byzantins).

Malheureusement, les pertes sont considérables. Parmi des références multiples, on relève des traités d’ingénieurs et d’innombrables paraphrases et adaptations. Le genre est suffisamment noble pour que même des empereurs s’y adonnent, ou plutôt qu’on leur attribue la paternité de traités célèbres : l’empereur MAURICE patronne ainsi le Strategicon (qui fait de larges emprunts à ONOSANDER) au début du VIIe siècle. Les philologues discutent furieusement entre eux sur les attribution de tels ou tels écrits. L’empereur LÉON LE PHILOSOPHE des Constitutions tactiques (qui incluent une Naumachie) au début du Xe siècle précède l’empereur NICÉPHORE PHOKAS qui inspire un traité de tactique (De re militari) et un traité sur la guérilla (De Validations) vers la même époque.

C’est à cette époque que s’arrête la lignée des tacticiens « au moment où se confirme l’apparition d’une aristocratie militaire, comme si les problèmes de la guerre étaient devenus des problèmes familiaux, moraux, à traiter entre soi » (Gilbert DRAGON, « Ceux d’en face », Les peuples étrangers dans les traités militaires byzantins, Travaux et mémoires, 1980). Les travaux qui suivent ne sont plus que des compilations. La principale est celle de NICÉPHORE OURANOS, dont la Tactique comporte 178 chapitres.

Toute cette littérature, à laquelle travaille sans doute au long des siècles de multiples copistes à l’intention des divers chefs militaire, n’est aujourd’hui étudiée que par des philologues, uniquement soucieux de la reconstitution des textes, leurs exégèse reste à faire. La collection de stratagèmes reste le genre dominant. La Tactique de NICÉPHORE OURANOS insiste sur l’usage des espions, le choix du terrain, les ordres de marche et de combat… Les auteurs recommandent de s’adapter à l’ennemi, sur lequel les commentaires ne sont toujours flatteurs. NICÉPHORE PHOKAS se moque des Occidentaux, notamment des Francs : « Leur dieu, c’est leur ventre, leur audace la goinfrerie, leur courage la soûlerie » (voir les travaux de J.A. de FOUCAULT).

La littérature est sans doute à l’époque autant abondante en matière de forces terrestres que de pensée navale. BYZANCE est à cet égard l’héritière à la fois des Romains et des Grecs. Ses tacticiens, actifs du Ve au Xe siècle, consacrent une partie de leurs écrits à l’art naval, à la naumachie. La première Naumachia date du Ve ou Vie siècle, l’exégèse contemporaine l’attribue à SYRIANOS, auteur qui semble avoir été assez connu ; il traite tant des préparatifs que des dispositions en vue de l’ordre de bataille. L’empereur LÉON VI a écrit (inspiré), au début du Xe siècle, un volumineux traité, les Constitutions tactiques (également connues sous le titre d’Institutions militaires), dont la dernière (ou l’avant-dernière selon les éditions) partie est consacrée au combat sur mer. Tous les textes navals byzantins sont ensuite réunis dans un corpus, dit ambrosien (Alphonse DAIN). (COUTEAU-BÉGARIE)

 

Le « code opérationnel » byzantin

Reprenant leur forme d’expression favorite, vives injonctions et conseils avunculaires assez directifs, Edward LUTTWAK, au bout de son étude sur La grande stratégie des Byzantins, décrit en 7 points le « code opérationnel » de l’Empire Romain d’Orient.

1 – Évitez la guerre par tous les moyens possibles dans touts les circonstances possibles, mais agissez toujours comme si elle pouvait commencer à tout moment. Entrainez à la fois les recrues individuelles et les formations complètes d’une manière intense, exercez les unités les unes contre les autres, préparez les armes et les approvisionnements pour être en situation de pouvoir livrer bataille à tout moment – mais ne vous précipitez pas au combat. Le but ultime que l’on doit se fixer en se préparant du mieux possible au combat est de renforcer la probabilité de ne pas être content de combattre du tout.

2 – Rassemblez toute l’information possible sur l’ennemi et sa mentalité, et ne cessez jamais de surveiller ses mouvements. Patrouiller et sonder l’ennemi par des actions de reconnaissance menées avec des unités de cavalerie légère constituent toujours des opérations nécessaires, mais non suffisantes. Vous devez disposer d’espions à l’intérieur du territoire ennemi pour qu’ils vous avertissent très tôt des menaces de guerre, ou tout au moins vous informent de préparatifs de guerre et vous aident ainsi à deviner les intentions de l’ennemi. Entre la reconnaissance menée par des unités de combat et l’espionnage en tenue civile, l’approche moyenne de la collecte du renseignement est souvent la plus productives : les éclaireurs clandestins (c’est-à-dire dissimulés dans la nature), chargés d’observer de manière passive et de revenir au rapport. Les efforts déployés pour surveiller l’ennemi par des éclaireurs et interdire à l’ennemi l’utilisation de ses propres éclaireurs sont rarement des efforts gaspillés.

3 – Faites campagne avec vigueur, à l’offensive comme à la défensive, mais attaquez, surtout, avec de petites unités ; mettez l’accent sur les patrouilles, les raids et les escarmouches plutôt que sur les attaques mobilisant tous vos moyens. Évitez la bataille, et tout particulièrement la bataille sur grande échelle, sauf circonstances très favorables – et même en ces circonstances, évitez-la si possible, à moins que l’ennemi ne soit d’une manière ou une d’autre tombé dans une situation d’infériorité complète ou que sa flotte n’ait été sérieusement endommagée par des tempêtes.

4 – Remplacez la bataille d’attrition par la « non-bataille » de la manoeuvre. Sur la défensive ; au lieu de les affronter, conservez une distance rapprochée avec les armées d’invasion,  rester juste au-delà de la portée de leurs armes pour fondre aussi vite que possible en situation de supériorité numérique sur les détachements, les trains de bagages et les bandes isolées occupées au pillage. Préparez des embuscades sur grande et petite échelle le long du chemin emprunté par les forces ennemies et attirez-les dans des embuscades par des retraites simulées. A l »offensive, montez des opérations de raid ou, mieux encore, de test pour sonder l’ennemi avec retraite immédiate si elles rencontrent une solide résistance. Appuyez-vous sur une activité constante, même si chacune de vos actions se déroule sur petite échelle, pour démoraliser et affaiblir matériellement l’ennemi avec le temps.

5 – Efforcez-vous de terminer les guerres avec succès en recrutant des alliés dont l’intervention puisse modifier en votre faveur la balance globale de la puissance entre les parties. La diplomatie est par conséquent encore plus importante pendant la guerre qu’en période de paix – les Byzantins n’auraient jamais fait leur aphorisme absurde disant que « lorsque les canons parlent, les diplomates doivent se taire », et d’ailleurs, dans les faits, la diplomatie continue toujours pendant la guerre. Dans le recrutement d’alliés pour attaquer l’ennemi, les recrues les plus utiles sont ses propres alliés, parce qu’ils offrent l’avantage de leur proximité et de leur connaissance sans égale des manières de combattre les forces de l’ennemi. les commandements ennemis que l’on a réussi à faire cha,fer de camp par des opérations de subversion, pour qu’ils servent les intérêts de l’Empire, sont des alliés encore meilleurs, et l’on trouverait les meilleurs de tous à la cour même de l’ennemi, voire au sein de sa famille. Mais il faut recruter même des alliés périphériques dont l’aide potentielle reste limitée, même si cela se révèle possible.

6 – La subversion est la meilleure voie vers la victoire. Son coût est tellement faible, en comparaison des coûts et des risques d’une bataille, qu’il est indispensable de toujours la tenter, même avec des cibles les moins prometteuses en raison de leur profonde hostilité ou de leur ardeur religieuse. Quand il fait face à une offensive du jihad imminente, il est conseillé au strategos  de se comporter en ami des émirs qui tiennent les châteurs forts des frontières, en leur envoyant des « paniers de cadeaux ». Nulle exception à prévoir pour les fanatiques bien connus : dès le Xe siècle, les Byzantins s’étaient rendus compte que les fanatiques religieux peuvent aussi se laisser corrompre, et souvent même avec davantage de facilité que les autres – ils ne manquent pas de créativité, en effet, quand il s’agit d’inventer des justifications religieuses pour se laisser corrompre…

7 – Lorsque la diplomatie et la subversion ne suffisent pas et que le combat est inévitable, on doit le livrer avec des tactiques et méthodes opérationnelles « relationnelles » qui contournent les points forts les plus marqués de l’ennemi et exploitent ses faiblesses. Pour éviter de consumer les principales forces de combat, il peut se révéler nécessaire d’éroder patiemment le moral et les capacités matérielles de l’ennemi. Cela peut exiger un temps très long. Mais il n’y a aucune urgence : dès qu’un ennemi disparait, en effet, on peut être certain qu’un autre prendra sa place car tout est soumis à un changement continuel avec la grandeur et la décadence des souverain et des nations. Seul l’Empire est éternel.

Ce qu’il fait avoir en tête, c’est que les armées d’alors ne sont pas uniformes comme celles des temps contemporains, l’addition d’éléments hétéroclites sur le terrain, provenant de nations différentes est chose courante, ce qui fait que le ralliement d’ennemis peut se traduire assez vite par l’accroissement des forces à disposition… Seul un « noyau dur » des armées de l’Empire, celui qui provient d’un entrainement et d’une expérience constante, reste nécessaire pour l’emporter, car il est à la fois pour les nouvelles forces gage de puissance et de prestige et pour l’ensemble de l’armée une garantie d’efficacité. Par ailleurs, ce code impérial, et LUTTWAK en convient dans une note, s’élabore peu à peu et n’existe pas entièrement dès l’avènement de l’Empire. Mais les Byzantins apprennent et apprennent relativement vite, guerre après guerre (ils en ont de tellement nombreuses…) et des générations d’ingénieurs et de chefs militaires, surtout à partir du moment où se forme une aristocratie militaire, accumulent ces expériences, dotés de plus de systèmes de conservation des savoirs, bien supérieur – bien qu’ils ne puissent évidemment pas rivaliser avec nos moyens modernes – à celui de leurs voisins, alliés ou ennemis…

 

Edward LUTTWAK, La grande stratégie de l’empire byzantin, Odile Jacob, 2010. Hervé COUTEAU-BÉGARIE, Traité de stratégie, Economica/ISC, 2002

atelierpaulfabra.org : bibliographie de Paul Fabra

Paul Fabra

Paul Fabra    Paul Fabra, né le 21 décembre 1927, licencié en droit et diplômé de l´Institut d´études politiques de Paris, a commencé sa carrière de journaliste à l´hebdomadaire L´Entreprise (1953) et à La Vie française (1954-61). Il l’a continuée au quotidien Le Monde (1961-93). Responsable du supplément hebdomadaire Le Monde de l´économie (1967-84). Collaborateur de différentes revues françaises et étrangères, et notamment du Wall Street Journal. Éditorialiste, rattaché à la rédaction en chef du journal Le Monde (1984-93). Chroniqueur au journal Les Echos (1993-2009), Paul Fabra a reçu le prix Jacques Rueff (1979) et été fait Chevalier de la Légion d’honneur (1985).

La chronique de Paul Fabra

Paul Fabra a publié en mars 1985 sa première chronique hebdomadaire dans Le Monde puis, à partir d’avril 1993, Les Echos. La dernière de ces chroniques régulières dans ce dernier journal est parue le 8 décembre 2009.

Les plus récentes de ces chroniques se trouvent sur le présent site dans sa Revue d’économie objective, parmi d’autres articles.

Livres publiés

La littérature en Suisse romande , Ruth Gantert

La littérature en Suisse romande , Ruth Gantert

1
La littérature en Suisse romande phsg, Ruth Gantert
Jean-Jacques Rousseau
(1712-1778)
par Maurice Quentin de
La Tour, 1753
Rodolphe Töpffer
(1799-1846)
Autoportrait
Charles Ferdinand Ramuz
(1878-1947)
tableau du peintre René
Auberjonois
Blaise Cendrars
(1887-1961)
vu par Amedeo
Modigliani, 1917
Jacques Chessex
(*1934)
Mme de Staël
(1766-1817)
Portrait par Gérard
S. Corinna Bille
(1912-1979)
Yvette Z’Graggen
(*1920)
Agota Kristof
(*1935)
Anne-Lise Grobéty
(*1949)
1. La littérature romande existe-t-elle?
« On ne peut pas parler d’une littérature romande, parce qu’une littérature se définit par la langue
dans laquelle elle est écrite. Or, il n’y a pas de langue romande et il n’y en a jamais eu. Ainsi, donc, le
terme de « littérature romande », même si on en fait un emploi assez souvent, n’a aucune
signification. »
Jacques Mercanton, écrivain suisse (1910-1998), cité par David Bevan (Ecrivains d’aujourd’hui. La
littérature romande en vingt entretiens, Lausanne, Editions 24 heures 1986, p. 133).
« La Suisse romande est une langue. C’est le pays où l’on parle un français un peu bizarre, très
proche du français standard, mais enrichi de mots et d’expressions locaux, et prononcé avec un
accent qui constitue un signe d’appartenance qui ne trompe pas. Ses habitants cultivent et détestent
cette manière de parler, mais elle est là, et donne aux rapports sociaux une teinte reconnaissable
entre toutes. Lenteur de l’expression, goût pour l’analyse fouillée et pour la solidité de la construction
– dilection qui se retrouve jusque dans l’architecture et la plomberie – manque d’appétence pour les
jeux rhétoriques : ces traits sont certes en voie d’effacement, du moins en milieu urbain, mais ils
demeurent présents, consciemment ou non, dans les modèles de formation et les systèmes de
valeur.
2
La Suisse romande est un paysage. Vignes, bleu du ciel et du lac chez Ramuz, sentiers et
fragrances montagnardes chez Chappaz, on n’échappe pas à cette présence. Le paysage a partie
liée avec l’identité du pays. Il en a été un élément constitutif au dix-huitième siècle, il en est devenu
une composante économique majeure avec le tourisme. Le sentiment esthétique du beau, chez la
plupart des Suisses romands, s’enracine dans la contemplation de la nature, comme chez leurs
compatriotes germaniques, plutôt qu’il ne se forme au contact des ouvrages de la culture, comme
chez leurs voisins français.
La Suisse romande est un art de vivre. Pas de grands centres urbains, pas de grands espaces
sauvages. En politique, pas de révolutions et beaucoup de concertation. Des conflits sociaux brefs,
ponctuels et courtois. Juste milieu et tranquillité. Une vie sociale qu’il faut bien dire paisible, et que
beaucoup de visiteurs ont jugé ennuyeuse. Par rapport à la Suisse allemande, il demeure néanmoins
convenu que les Romands sont des latins, et que comme tels ils accordent moins de place au travail
et plus au plaisir. La tranquillité s’accompagne d’une douceur de vivre qu’un niveau de revenu élevé
et une disposition innée à la discrétion rendent moins visible, mais plus facile et plus générale
qu’ailleurs. »
Denis Bertholet, Suisse romande, terre du livre, ASDEL 2006, p. 9-10.
« Lorsque nous ouvrons les livres des écrivains de la Suisse romande, gardons en mémoire deux
faits. Le premier vaut aussi pour la Wallonie et le Québec. Le français est la langue des Romands, la
seule, à part quelques patois de fonds des vallées. Tous les auteurs français, y compris les Suisses
tels Rousseau, Constant, Madame de Staël ou Cendrars que la France s’est adjugés, sont aussi leurs
auteurs. La culture française leur est consubstantielle. Seulement, il y a le second fait, qui peut
troubler un Français de France : la Suisse est une alliance de petits pays. Même dans le périmètre
francophone, où vit un peu plus d’un million d’habitants, la diversité étonne. L’éparpillement et
souvent la solitude des créateurs peuvent donner une trompeuse impression de pauvreté. En vérité,
une attitude non française, et qu’on ne qualifiera pas trop vite d’helvétique, car nous la retrouvons en
Italie, amène de grands écrivains à se persuader qu’ils parviendront à s’accomplir en demeurant au
lieu des origines. »
Bertil Galland, « Littérature suisse romande », Encyclopaedia Universalis, htpp://www.universalis.fr
« Elle est aussi diverse que son terroir. Aussi diverse que nos rues, qui sont bigarrées. Ce matin, j’ai
reçu deux manuscrits d’auteurs africains. C’est à l’image de la rue. On peut être romand et universel.
Mais la littérature romande représente une catégorie particulière de la littérature française. La France
aurait tout intérêt à se décentraliser, à s’enrichir de la francophonie: qu’elle soit belge, canadienne ou
africaine. Plutôt que de cultiver la nostalgie monarchique. C’est toute la problématique de l’avenir de
la France et de la langue française. À l’Académie française, il devrait y avoir un Marocain et un
Romand. Plutôt qu’un président déchu… Le choix de Giscard est un choix moribond. Jacques
Chessex, Tahar Ben Jelloun et Maurice Chappaz sont cent fois plus riches! »
Michel Moret, éditeur (Editions de L’Aire), interview donnée à La Gruyère, 2004
http://www.lagruyere.ch/archives/2004/04.01.17/magazine.htm
« Ramuz appelait la Suisse romande ‘une province qui n’en est pas une’. Il voulait dire par là que la
Suisse romande fait au fond partie de la France, dont elle est proche par sa langue et par sa culture,
mais qu’elle appartient politiquement à un autre Etat, c’est-à-dire la Suisse. Cette situation
intermédiaire se reflète bien dans l’expression ‘Suisse française’ qu’on emploie parfois pour désigner
la partie occidentale de la Suisse.
La Suisse romande se compose de six cantons – sur les vingt-six que comporte le pays –
partiellement ou entièrement francophones : Fribourg, Valais, Vaud, Genève, Neuchâtel et Jura. Les
différences sont nombreuses entre ces six cantons : divergences sociales, économiques, politiques,
3
confessionnelles. Comment comparer Genève, cité cosmopolite, et le Valais, canton composé d’un
grand nombre de vallées parfois très isolées ? Même à l’intérieur d’un canton, les différences peuvent
paraître presque insurmontables : entre le ‘haut’ et le ‘bas’ neuchâtelois, progressiste l’un,
conservateur l’autre, ou entre la calme campagne vaudoise – le Jorat, le Gros-de-Vaud – et la ville de
Lausanne qui est devenue un centre urbain, culturellement aussi important que Genève.
Il est donc difficile de discerner l’unité culturelle de cette Suisse romande, faite de contrastes et
d’oppositions. Pourtant, il serait tout aussi difficile de nier l’existence de la Suisse romande ainsi que
celle d’une littérature romande qui possède une tonalité propre, un caractère et une histoire
spécifiques. »
Gérald Froidevaux, Ecrivains de Suisse romande, Klett et Balmer 1994, p. 7)
2. Eléments d’une histoire de la littérature en Suisse romande
Moyen Age et Renaissance : Les manifestations littéraires dans la région de la Suisse romande
sont fortement marquées par la culture française (avec le troubadour Oton de Grandson et la
chanson de geste « Roman de Fierabras, le Géant » de Bagnyon).
La Réforme (XVIe siècle) : Jean Calvin (1509-1564) s’établit à Genève et fonde des académies et
des écoles protestantes. Le calvinisme exerce une grande influence sur le développement culturel
de la région : les thèmes moraux et religieux s’imposent ; la visée pédagogique et didactique et
l’auto-analyse prennent une grande importance. La prédilection des auteurs romands pour le genre
autobiographique est souvent ramenée à l’influence du calvinisme.
Le XVIIe siècle : Le classicisme français ne s’impose pas en Suisse romande, où la visée
théologique et didactique continue à dominer. Après la révocation de l’édit de Nantes, beaucoup de
huguenots viennent s’établir en Suisse, ce qui enrichit la culture des régions protestantes, mais
conduit aussi à des manifestations xénophobes.
4
Le XVIIIe siècle : La Suisse romande se défend contre l’influence de la France et se rapproche de
la Suisse alémanique. Sous la République et l’Empire, l’unité politique de la Suisse ne fait plus de
doute, mais l’unité culturelle reste à établir. Le mythe d’une Arcadie helvétique alpestre obtient une
dimension internationale avec l’oeuvre de Jean-Jacques Rousseau, qui exalte la nature et pratique
l’introspection. Bien que Rousseau se réclame de la Suisse et se considère « citoyen genevois »,
les Français l’adoptent comme un de leurs auteurs. Dans le cercle de Madame de Staël à Coppet,
l’échange culturel entre la France et la Suisse enrichit le romantisme européen, mais après la
Révolution française, la Suisse romande se replie sur ses particularités régionales et tend à
s’isoler.
Le XIXe siècle : Une littérature nationale francophone commence à se former, avec l’évocation
insistante du mythe de l’unité helvétique. Rodolphe Töpffer prône un art national, utile par sa
dimension morale et sociale. Il fait la satire de la société genevoise dans des histoires illustrées par
des dessins humoristiques – c’est la naissance de la bande dessinée ! En s’appuyant sur les
traditions de la culture populaire et régionale, les auteurs romands essaient de s’opposer au
modèle culturel parisien.
Le XXe siècle : Tandis que les uns (Alexandre et Charles-Albert Cingria, Charles Ferdinand
Ramuz) prônent un retour aux origines latines et catholiques, d’autres (Robert de Traz et
Gonzague de Reynold) se réclament de la culture helvétique basée sur le protestantisme. La
tension entre l’acculturation en France et la recherche d’une identité nationale persiste : Blaise
Cendrars devient citoyen français et renie son origine suisse, alors que Ramuz retourne dans le
canton de Vaud et se veut « écrivain vaudois de langue française ».
La littérature romande contemporaine: La grande diversité des voix témoigne d’une nouvelle
assurance des auteurs romands, qui se démarquent souvent par rapport aux deux cultures de la
France et de la Suisse alémanique. Mais la question d’une « identité romande » fait place à la
conscience de l’individualité de chaque auteur et du caractère hétérogène de la culture qui
accueille aussi des auteurs immigrés d’autres pays comme Agota Kristof (Hongroise) ou Marius
Daniel Popescu (Roumain).
Alexandre Calame, Paysage suisse, 1830
5
3. La vie littéraire en Suisse romande
« Il y a un peu plus de cent ans qu’on parle couramment de ‘littérature romande’ à propos de la
littérature francophone de la Suisse. Un des premiers ouvrages sur la littérature suisse de langue
française, écrit par Henri-Frédéric Amiel, est intitulé Du mouvement littéraire dans la Suisse
romande. Ce n’est que dans les dernier tiers du XIXe siècle que l’adjectif romand devient courant
pour désigner ce qui est propre à la partie francophone de la Suisse. Peu avant la fin du siècle
paraissent en même temps deux grands tableaux de la littérature suisse francophone. L’un est
l’Histoire littéraire de la Suisse française de Philippe Godet (1890) ; l’autre l’Histoire littéraire de la
Suisse romande de Virgile Rossel (1889-1891). Ce qui distingue à première vue ces deux
ouvrages est surtout le titre. Différence minime, mais significative : elle prouve qu’on est seulement
en train de prendre conscience de l’autonomie de la littérature romande.
A ce moment-là, il s’agit encore d’une autonomie très relative. La vie intellectuelle en Suisse
romande reste fortement influencée par la France. Pour un futur écrivain ou critique, un séjour de
quelques années à Paris paraît indispensable : c’est à Paris qu’il faut s’imposer ; c’est ici que se
trouvent les critiques influents, les éditeurs renommés, les jurys, les grandes revues. Beaucoup
d’écrivains romands sont allés à Paris et y ont fait carrière comme le romancier vaudois Edouard
Rod (1857-1910).
Edouard Rod pensait que la Suisse romande était trop petite pour qu’il existe une littérature
romande autonome. Selon lui, il y avait des écrivains romands, mais pas de littérature romande,
tout comme il y a des bateaux suisses sans qu’il existe pour autant une marine suisse.
Mais au début du XXe siècle naît en Suisse romande un groupe d’écrivains et de peintres qui
veulent créer une expression authentiquement romande et qui refusent les modèles parisiens. Ce
groupe, dont ont fait partie C. F. Ramuz, Gonzague de Reynold et beaucoup d’autres, s’est
organisé autour d’une petite revue, La Voile latine. Elle n’a existé que pendant cinq ans, de 1904 à
1909, mais elle est la première dans une impressionnante série de revues littéraires romandes.
Les revues ont une importance considérable pour la littérature romande, tout au long du XXe
siècle. Comme la Suisse romande ne possède pas de capitale – ou en possède plusieurs –, les
écrivains sont parfois très éloignés l’un de l’autre, géographiquement et intellectuellement. Les
revues permettent de remplir ce vide causé par l’absence de centre. À travers elles, un écrivain
peut rester en contact avec d’autres qui travaillent dans le même domaine. C’est pourquoi la
Suisse romande a vu apparaître un grand nombre de revues littéraires.
Peu après la disparition de La Voile latine, une autre revue rassemble la plupart des jeunes
écrivains romands : les Cahiers vaudois (1914-1919). L’esprit innovateur de cette revue a
longtemps dominé la vie intellectuelle de la Suisse romande. La revue Cahiers vaudois a formé
pendant six ans le lieu d’une créativité très riche et très variée. C’était une revue d’avant-garde
dans laquelle s’exprimaient les écrivains et artistes romands les plus non-conformistes de
l’époque ; mais il s’agissait aussi d’une entreprise d’édition qui publiait des livres entiers. Enfin, les
Cahiers vaudois organisaient des conférences, des expositions et d’autres activités culturelles.
L’influence de cette revue et du groupe qui l’animait s’est fait ressentir jusqu’aux années de la
Deuxième Guerre mondiale.
Après la guerre, la situation avait entièrement changé. La Suisse avait vécu une existence
insulaire au milieu d’une Europe occupée. Beaucoup de poètes et d’artistes souffraient d’un
sentiment d’isolement qu’Yves Velan a décrit dans l’éditorial de la revue Rencontre. Les écrivains
de la génération Rencontre ont essayé de vaincre cette solitude, d’ouvrir la Suisse romande sur le
monde. Ils se sont intéressés aux problèmes politiques et sociaux ; ils ont fait découvrir aux
Romands les grands écrivains contemporains de Suisse alémanique et de l’étranger.
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La revue Rencontre n’a pas existé bien longtemps, mais elle a fait connaître – ou même naître –
des écrivains dont la renommée a rapidement dépassé les frontières de la Suisse romande, tels
que Georges Borgeaud, Jean-Pierre Monnier, Maurice Chappaz ou le poète Philippe Jaccottet.
Il faut enfin mentionner une quatrième revue littéraire qui, elle aussi, a permis à de nombreux
jeunes écrivains de s’exprimer et de se faire connaître : Ecriture. Fondée en 1964 par Jacques
Chessex et Bertil Galland, Ecriture continue depuis plus de vingt-cinq à publier des textes inédits
d’écrivains célèbres ou d’autres (encore) peu connus par le grand public. Rares sont les écrivains
romands n’ayant jamais rien fait paraître dans cette très belle revue qui se trouve depuis des
années au centre de la vie littéraire romande. »
Gérald Froidevaux, Ecrivains de Suisse romande, Klett et Balmer 1994, pp. 7-9.
Ecriture a cessé de paraître en 2005. De nombreuses autres revues littéraires paraissent
actuellement en Suisse romande, telles Etudes de Lettres (Université de Lausanne), ou
Feuxcroisés, revue à laquelle succède Viceversa qui paraît chaque année en français, en allemand
et en italien. Viceversa propose des dossiers thématiques et présente des auteurs des quatre
régions linguistiques de la Suisse. Certains de ces dossiers sont aussi disponibles sur Internet :
consulter l’excellent site http://www.culturactif.ch
4. Quelques thématiques de la littérature romande
4. 1. Pays, paysages
« La plupart des écrivains romands sont des gens attachés à leur pays, à leur terre, à l’endroit où
ils vivent. C’est pourquoi ils ont souvent décrit des paysages caractéristiques de la Suisse
romande : les montagnes du Valais, les vignobles du lac Léman, les plateaux jurassiens. Mais le
rapport que les écrivains entretiennent avec leur pays est à l’opposé d’un sentimentalisme
folklorique. Bien qu’ils parlent souvent de leur ‘pays’, ils ne sont pas des écrivains régionalistes.
Pour eux, le ‘pays’ représente beaucoup plus qu’un paysage : c’est le lieu – ville ou campagne – où
on a ses racines, c’est une partie acceptée ou refusée. Il est peut-être difficile de se sentir
Romand, puisque la Suisse romande n’est ni une nation ni même une région bien définie. Pour les
écrivains romands, écrire sur leur ‘pays’, c’est toujours parler en même temps de leur identité
problématique. » Gérald Froidevaux, Ecrivains de Suisse romande, Klett et Balmer 1994, p. 11)
4. 2. Intimité et introspection
Depuis Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, les genres de l’autobiographie (ou de
l’autofiction) et du journal intime s’affirment tout particulièrement en Suisse romande. Dans un
monumental journal (17’000 pages !), le professeur genevois Henri Frédéric Amiel (1821-1881)
analyse tous les jours les mouvements de son âme et décrit avec une grande sincérité et un sens
acéré de l’autocritique son irrésolution, sa timidité, son dégoût de l’existence.
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4. 3. Tradition religieuse et culture populaire
La religion joue souvent un grand rôle dans la littérature romande, que ce soit dans les cantons à
majorité catholique (Valais, Fribourg, Jura) ou dans les cantons réformés (Genève, Neuchâtel,
Vaud), lesquels constituent d’ailleurs le plus important territoire francophone protestant du monde.
Les principes sévères du calvinisme ont fortement influencé la culture romande et leurs
répercussions se font sentir jusque dans les textes contemporains. Le personnage du pasteur et la
description des rites religieux ont un rôle important dans beaucoup de romans. Cependant, au
calendrier ecclésiastique s’oppose le cycle des saisons, à la tradition religieuse patriarcale la
culture populaire avec ses contes, ses coutumes et ses superstitions.
4. 4. L’identité suisse
Doublement en position marginale – par rapport à l’hégémonie de la France et en tant que minorité
dans leur propre pays, les écrivains romands se penchent sur le rapport entre l’Europe et la Suisse
et jettent un regard critique sur la situation sociale, politique et culturelle de leur pays. C’est en
particulier pendant les deux guerres mondiales que les auteurs romands sont partagés entre
l’engagement dans un camp français et la neutralité liée à leur identité nationale.
Gonzague de Reynold (1880-1970) est parmi les fondateurs de la « Nouvelle Société Helvétique »
en 1914. Conservateur et catholique, il défend une conception élitiste et nationaliste de la Suisse.
Denis de Rougemont (1906-1985) définit le rôle de la Suisse dans le concept de la « neutralité
active » : il s’agit de défendre le grand principe fédéraliste et d’en faire un modèle pour une Europe
future.
4. 5. Les voyages
La Suisse a longtemps été un pays d’émigration. En français, un « suisse » est un portier, un
concierge ou un employé chargé de la garde d’une église, en raison de son costume qui rappelle
l’uniforme des mercenaires suisses, soldats au service d’un gouvernement étranger. Outre les
contraintes économiques, c’est « l’étroitesse » de la Suisse qui a amené beaucoup d’auteurs à
quitter leur pays et à voyager. Nous devons à la littérature romande des magnifiques récits de
voyage : Isabelle Eberhardt (1877-1904), née à Genève et d’origine russe, décrit la vie quotidienne
en Algérie ; Blaise Cendrars (1886-1961) parle de ses pérégrinations sur les routes du monde ;
Ella Maillart (1903-1997), écrivain, journaliste et photographe, retrace ses aventures qui la
conduisent en Asie, en Afghanistan (en compagnie d’Annemarie Schwarzenbach) et en Inde.
Nicolas Bouvier (1929-1998) décrit sur le mode poétique ses impressions de voyages en Orient.
A. Calame, 1865
8
Bibliographie
BERTHOLET, Denis, Suisse romande, terre du livre, ASDEL, 2006
BEVAN, David, Écrivains d’aujourd’hui. La littérature romande en vingt entretiens,
Lausanne, Editions 24 heures 1986.
FRANCILLON, Roger Filiation et filatures. Littérature et critique en Suisse romande, Carouge-
Genève, Editions Zoé, 1991.
FRANCILLON, Roger (direction) Histoire de la littérature en Suisse romande, vols 1-4,
Lausanne, Payot 1996, 1997, 1998 et 1999.
FROIDEVAUX, Gérald Ecrivains de Suisse romande, Zoug, Klett et Balmer 1990.
GALLAND, Bertil La littérature suisse romande expliquée en un quart d’heure, suivi d’une
anthologie lyrique de poche, Genève, Zoé 1986.
GALLAND, Bertil Princes de marges. La Suisse romande en trente destins d’artistes,
Editions 24 heures et Bertil Galland 1991.
GALLAND, Bertil « Littérature suisse romande », Encyclopaedia Universalis,
PASQUALI, Adrien htpp://www.universalis.fr
JOUBERT, Jean-Louis (direction) Littératures francophones d’Europe, Paris, Nathan 1997.
MEIZOZ, Jérôme Le droit de « mal écrire ». Quand les auteurs romands déjouent le
« français de Paris », Carouge-Genève, Editions Zoé, 1998.
NICOLLIER, Alain Dictionnaire des écrivains suisses d’expression française,
DAHLEM, Henri-Charles Genève, GVA 1994
STEINBACH, Marion, « Die französischsprachige Literatur der Schweiz », in : Kolboom, I.,
Kotschi, T., Reichel, E. (Hgs), Handbuch Französisch, Berlin, Erich
Schmid Verlag 2003, p. 751-758.
Revues : A contrario vol. 4 no 2, 2006, Numéro spécial : Littérature et sciences
sociales dans l’espace romand ; Europe No 793, Mai 1995 : Littérature
suisse. Pour Ecriture, Etude de Lettres, Feuxcroisés, Viceversa, etc. voir
http://www.culturactif.ch
Maisons d’édition : Bernard Campiche, Editions Zoé, L’Âge d’Homme, Editions de l’Aire,
Payot…
Podcasts : « Entre les lignes », rsr2, « La librairie francophone », rsr1 ;
lectures de textes, entretiens et lectures conseillées par Daniel Maggetti
sur http://www.culturactif.ch
Émissions : Dans les archives de la télévision suisse romande, on trouve des
dossiers consacrés aux auteurs romands :
http://archives.tsr.ch/dossier-imvocs

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Sacra moneta:Collectionner et investir dans les pièces d’or américaines

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Comment collectionner et investir dans les pièces de monnaie américaines
27-03-2018
Collectionner et investir dans les pièces de monnaie américaines n’est pas simple. Sans un bon guide, il est très compliqué de reconnaître et d’identifier les différentes pièces, les monnaies courantes, les pièces d’investissement ou les pièces commémoratives. Cette page présente le catalogue de référence dans le domaine des monnaies américaines, le Red Book.

Collectionner et investir dans les pièces d’or américaines

Collectionner et investir dans les pièces d'or américaines

Vidéo : Comment collectionner et investir dans les pièces de monnaie américaines

Chaîne Youtube Sacra Moneta [Abonnement gratuit]

Le marché numismatique le plus dynamique dans le monde

Le marché numismatique le plus dynamique dans le monde est le marché américain où l’on voit régulièrement des pièces se vendre pour des millions de dollars.

Récemment encore une pièce d’or de type Brasher doubloon datée de 1787 a été vendue pour plus de 5 millions de dollars par la société Heritage Auctions.

Exemple de pièces d’or rarissime vendue pour 5 millions de dollars : un « Brasher doubloon »

Exemple de pièces d'or rarissime vendue pour 5 millions de dollars : un

Il y a des pièces extrêmement rares et chères et d’autres au contraire qui sont ordinaires et n’ont qu’une faible valeur.

Quelques pièces américaines de très faible valeur

Quelques pièces américaines de très faible valeur

Il existe des dizaines de types de pièces américaines différentes et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver.

Il existe une grande variété de pièces de monnaies américaines

Il existe une grande variété de pièces de monnaies américaines

Les Etats-Unis ont fabriqué des pièces dans divers métaux dont le cuivre, le nickel, mais aussi bien sûr l’or, l’argent ou le platine.

La plupart des pièces ont été fabriquées pour la circulation courante, mais il y a aussi des pièces commémoratives et des pièces destinées uniquement aux collectionneurs ou aux investisseurs.

Exemple de pièce circulante dans le Red Book : 1/4 de dollar Washington

Exemple de pièce circulante dans le Red Book : 1/4 de dollar Washington

Pour collectionner ou pour investir dans les pièces de monnaies américaines il est indispensable d’acquérir le guide de référence, le Red Book.

Ce catalogue de référence bon marché est très utile car il présente méthodiquement toutes les pièces de monnaie américaines.

On y trouve même les monnaies coloniales précédent l’Indépendance des Etats-Unis en 1776.

Exemple : les pièces d’or double aigle d’or Saint-Gaudens dans le Red Book

Exemple : les pièces d'or double aigle d'or Saint-Gaudens dans le Red Book

Les pièces sont photographiées et décrites en détail, les quantités de pièces fabriquées sont indiquées ainsi bien sûr que la cote des monnaies dans tous les états de conservation possibles.

Le Red book est publié depuis 72 ans et son éditeur peut se vanter d’en avoir déjà vendu 24 millions d’exemplaires.

Il s’agit du livre numismatique le plus vendu dans le monde.

Carte des Etats-Unis avec la couverture du Red Book au premier plan

Carte des Etats-Unis avec la couverture du Red Book au premier plan

Les collectionneurs apprécient le livre qui contient pas moins de 7600 monnaies, médailles, jetons, ou sets de pièces américaines.

32000 prix permettent d’estimer la valeur des pièces de monnaie et leur rareté.

Le catalogue répertorie toutes les pièces américaines, y compris les pièces d’or et d’argent d’investissement.

Le Red Book est le livre indispensable pour collectionner ou investir dans les pièces de monnaies américaines.

Le livre convient aussi bien pour les collectionneurs débutants ou expérimentés.

Acheter le catalogue Red Book

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Le Mega Red Book : version encyclopédique du Red Book, 1500 pages

Autres pages sur les monnaies américaines

Photo des pièces d’or américaines

Collectionner les pièces d’or américaines

Gold buffalo, une des plus belles pièces d’or d’investissement

Comment investir dans l’or

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Sacra moneta:Pièces en or cotées

19-04-2018

 

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Cours des pièces en or
07-04-2018
15 pièces en or font l’objet de cotations quotidiennes à Paris. [ =>voir directement les cours : cours des pièces d’or].

Il s’agit des monnaies d’or suivantes :

Pièces en or cotées

Exemple de pièce en or cotée : pièce française en or de Napoléon III
Exemple de pièce en or cotée : pièce française en or de Napoléon III. Cliquez ici pour plus d’infos sur le Napoléon : 20 francs or.

A ces 15 monnaies, il faut rajouter l’once d’or et le lingot d’or de 1 kilo. Les cours des monnaies d’or et du lingot d’or sont donnés en euros. Le cours de l’once d’or est donné en dollars. Une once d’or (troy ounce) pèse 31.1034768 grammes.

Cours des pièces en or à Paris (données CP OR)

http://piece-or.monnaie.me/cours-des-pieces-en-or.php

Informations complémentaires sur les pièces en or cotées

La prime d’une pièce est la différence entre le prix de l’or fin qu’elle contient et son prix. Toutes les monnaies en or ont une valeur : elle valent au moins leur poids en or. Le cours de l’or au poids est fixé sur la place de Londres, par la LBMA (London Bullion Market Association => cliquer ici pour voir les cours de l’or en temps réel). Les cours donnés ci-dessus sont ceux établis par la société CP OR (filiale du Crédit Agricole).

Ces cours sont donnés de manière quotidienne pour le lingot d’un kilo, le Napoléon (pièces de 20 francs or), la pièce de 20 francs Suisse, le Souverain, les pièces de 20 dollars or, les pièces de 10 dollars or, les pièces de 50 Pesos, les Florins, les Krugerrands. Les cours des pièces en or sont publiés du lundi au vendredi.

Les monnaies les plus courantes sont les pièces de 20 francs or. De nombreuses monnaies ont une valeur numismatique très largement supérieure à leur simple valeur en or.

Les cours présentés ci-dessus incluent uniquement les pièces en or qui remplissent de strictes conditions de conservation : les pièces ne doivent présenter aucun coup ou éraflure prononcés; un degré d’usure normal est toléré. Il est fortement déconseillé de nettoyer les pièces. Pour s’assurer de la bonne qualité des pièces et de leur négociabilité dans l’avenir, il est possible de placer les monnaies dans des pochettes inviolables.

A l’heure actuelle, le marché de l’or est libre et les négociations sur les prix se font de gré à gré. Les cours des pièces en or présentés ci-dessus sont donnés à titre indicatif.

Naturellement, de nombreuses monnaies d’or ne figurent pas dans cette liste et une grande partie des pièces ont une valeur numismatique supérieure aux cours présentés. La valeur numismatique des pièces varie selon différents critères dont les les quantités de pièces frappées et des particularités de fabrique, comme les marques d’ateliers.

Avant de vendre ou d’acheter vos pièces en or, renseignez-vous.

Suivre les cours de l’or directement dans son navigateur avec l’application « pièce or »

Il est possible de suivre directement le cours des pièces d’or votre navigateur Google Chrome en installant l’application pièce or; pour cela, rendez-vous à l’adresse suivante et cliquez sur « Installer » : Extension pièce or Google Chrome

Une icône apparaîtra alors à droite de votre barre de recherches. Un clic sur cette icône affiche les cours de l’or. Un nouveau clic la page affichée dans le navigateur ferme cette fenêtre.

Autres pages sur les monnaies d’or et les cours de l’or

Cours de l’or en temps réel [cours de l’or à Londres, donnés par la London Bullion Market Association]

Les Napoléons [pièces françaises de 20 francs or]

10 francs or [informations sur les pièces françaises de 10 francs or]

Les pièces d’or d’investissement

cours de l’or

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PJLAchat d’or à Londres   2011-11-09 11:06:47
Bonjour,
Peut-on acheter des pièces d’or à LONDRES. Et où ?
Quelles sont les taxes à Londres ?

Je n’ai plus confiance dans les cotations de CP Or c’est de l’arnaque ! Les fluctuations sur les primes des pièces sont « bidons ».
Je vais essayé d’acheter de l’or à l’étranger en zone Euros.

SacramonAchat d’or physique   2011-11-09 11:05:57
Bonjour, on peut naturellement acheter de l’or physique à Londres, mais Londres est surtout spécialisé dans l’or dématérialisé (or de bourse), cf. LBMA. http://www.sacra-moneta.com/or/cours-or-londres-cours-or-londres-lbma-londres-or.html
Si vous voulez acheter de grosses quantités, achetez des lingots à Paris, les cours suivent ceux de la LBMA. Ainsi vous ne risquez pas d’avoir des problèmes à la douane.
Mais si vous voulez acheter de très grosses quantités, c’est de l’or de bourse que vous devriez viser (vous pouvez faire ça depuis chez vous avec un ordinateur et un compte titre).
Si c’est juste pour quelques monnaies, allez voir les marchands, informez-vous sur les prix, discutez les éventuellement (surtout si vous achetez plusieurs monnaies).
Les cours de CP Or ne sont pas Bidons, mais il faut savoir qu’ils sont donnés à titre indicatif; que CP Or est une société privée et que les cours de l’or sont libres = négociables entre l’acheteur et le vendeur.

DavidAchat d’or à Londres   2008-10-09 09:30:05
Bonjour,

je cherche moi aussi a acheter de l’or (en pieces) sur Londres depuis ce matin.
As tu trouve une reponse?
Sais tu ou aller ?

Merci

AMZIANEune honte   2008-10-16 11:43:04
vous voulez vendre des napoleon qui cotes 135 euros on vous les rachete
a 110 euros maxim chercher l erreur

SacramonVente Napoléon   2008-10-16 13:23:44
Si vous voulez vendre vos monnaies à un prix correct, faites-le sur eBay, ou sur d’autres sites de ventes aux enchères ou de petites annonces de particulier à particulier. Car les marchands professionnels prennent forcément une commission sur ce qu’ils achètent (pour revendre à un prix plus élevé). Ce sont des marchands, et il faut bien qu’ils gagnent de l’argent à un moment ou à un autre.

arlette Gumpalnews   2009-01-01 18:12:35
je vois pas où se situe l’erreur si c’est un commerçant qui les rachète,je vois mal un pro acheter au cours ce qu’il revendra au même prix,et que faites-vous des frais professionnels ?

SacramonBénéfices des professionnels   2009-01-01 19:45:05
Il n’y a aucune « erreur » : un marchand professionnel doit faire des bénéfices et doit donc revendre plus cher ce qu’il a acheté. C’est normal.

Mais un particulier a intérêt à revendre à un autre particulier, pour supprimer la commission du professionnel. C’est une question de point de vue…

PERDIGEON Jean-LucBénéfices des professionnels   2012-08-22 14:58:02
Lorsqu’un professionnel achète et vend des pièces de bourse 10F ou 20F Or Napoléon (je ne parle pas des pièces d’or de collection), il touche une commission de 2 à 3% et vous prélève en général 8% pour les taxes d’état. Les cotations CP Or devraient servir de base de prix telles quelles. Et lorsque CP Or annonce 138

paillela cote tient compte de la qua   2009-06-08 12:20:51
vous avez 5 cotes differentes tb ou UN (tres bon etat) ttb ou ec (tres tres bon etat) sup superbe spl splendide et pour finir neuve qasiment introuvable pour certains millesimes ex : cote de la 100 fr napoleon 3 tete lauree 1870 ttb 25000 euro sup introuvable car cette piece a presqu’etait refondue dans sa totalite il vous faut pour cela des livres de cotation soit gadoury ou le franc viii

septiqueseptique sur tout cela   2009-01-05 16:25:21
l’or comme placement c’est pas mal ,mais il suffit qu’un impôt sois instauré chaque années  » genre redevance télé » sur la valeur de l’or détenu ,et on verra les gens faire la queue devant les banques pour le revendre ‘même à perte »

paille   2009-06-08 12:34:01
c’est impossible sur des pieces de certains millesimes extremement rares les profesionnels le savent bien et les cotes augmentent d’annee en annee++ ex j’ai eu une piece exceptionnelle pendant les vacances de pâques sa cote a encore augmentee il faut dire que c’est un louis d’or a tres faible tirage en spl+++ il faut etre patient et savoir choisir les bon millesimes ….

aureusPièces d’or   2009-06-09 08:53:53
Entièrement d’accord avec Paille… le temps travaille pour les collectionneurs, quelles que soient les conditions économiques… et si en plus on sait choisir ce qu’on achète, alors il n’y a rien de plus intéressant financièrement (plus que la bourse et plus que le livret A sur le long terme)

ggarry38Achat petit lingot   2009-06-15 19:36:18
Bonjour,

Je me pose des questions sur le bien fondé d’achater des petits lingots 20GR; 100GR etc…

Selon vous est ce une bonne opportunité ?

AnonymeAchat lingots d’or   2009-06-16 07:09:00
C’est une question très personnelle. Achetez ce qui vous fait plaisir si vous en avez les moyens…et ne perdez pas de vue que les monnaies sont aussi de petits lingots d’or à leur façon

ggarry38Achat lingots d’or   2009-06-29 19:27:15
Pensez vous que cela est intéressant d’acheter de l’or en petit lingots et pièces de manière récurrente et de les stocker dans un coffre pour un utilisation éventuelle dans le futur ? A la mode de nos ancêtres finalement même si le coffre était plutôt le matelas…

CrésusAcheter de l’or   2009-06-29 19:26:31
Bien sûr que ça vaut la peine ! Si t’as de l’argent, il n’y a rien de tel que posséder un lingot d’or !

AnonymeAchat lingots d’or   2011-01-19 16:32:06
Pensez vous que cela est intéressant d’acheter de l’or en petit lingots et pièces de manière récurrente et de les stocker dans un coffre pour un utilisation éventuelle dans le futur ? A la mode de nos ancêtres finalement même si le coffre était plutôt le matelas…

nevia63Achat pièces et lingots d’or   2011-01-19 16:35:54
Epargner son argent sous forme d’or est toujours intéressant sur le long terme… Il suffit de voir par exemple qu’il y encore 5 ou 6 ans le Napoléon de 20 francs était encore très largement sous les 100 euros alors qu’il atteint aujourd’hui 200 euros… Après c’est aussi une question de sécurité : il faut planquer les lingots correctement (et ne pas oublier où on les a mis…)

JoëlPermettez-moi   2009-08-03 07:43:28
Félicitations pour la tenue et la qualité de votre site,j’y ai trouvé ce que je cherchais. Permettez moi de vous signaler une « coquille », vous avez écrit négocitation au chapitre:info complémentaire sur les pièces d’or cotées, dernier paragraphe.
Encore bravo et, merci.
Bien à vous. JC

Pitois Jean LucRecherche valeur pièces en or   2009-08-09 18:28:25
Bonjour,

Je suis en possession de 2 pièces en or, pourriez-vous m’indiquer le cours actuel de ces pièces :
– 20 $ US LIBERTY de 1927
– Victoria revers Saint-George 1887

Merci

bioulingot 100gr   2009-08-12 10:42:24
un lingot de 100gr d’or suisse vaut combien ce, faut-il le vendre ou le garder et le vendre à qui au cas ou?

fischerrenseignement   2009-10-30 17:52:47
Bonjour, dans la globalité, comment voyez-vous l’evolution de la valeur de l’or dans les 10 prochaines années sachant qu’il y en aura peut-etre de moins en moins et que la demande risque de fortement augmenter dans l’avenir! merci d’avance pour vos reponses

SacramonValeur de l’or   2009-10-31 09:09:28
L’or conserve plus que jamais son rôle de réserve de valeur et c’est conservera certainement sa valeur face à la volatilité des monnaies.
A moins d’un effondrement brutal et massif de l’économie mondiale (et encore !) on ne peut pas imaginer que l’or perdra sa valeur

etcheverryconseil d’achat/vente   2009-11-25 18:14:54
serait-il plus intéressant de vendre ou d’acheter de l’or dans un pays européen(belgique ou espagne)par rapport aux taxes.

PicartAchat d’or en Belgique   2009-11-26 21:22:58
En Belgique il n’y a pas la taxe de 8% mais par contre je crois qu’on ne peut pas passer de l’or à la douane sans le déclarer.

Bernardcotations hebdomadaires à Pari   2011-11-09 10:58:52
« 19 pièces en or font l’objet de cotations hebdomadaires à Paris. »

Il n’existe plus de cotations sur le marché français depuis août 2004.

Le cours de référence est celui de la LBMA. Les prétendus cours de CP Or sont en fait des « prix de vente / achat » d’un commerçant.

« on ne peut pas passer de l’or à la douane sans le déclarer ».
Vrai et faux.

Selon une directive de l’UE la circulation des devises et des métaux précieux au sein de l’Union est LIBRE. Seul le passage d’une frontière de l’UE nécessite de déclarer les sommes supérieures à 10000? (CE n°1889/2005). Mais la France n’a pas retiré, en contradiction avec cette directive, l’obligation pour ses citoyens de déclarer au passage de ses frontières nationales les sommes supérieures à 10000? (15 jours avant).

à vous de choisir la réglementation à appliquer !

SafarikasUE   2010-09-03 10:21:26
Quand la directive parle de passage de frontière il s’agit d’une frontière extérieur de l’UE, cad celles qui touchent des pays tiers. A moins d’aller en Suisse les autres pays ne nécessitent pas de déclaration…

etienne06Initier un investissement en p   2010-01-08 11:25:57
Bonjour à tous,

Je souhaite initier un investissement en pièces d’or. Mon horizon d’investissement est à 1/3 sur du moyen terme, et à 2/3 sur du long terme (dans l’optique d’une transmission à mes 2 très jeunes enfants + 1 éventuel 3ème).

Concernant le type de pièces, il me semble que je dois me diriger au moins à hauteur de 2/3 vers des pièces françaises, qui seraient facilement acquises et cédées en France, et à hauteur de 1/3 vers des pièces internationales, pour diversifier et introduire une dose de paramètre « gestion des changes » dans mon portefeuille.

Sachant celà, que me conseilleriez-vous dans le détail des pièces qui pourraient correspondre à mes objectifs ?

Un grand merci d’avance et une très bonne année 2010 à tous,

bien cordialement,

Jean-Philippe

LACROIX   2010-03-07 12:05:10
Je possède une vingtaine de pièces d’or, notamment des Napoléon 20 fr de 1854 à 1870, quelques républiques de 1901 à 1904, et quelques étrangères (Léopold II de Belgique 1870). Je voudrais les céder. Comment pourrais-je procéder ? Merci.

SacramonVente pièces or   2010-03-08 07:52:48
Pour vendre vos pièces en or, vous pouvez aller voir un numismate, qui vous fera une offre ou vendre directement sur internet (sur ebay par exemple).
Adresses des numismates en France :
http://www.sacra-moneta.com/Numismatique-et-collection-generalites/Ou-acheter-des-monnaies-carte-des-numismates-professionnels-francais.html

capitaineAchat pièces or   2010-03-16 06:11:52
Bonjour
je recherche pour effectuer un achat de pieces d’or pouvez vous me faire une offre sur vos pieces

SacramonAcheter des monnaies d’or   2010-03-16 06:15:41
Il n’y a pas de pièces d’or en vente sur sacra-moneta qui n’est qu’un site d’information pour les collectionneurs de monnaies.
Pour acheter des monnaies d’or vous pouvez vous pouvez contacter un numismate près de chez vous (voir cette carte : http://www.sacra-moneta.com/Actualites-numismatique/Numismate.monnaie.me-pour-trouver-un-numismate-en-France.html)

Vous pouvez aussi trouver un large choix de monnaies d’or vendues par des particuliers ou par des professionnels sur eBay : voir une sélection de pièces françaises en or ici :
http://www.sacra-moneta.com/or/Achat-pieces-d-or.html

AnonymeVendre des pièces d’or   2010-05-18 07:45:40
LACROIX a écrit:
Je possède une vingtaine de pièces d’or, notamment des Napoléon 20 fr de 1854 à 1870, quelques républiques de 1901 à 1904, et quelques étrangères (Léopold II de Belgique 1870). Je voudrais les céder. Comment pourrais-je procéder ? Merci.

SacramonVendre des pièces d’or   2010-05-18 07:50:27
Avant de vendre vos pièces d’or, vous pouvez les faire expertiser par un numismate professionnel (voir la carte des numismates sur le lien ci-dessous :
http://www.sacra-moneta.com/Actualites-numismatique/Numismate.monnaie.me-pour-trouver-un-numismate-en-France.html
Vous pouvez aussi contacter un commissaire priseur.
Vous pouvez également tenter une vente directement sur internet (sur ebay par exemple).

van den peereboomvente   2010-08-01 07:06:02
Je voudrais vendre 12 pièces d’or (souverains, Francs français, australie, dollars…). Avez-vous un représentant à Nimes ou j’habite ?
Je vous en remercie

sacramonVendre son or   2010-08-01 07:12:31
Pour vendre des pièces d’or près de chez vous, voyez cette carte (numismates pro)
http://www.sacra-moneta.com/Actualites-numismatique/Numismate.monnaie.me-pour-trouver-un-numismate-en-France.html

Ou cette carte (négociants en or)
http://www.sacra-moneta.com/or/Achat-or.html

RaphaëlValeur des pièces d’or   2010-08-31 08:00:47
Bonjour à tous, et en particulier à Sacramon, qui de ce que j’ai lu a l’air de toucher sa bille en matière d’or !

Bref, depuis 5 ans, (j’en ai 18 actuellement) je boursicote gentillement, et ai plus que tout survolé la vague d’envol d’Auplata et Euro ressources, il y a quelques mois, qui sont 2 entreprises en rapport direct avec l’or ! Mais actuellement, trop mollassones, j’aimerai tout de même profiter du vent en poupe qu’a l’or !

De plus, me lançant dans (7 jours..) pour une première année de fac de médecine, j’aimerai faire dormir tranquillement mes économies gagnée grâce à la bourse, sans avoir a les surveiller!
Je trouve aussi que la collection de pièce d’or, est certes une activité peu facile d’accès financièrement parlant, mais très riche en apport culturel !

Bref, j’ai fait la récentes acquisition de 3 pièces d’or sur un sites d’achat de particulier à particulier !

Une photo a l’appuie montre que les 3 pièces sont en réalité:
-Une maximiliano
-Une pièce de 20 dollars Liberty de Saint-Gaudens
-Une krugerrand

Bref, bien qu’étant un novice dans la matière, j’imagine très fortement que ces pièces ne valent rien, car il est stipulé que c’est de l’or, ET du laiton…

Ce mélange fait-il vraiment perdre à ses pièces toute leur valeur?

Merci de me répondre, et bonne fin de vacances, aux chanceux qui en ont pris !

Lingot d’orPièces d’or pur   2010-08-31 08:10:36
L’or est trop malléable pour fabriquer des pièces d’or pur à 999/1000 destinées à la circulation. Sous l’Ancien Régime et au XIXème siècle, les pièces d’or contenaient toujours une proportion de « métal vil » pour empêcher qu’elles ne se déforment trop rapidement. En général la proportion d’or était de 90 pour 100.

Aujourd’hui les Monnaie nationales de quelques pays (Etats-Unis, Afrique du Sud, Canada, etc) fabriquent des pièces d’or pur à 999 pour 1000. Ces pièces ne sont pas destinées à la circulation courante bien sûr, mais plutôt à la thésaurisation.

Donc la présence de métaux autres que l’or dans les monnaies d’or n’est pas anormale et ne fait pas perdre de leur valeur aux pièces.

Voilà. Sinon le choix de l’or pour conserver la valeur est excellent pour le moyen et long terme. Et à propos des types de pièces disponibles, il est possible de commencer avec des pièces à 50-100 euros (les 5 francs or par exemple).

Il est l’orCours des pièces en or   2010-09-03 10:58:39
Les cours ne s’affichent pas correctement, que se passe-t-il ?

SacramonCours des pièces d’or   2010-09-03 11:02:26
Il arrive que le cours des pièces ne s’affiche pas correctement quand il y a trop de visiteurs en même temps… Cela arrive plus fréquemment quand les cours de l’or montent : chacun veut savoir combien il a gagné ou combien il va gagner en vendant ses pièces d’or…

Prochainement, un nouveau système permettra un affichage plus constant des cours, y compris en cas de forte fréquentation du site.

MeriemCout des pièce de 20 francs or   2010-10-07 08:10:47
Bonjour, voilà je voudrai savoir combien coûtent des pièces de 20 Francs svp ? Merci

Sacramon20 francs or = Napoléons   2010-10-07 08:13:15
Les pièces de 20 francs or sont les équivalents des « Napoléons ».

Toutes les pièces de 20 francs or émises entre 1804 et 1914 sont appelés Napoléons (du nom de leur créateur), même si toutes ne portent pas le portait de Napoléon Ier.

AnonymeCours des pièces d’or   2010-10-18 15:41:02
Aujourd’hui les cours ne s’affichent pas, que se passe-t-il ?

SacramonCours des pièces d’or   2011-11-09 10:57:46
Le problème vient de CP OR qui n’a pas coté les pièces aujourd’hui pour une raison inconnue.

jmcFaut-il encore acheter de l’or   2011-01-06 07:57:57
j’allais vendre, mais le cours s’envole…. dur de savoir si il faut vendre, ce qui m’amène à vous questionner cher sacramon.
je me demande quel est l’intérêt des entreprises comme cramp ou autres qui achètent à tour de bras, puisque le cours est haut…. est ce qu’ils transforment en bijoux qui ont encore plus de valeur ou quoi (je sais c’est surement une question bete, mais je me le demande vraiment).
merci de vos lumières

sacramonVendre ou acheter   2011-01-06 08:02:29
Savoir s’il faut vendre ou acheter des monnaies d’or est une question très personnelle : tout dépend des raisons qui vous ont poussé à acheter de l’or (investissement à long terme, collection…). Si vous avez besoin de liquidités n’attendez pas pour vendre.

Valérie B.Bonjour et Merci   2011-01-06 07:53:18
Bonjour Monsieur.
Je tiens à vous remercier pour tout ce que je viens de lire de façon très intéressée… et je me rends bien compte que j’ai bien failli me faire avoir, sur une vente de 6 Louis et d’un Napoléon. Merci encore, c’est passionant.

Bonjovi96Cours des pièces d’or   2011-11-09 10:57:39
Depuis quelques temps les cours de l’or donnés par CP or ne semblent pas s’actualiser correctement. Heureusement qu’il reste les cours des pièces au poids.

SacramonCours des pièces d’or   2011-11-09 10:57:29
Les cours des pièces d’or sont à nouveau actualisés quotidiennement. Le problème d’actualisation des cours est lié à un changement du site de CP OR

lavallard2 piece d’or napoléon   2011-02-03 08:25:23
bonjour
j’ai 2 pièces d’or l’une de 20 francs napoléon 3 années 1859 et l’autre une marianne coté face avec un coq coté pile 20 francs aussi de 1909
merci de me donner la valeur de mes pièces car je voudrais les revendre mais je sais pas à qui!!! je voudrais quelque chose de serieux
merci

SacramonValeur pièces 20 francs or   2011-02-03 08:32:06
Voilà les cotes de vos pièces d’après le Franc VIII (détails sur le livre ici : http://www.sacra-moneta.com/Numismatique-francaise-des-origines-a-nos-jours/LE-FRANC-VIII.html)

20 francs or Napoléon III 1859 : A ou BB (20163578 exemplaires et 5868250 exemplaires) => valeur de ces pièces au poids (voir le cours ci-dessus).
20 francs or 1909 : 9636955 exemplaires frappés, donc là aussi valeur au poids.

Pour vendre vos pièces, allez voir un numismate professionnel (carte : http://www.sacra-moneta.com/Actualites-numismatique/Numismate.monnaie.me-pour-trouver-un-numismate-en-France.html), ou tentez internet (eBay est un bon endroit pour vendre).

B.P.Cours des pièces en or stoppé   2011-06-28 06:21:49
Le cours des pièces en or est bloqué au 24 juin, il y a sans doute quelque chose qui ne fonctionne pas

FrançoisVente pièce d’or   2011-09-03 06:33:26
Bonjour je souhaite vendre une pièce de 10$ Or de 1912, je ne sais pas à qui m’adresser pour le faire : banque, bijoutier …..?
J’ai vu qu’elle est cotée à Paris.
Merci de votre aide.

SacramonVendre des pièces d’or   2011-09-03 06:34:58
La réponse à la question « à qui vendre mes pièces d’or » est déjà donnée ci-dessus

parasinformation   2012-01-16 09:12:28
bonjour,depuis plusieurs jours la cotation des 20 frs or est la même que celle des 10 frs or !
cordialement

SacramonBug 20 francs or   2012-01-16 09:12:49
C’est exact, c’est un bug qui va être corrigé le plus rapidement possible, merci pour l’info !

Véroniquevente pièce   2012-04-03 17:18:02
je souhaite vendre une pièce en or:
100 francs, napoléon 3, 1857 A
merci de me donner la valeur de la pièce

Sacramon100 francs or 1857 A   2012-04-03 18:47:02
Voilà les indications du Franc IX http://www.sacra-moneta.com/Numismatique-francaise-des-origines-a-nos-jours/Le-Franc-IX.html sur votre pièce :

100 francs or 1857 A. Quantité fabriquée : 103330. Sup 58 1250 euro; Spl 58 : 2200 euro.

Actuellement le prix au poids est aux alentours de 1200 euro.

laurence20 francs scellé   2012-05-16 12:21:35
bonjour, je souhaiterais savoir si la valeur d’une pièce est différente si celle ci se trouve sous emballage scellé (20 francs marianne/coq 1909 ? merci par avance.

Sacramon20 francs scellée   2012-05-16 14:13:01
Bonjour,
le scellé ne donne aucune valeur spéciale à la pièce. C’est la qualité de la pièce qui compte, pas l’emballage.

laurence   2012-05-16 15:14:15
Merci pour votre réponse,et très bien votre site !

soize20F Napoleon   2012-06-14 17:54:25
Bonjour, je souhaite acheter des pièces de 20F Napoléon, mais n’est-t’il pas arrivé trop haut, et si les banques s’écroulent est ce que l’or ne fera pas de même ?

SacramonFaut-il encore acheter des 20   2012-06-14 17:58:10
En cas d’effondrement complet, l’or garde toute sa valeur. Mais il ne faut pas dramatiser, nous n’en sommes pas encore là. A la question : les Napoléons sont-ils surévalués ? Il est difficile de répondre. Regarder l’évolution des cours de l’or depuis 1999 cela vous aidera peut-être à vous faire une idée…
http://www.sacra-moneta.com/cours-or/Evolution-des-cours-de-l-or-en-euro-1999-2012.html

morvanvictoria   2012-07-03 16:42:59
bonjour
merci pour la cotation d’une piece en or « victoria DGjubilée 1887 »

Hélènepièce de 20 francs or suisse d   2012-12-05 10:47:05
Bonjour,
J’aimerais savoir combien valait en décembre 1948 une pièce d’or de 20 francs suisses datée de 1935. Est-ce possible?
Merci d’avance.

martinepiece de monais en cuivre empr   2013-02-17 14:15:57
jais en ma pocetion ds pieces en cuivre dmpreure napoleon de lannee 1855 820 tj sais pas ci ca a d la valeure voila mon numeros de ortable 064517274 apeller moi pour plus de renseignement merci

anaisEstimation   2013-04-08 12:56:01
Bonjour,

Je possède une pièce en or d’un dollar, à l’effigie de Barack Obama datée de 2013.
J’aimerais connaitre sa valeur, pourriez vous me renseigner ?
Merci

marievente pièce   2013-06-13 12:39:19
bonjour,
je cherche a vendre un louis d’ or , louis XIV de 1669 en tres tres bon état, mais je suis perdue sur internet pour connaitre sa réel valeur et par quel biai le vendre au mieux.merci

Bassirou GuindeParticulier   2013-09-16 02:32:04
Bonjour a tous!
Si jai de l’or au burkina et veux venir Le vendre
Aux USA,que dois Je avoir comme papiers
Pour que Mon or soit possible de rentrer aux uSa?

Dupeuble20F or cotée en bourse   2014-01-31 12:38:06
Bonjour,
Mon assureur me dit que toutes les pièces en or de 20F sont cotées en bourse. Est-ce exact ?
Merci d’avance.

SacramonPièces d’or cotées en bourse   2014-01-31 17:28:42
Depuis 2004 il n’y a plus de cotation officielle des pièces d’or à la Bourse de Paris. Cependant la société CP Or, acteur historique du marché de l’or en France continue à donner une cotation quotidienne d’une sélection de pièces d’or très répandues (comme les 20 francs or) ainsi que les lingots d’or.
Cette cotation est quasi officielle car elle est reprise par la Banque de France.
De plus les pièces dites « boursables », c’est-à-dire qui peuvent faire l’objet d’une cotation doivent être en bon état.

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